I - LES ANCETRES : DES INTENDANTS AUX PREFETS

     

    Les grands ancêtres des préfets semblent devoir être recherchés chez les intendants de l'Ancien Régime, chacun d'entre eux à la tête d'une des trente quatre généralités.

 


La généralité de Champagne-Ardenne
AD Marne C265

 

 

     Leurs compétences étendues de "justice, police et finances" recoupent a priori celles des futurs préfets. Même les titulaires semblent établir le lien entre intendant et préfet : ainsi, Antoine, fils du dernier intendant de la généralité de Champagne Rouillé D'Orfeuil (de 1764 à 1789), ne devint-il pas lui-même préfet sous l'Empire (préfet d'Eure-et-Loir en 1814, puis du Finistère en 1830 et du Jura en 1831).

 

 

Portrait de Rouillé d'Orfeuil
AD Marne IC 419

     Toutefois la similitude doit être nuancée car les pouvoirs des préfets ne sont pas de même nature que ceux des intendants et leur marge d'autonomie est inexistante. Le préfet, tel que le conçoit Bonaparte n'est qu'un agent d'exécution du gouvernement.

     Entre 1789 et 1800, le cadre administratif a changé : le département devient la circonscription de référence. Et le maillon entre l'intendant et le préfet passe par le représentant en mission de la Convention et le Commissaire du Directoire nommé par l'exécutif : Drouet fut l'un d'eux. Ces hommes incarnent une volonté de centralisation administrative dont les préfets seront l'aboutissement le plus complet.

 


Découpage de la généralité en quatre départements
AD Marne : C265


© CRDP de Champagne-Ardenne, 2001