
Mercredi 14 décembre 2011
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L’École numérique veut apporter aux enseignants la culture professionnelle rendue nécessaire par la révolution numérique. Il ne s’agit pas d’une glose de plus pour accompagner l’irrésistible pénétration des TICE dans les classes. Tout autrement, l’École numérique se présente comme un outil à la fois théorique et pratique au service des écoles, collèges et lycées.
« Je sens que nous entrons dans l’histoire à reculons », regrettait Paul Valéry. Or précisément la mission du Centre national de documentation pédagogique, établissement public sous tutelle du ministère de l’Éducation nationale, est d’aller de l’avant, d’ouvrir la voie pour que les TICE fassent l’objet d’usages les plus généralisés possibles.
Avec la nouvelle impulsion donnée à sa revue consacrée aux TICE, le CNDP souhaite mieux répondre aux attentes des enseignants.
D’abord, l’attente créée par le plan gouvernemental de relance qui permet à 5 000 écoles de se doter des équipements les plus récents avec, pour chacune, un panier de 1 000 euros de ressources pédagogiques. Se familiariser avec ces nouveaux outils, exploiter leurs potentialités…, autant d’opportunités pour ceux qui espéraient depuis longtemps ce saut qualitatif.
Mais aussi, l’attente d’un bond en avant dans le domaine des langues vivantes. En rendant accessible le multimédia, le numérique libère les possibilités de rencontre de documents authentiques et donc accroît la place de l’oral comme celle du renforcement individualisé. Le dossier « Langues vivantes » de ce numéro, coordonné par Michel Pérez, Inspecteur général de l’Éducation nationale, vient à point nommé enrichir la formation dans ce domaine où les marges de progrès sont rappelées sans pitié par les comparaisons internationales.
Attente également très forte à l’égard des usages de l’audiovisuel dans l’enseignement : un important dossier est consacré à la vidéo.
Enfin, une attente de réalisme. En donnant la parole aux collectivités territoriales et aux décideurs, l’École numérique veut, à sa façon, montrer que le CNDP a bien « changé de braquet ».
Patrick Dion, Directeur général du CNDP