[1] STENDHAL, Mémoires sur Napoléon, 1837
[2] STENDHAL, La Chartreuse de Parme, 1839
[3] STENDHAL, Le Rouge et le Noir
[4] Balzac Honoré de, Médecin de campagne, 1833
[5] SCOTT Walter, Vie de Napoléon
[6] STENDHAL, Vie de Napoléon
[7] La Fayette Madame de, La Princesse de Clèves
[8] Lanson Gustave, Histoire de la littérature française, Hachette & Cie, 1896
[9] Histoire de la littérature française, Pierre BRUNEL dir., Bordas, 1972
[10] Tadié Jean-Yves, Introduction à la vie littéraire au XIX siècle, Bordas , 1984

Voici les premières phrases des Mémoires sur Napoléon de STENDHAL (1837) [1]
« J’éprouve une sorte de sentiment religieux en osant écrire la première phrase de l’histoire de Napoléon. Il s’agit du plus grand homme qui ait paru dans le monde depuis César... »
Première phrase de la Chartreuse de Parme [2]
« Le 15 mai 1796, le général Bonaparte fit son entrée dans Milan à la tête de cette jeune armée qui venait de passer le pont de Lodi, et d’apprendre au monde qu’après tant de siècles, César et Alexandre avaient un successeur ».
Dans Le Rouge et le Noir, Julien, suite à une altercation avec son père, perd le livre qu’il « adorait » :
« Il regarda tristement le ruisseau où était tombé son livre ; c’était celui de tous qu’il affectionnait le plus, le Mémorial de Sainte-Hélène. » [3]
Ce mythe napoléonien trouve un écho chez BALZAC, dans par exemple le dernier chapitre d’un Médecin de campagne [4]. La figure mythique que Napoléon va prendre chez les écrivains se nourrit de la légende populaire de l’empereur.
Walter SCOTT et STENDHAL rédigent une Vie de Napoléon. [5] [6] On connaît aussi les différentes versions de la bataille de Waterloo dans Les Misérables de Victor HUGO ; dans la Chartreuse de Parme de STENDHAL ; et dans Waterloo d’Erckmann-Chatrian ; les récits des batailles d’Austerlitz et de Borodino sont contés dans Guerre et Paix de TOLSTOI.
Dans le domaine de la peinture, GERICAULT rend également hommage au mythe napoléonien.
Napoléon demeurera le héros d’écrivains aussi divers que V. SARDOU avec Madame Sans Gêne (1893), Anatole France avec Le Lys rouge (1894) et M. BARRES avec Les déracinés (1897) mais aussi d’Edmond ROSTAND avec l’Aiglon (1910) ou encore ARAGON avec La Semaine sainte (1958).
Le cinéma prendra lui aussi le relais avec le Napoléon d’Abel GANCE (1925-1927) sonorisé par l’auteur en 1932 et remodifié en triple écran en 1955.
Source : Atelier Canopé du Gers