[1] La Fayette Madame de, La Princesse de Clèves
[2] Lanson Gustave, Histoire de la littérature française, Hachette & Cie, 1896
[3] Histoire de la littérature française, Pierre BRUNEL dir., Bordas, 1972
[4] Tadié Jean-Yves, Introduction à la vie littéraire au XIX siècle, Bordas , 1984
[5] La Fayette Madame de, La Princesse de Clèves
[6] Lanson Gustave, Histoire de la littérature française, Hachette & Cie, 1896
[7] Histoire de la littérature française, Pierre BRUNEL dir., Bordas, 1972
[8] Tadié Jean-Yves, Introduction à la vie littéraire au XIX siècle, Bordas , 1984
Il serait faux de prétendre que Walter SCOTT serait seul à l’origine de la vogue du roman historique : La Princesse de Clèves [1] de Madame de La Fayette présentait déjà la Cour des Valois sous Henri II, certains romans « noirs » anglais (« Gothic novels ») et des romans de chevalerie remis à la mode au XVIIIe siècle avaient en quelque sorte « préparé le terrain » puisqu’ils inscrivaient les fictions dans un cadre historique. Mais la prépondérance était donnée soit à la psychologie, soit au fantastique et l’histoire n’y faisait figure que de couleur locale...
C’est pourquoi sans doute toutes les histoires littéraires s’accordent et témoignent de l’immense influence qu’exerça la lecture des romans de SCOTT sur la production de romans historiques au XIXe siècle, à commencer par Gustave LANSON qui, dès 1896, affirme :
« Le roman historique n’avait jamais été tenté chez nous : je ne puis appeler de ce nom les contrefaçons de l’histoire, les simples falsifications de fait que l’on avait parfois essayées (...), avec les romantiques, le roman historique devient ou prétend devenir peinture exacte, évocation : c’est l’éveil du sens historique (...) nos romantiques se trouvèrent plus à l’aise dans la forme indéterminée du roman, qui se resserrait ou s’étendait selon la manière ou la fantaisie. Ils furent d’autant plus ardents à se porter vers ce genre que Walter Scott venait de lui donner en Angleterre un incomparable éclat. Les romans historiques pullulèrent, plus fantastiques souvent qu’historiques (...) mais entre les mains de quelques grands artistes, le genre s’éleva, et des œuvres puissantes naquirent... » [2]
Nombreux sont ceux qui en sont convaincus au XXe siècle :
« Ce qui orienta de façon décisive le roman historique fut la diffusion massive des romans de Scott entre 1815 et 1830 : pas un écrivain qui n’ait reconnu ses mérites ni voulu faire son « roman à la Walter Scott »... » [3]
« L’influence déterminante fut celle de Walter Scott ; au moment où toute une génération écrit des romans historiques, il fait figure de modèle : Balzac et Hugo lui rendent hommage... » [4]
Source : Atelier Canopé du Gers