
Le motif de l’île et l’identification aux héros sont les principaux ressorts de l’action
Le motif de l’île apparaît comme ressort essentiel. Il est commun à l’ensemble des robinsonnades et semble incontournable.
Une remarque à ce propos :
« Le motif de l’île figure en bonne place dans l’œuvre d’Enyd BLYTON, et ce n’est pas un hasard s’il se trouve à l’origine de grandes séries (de la même façon que le trésor de l’île inaugure le Club des cinq, L’Ile verte, L’Ile aux mouettes servent de points de départ à deux cycles de Mystères) : l’auteur exploite en cela une tradition bien établie du roman d’aventures illustrée notamment par Robinson Crusoé et par l’Ile au trésor ».
(MATHIEU-COLAS Marie-Pierre et Michel, Dossier Club des cinq, Magnard/L’Ecole, 1983)
Enyd BLYTON ne disait-elle pas en évoquant ses rêveries d’enfant : « ...je vivais de nombreuses aventures ; celle que je préférais était de me retrouver naufragée sur une île : je devais faire comme Robinson Crusoé et me construire une maison, quelquefois dans un arbre, d’autrefois dans une grotte »... (The Story of my life)

On pourra étudier à ce sujet des passages du Mystère de l’île verte /The Secret Island (1938), premier roman d’aventures d’E. BLYTON qui met en scène quatre enfants isolés sur une île et qui vont vivre en Robinsons.
L’île vierge et déserte, parfois allégorie du Paradis perdu, est aussi métaphore : un jardin, un coin du métro, un morceau de l’espace peuvent devenir l’île de Robinson.
La survie sur l’île : l’importance de la cueillette, de la chasse et de la pêche, l’étude du cadre spatio-temporel, les descriptions de la faune et de la flore, l’ingéniosité déployée par l’homme face à l’adversité sont autant de sujets d’étude possibles.

Source : Atelier Canopé du Gers