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Le conte
est bon
Le conte est objet privilégié à la fois
de la littérature, de la littérature orale et de la
littérature comparée. Il est facteur et vecteur d'interculturalité.
Groupements de variantes et de versions différentes du même
conte-type, élaboration de corpus pouvant s'enrichir au gré
de collectages et d'échanges, traçage de parcours thématiques
ou linguistiques |
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Le conte occitan Le conte occitan n'est pas une catégorie à part dans le
conte populaire. Comme tous les contes en langues régionales, il
est fortement inscrit dans le patrimoine. Les ancrages dans le folklore
local (coutumes, cuisine, costumes, formules, rituels festifs...), dans
l'environnement humain (habitat, travaux...) ou naturel (faune, flore,
topographie, géographie...) sont à étudier comme
variables du conte. Reste "le noyau dur" des invariants, qui permet de
soumettre le conte occitan aux mêmes outils d'analyse que les autres
contes Ce patrimoine oral des contes occitans, d'une immense richesse (que l'on considère la diversité des terres, terrains, territoires - terreaux et terrains de la vie de la langue) et d'une grande fragilité (déperdition de la mémoire et de la langue par la disparition des anciens), il faut le sauvegarder, le conserver. C'est tout le paradoxe de la littérature orale. Comment restituer, par l'imprimé, en l'absence d'enregistrements, la richesse de la narration orale, faite de verbal et de paraverbal, la voix, les gestes, le jeu du conteur, et la parlure de la langue, les idiotismes locaux ou personnels, l'accent...? Transcription, et traduction si l'on veut, au-delà de l'objectif strictement linguistique, transmettre une culture, sont toujours proches de la trahison. Pour vivre, même dans les écueils signalés, le conte a besoin du conteur, du collecteur, de la collection (les recueils qui recueillent la collecte et la conservent, tous supports confondus). Au XIXe siècle et au début du XXe siècle des transcripteurs ont assuré la transmission de nombreux contes jusqu'à nous. |