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N°16 - Juin 2013

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Les exerciseurs en classe de langues, par où commencer ?

L’avènement des exerciseurs suscite depuis longtemps un fort engouement chez les enseignants. La possibilité de créer ses propres exercices attire et fascine à mesure que se répand l’utilisation du numérique. Quelques conseils pratiques.

Les questions à se poser

Qui est mon public ?
Les questions de niveau, que ce soit en langue ou en utilisation de l’outil informatique ne doivent pas être évacuées trop vite. Elles vous permettront de faire des choix pédagogiques (langue des consignes, utilisation de la traduction) et techniques (ergonomie, navigation).

Comment va-t-il accéder aux exercices ?

  • en salle multimédia
  • durant le cours
  • en petits groupes
  • sur intranet ou Internet

Quels objectifs cherchent-t-on à servir avec ces exercices ?

  • séparer la classe en groupes
  • réviser le vocabulaire
  • utiliser les exercices en complément ou en remplacement d’exercices présents dans la méthode
  • exercices en complément du cours
  • exercices facultatifs
  • exercices réutilisables d’une année sur l’autre

Quelles compétences cherche-t-on à travailler avec ces exercices ?

  • compréhension orale
  • compréhension écrite
  • production orale
  • production écrite
  • grammaire
  • vocabulaire

De quels moyens financiers dispose-t-on ?

  • Cela vaut-il la peine d’investir dans un logiciel ?
  • Dois-je me cantonner aux exerciseurs gratuits ?
  • Que suis-je en droit d’attendre d’un logiciel payant ?

De quels moyens techniques dispose-t-on ?

  • Y a-t-il dans votre entourage une personne-ressource qui va pouvoir vous conseiller et poser un œil critique sur votre travail ?
  • Pouvez-vous compter sur le service informatique de votre école ?

De quelles ressources documentaires disposez-vous ?

  • Où trouver des illustrations ? Des documents vidéo ou audio ?
  • La question des droits d’auteurs va-t-elle être un problème ?

De quelles compétences disposez-vous ?

  • Êtes-vous un bidouilleur invétéré et féru de nouvelles technologies ?
  • Votre utilisation d’un ordinateur se limite-t-elle à la consultation de vos e-mails ?
  • Savez-vous retoucher des photos ? Du son ? Gérer des dossiers et des fichiers ?

Qu’avez-vous à y gagner ?
Créer des exercices est souvent une activité chronophage. Serez-vous rémunéré ? Devrez-vous vous contenter de l’estime de vos pairs ? Le faites-vous par curiosité ?

Les types d’exercices possibles

La plupart des exerciseurs proposent des typologies d’exercices similaires :

  • Vrai/faux : deux propositions, un seul choix possible ;
  • QCM : plusieurs propositions, un seul choix possible : choisissez la bonne réponse ;
  • QRM : plusieurs propositions, plusieurs réponses possibles : cochez les bonnes réponses ;
  • appariement : associez deux items pour faire une bonne réponse. En mode glissé-déposé ou en mode memory : associez le mot et sa traduction ;
  • classement, mise en ordre : remettez ces événements dans l’ordre chronologique. Classez ces éléments du plus au moins important ;
  • textes lacunaires ou textes à trous ;
  • entrée alphabétique ou numérique : tapez le mot ou la phrase que vous entendez. 3 x 3 = ?
  • catégorisation, tri. Mettez les mots féminins à gauche et les mots masculins à droite ;
  • zone sensible ; avec une image : cliquez sur les oranges.
  • expression libre : l’utilisateur entre sa réponse, elle est transmise au prof pour correction en différé ;
  • mots croisés et nombreux autres jeux adaptés de jeux traditionnels.

Les intérêts pédagogiques

  • compréhension orale : la possibilité pour l’étudiant de réécouter le dialogue autant de fois qu’il a besoin, d’apprendre à son rythme est un avantage indéniable ;
  • compréhension écrite : mais cela présente peu d’avantages par rapport au papier (pas de dimension multimédia) ;
  • correspondance graphie-phonie : avec des exercices du type « tapez le mot que vous entendez » ;
  • la traduction : avec des exercices d’association mot-traduction ;
  • le lexique : avec des exercices de catégorisation (« regroupez les synonymes ») ou d’association (associez mot et image, mot-définition) ;
  • la grammaire : avec des textes à trous, de la catégorisation (verbe vs noms, forme passé vs forme présente), mais attention à ne pas oublier la dimension multimédia !
  • l’expression orale : En dehors des logiciels orientés vers la phonologie, je ne connais pas d’exerciseurs où l’étudiant peut répondre aux questions à l’oral ;
  • l’expression écrite : Aucun système de correction ne paraît acceptable pour ces questions ;

 

Fabrice DARRIGRAND
enseignant et formateur FLE et TICE, spécialiste de la FOAD, Caen (14)