La loi du 23 avril 2005 fixe ainsi le cadre du P.P.R.E. :
« Au terme de chaque année scolaire, à l’issue d’un dialogue et après avoir recueilli l’avis des parents ou du responsable légal de l’élève, le conseil des maîtres dans le premier degré ou le conseil de classe présidé par le chef d’établissement dans le second degré se prononce sur les conditions dans lesquelles se poursuit la scolarité de l’élève. S’il estime nécessaire, il propose la mise en place d’un dispositif de soutien, notamment dans le cadre d’un programme personnalisé de réussite éducative ».
Cette loi et les textes officiels qui l'accompagnent indiquent les modalités de la mise en place du P.P.R.E. : destinataires, partenaires du projet, contractualisation, évaluation. Le propos n'est pas de les rappeler ici, on les retrouvera dans les références citées à la rubrique DOCUMENTATION. Les textes officiels précisent en outre les orientations pédagogiques qui doivent être retenues dans la mise en oeuvre du P.P.R.E. On en retiendra ici les deux principaux aspects qui orientent la conduite d'activités par l'enseignant.
Un maître, une différenciation
Si l'aide pédagogique envisagée dans le P.P.R.E. est une aide d’équipe impliquant différents partenaires tels qu'enseignant du Réseau d’Aides ou maître supplémentaire, le premier acteur en est le maître de la classe. Car, comme le rappelle l'Inspection Générale, la classe reste la structure de référence et le cadre de la différenciation pédagogique; Les P.P.R.E. se déroulent en articulation directe et étroite avec la classe et le cours.
Ainsi, la personnalisation ou l'individualisation du programme ne signifient pas cours particulier. Les P.P.R.E. , s’ils écartent parfois les élèves du fonctionnement collectif habituel, ils ne les isolent pas dans un groupe fixe et durable, encore moins dans un tête-à-tête avec un enseignant spécialisé . Ce qui conduit à choisir une certaine forme de différenciation pédagogique, comme il est explicité plus loin. On aidera l'élève à la fois dans des moments particuliers, dans le cadre de groupes à effectifs restreints permettant l’individualisation des apports, et au sein même de la classe dans le cadre de la mise en oeuvre d’une pédagogie différenciée adaptée.
Un objectif, une aide aux stratégies
Le rapport de l'Inspection Générale sur la mise en place des P.P.R.E. souligne l'objectif méthodologique assigné au P.P.R.E. :
“Le PPRE concerne prioritairement les apprentissages scolaires ; il a une dominante disciplinaire mais aussi des composantes méthodologiques et comportementales (...) Dans sa composante disciplinaire, le PPRE peut induire une approche centrée à la fois sur les compétences stratégiques sans lesquelles aucun apprentissage ne peut se construire (...) Référé au socle commun, il vise plutôt l’acquisition des compétences c’est à dire les connaissances, capacités et attitudes plutôt que les acquisitions liées strictement aux programmes.”
Il apparaît ainsi que l'objectif de l'aide est bien davantage de faire acquérir des stratégies d'apprentissage plutôt que des notions purement disciplinaires. On doit donc interroger d'une part la problématique de l'apprentissage (pour y distinguer trois temps) et d'autre part les stratégies cognitives (en les faisant correspondre à ces trois temps). On pourra alors concevoir des activités de mobilisation des acquis, d'émergence des représentations, de diversification des procédures, de résolution de problème nouveau, etc.
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