[1] Vigny Alfred de, Préface de Cinq-Mars, Réflexions sur la vérité dans l’art, 1827
[2] Balzac Honoré de, Avant-propos de la Comédie humaine, 1842
[3] RAIMOND Michel, Histoire du roman
[4] La Fayette Madame de, La Princesse de Clèves
[5] Lanson Gustave, Histoire de la littérature française, Hachette & Cie, 1896
[6] Histoire de la littérature française, Pierre BRUNEL dir., Bordas, 1972
[7] Tadié Jean-Yves, Introduction à la vie littéraire au XIX siècle, Bordas , 1984
Dès 1824, VIGNY entreprend de conter les luttes qui, sous Louis XIII, opposèrent les nobles aux ambitions de Richelieu. Il met en scène des personnages historiques, ce qui choquera quand paraîtra en 1826 Cinq-Mars.
En 1827, VIGNY rédige une Préface [1] qui s’intitule Réflexions sur la vérité dans l’Art, elle sera publiée en 1833 lors de la cinquième réédition du roman.
Il existe une apparente contradiction entre le fait de « vouloir connaître tout le vrai de chaque siècle » et le fait de « choisir et grouper autour d’un centre inventé »...Cela nous reconduit vers la contradiction initiale...
En 1842, BALZAC qui, dans l’Avant propos à la Comédie humaine [2] rend hommage à Walter SCOTT affirme « La société française allait être l’historien, je ne devais être que le secrétaire » et, plus loin « peut-être pouvais-je arriver à écrire l’histoire oubliée par tant d’historiens, celle des mœurs ».
Comme le rappelle Michel RAIMOND [3], il faut se souvenir à ce propos que « c’est par l’Archer de Charles IX, roman dans la manière de Scott, que le héros de Balzac, Lucien de Rubempré, espère obtenir le succès »
Volonté de témoigner, manifestation du sens national, mise en scène de la collectivité nationale : le roman sert à donner un sens à une aventure collective et l’histoire en est le moyen.
Source : Atelier Canopé du Gers