N°11 - Mars 2012

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Mercredi 11 et jeudi 12 décembre 2013

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Le format IFC

Le format IFC, comme tous les formats utilisés pour les échanges de données de type xml, est un fichier texte, éditable avec un éditeur de type bloc-notes. Les données de description du projet sont classées dans des catégories nommées « IFCType ». L’usage de l’anglais permet de reconnaître les éléments (slab pour « plancher », beam pour « poutre »…) et des traductions sont en cours pour faciliter leur utilisation. Le format IFC est décrit par la norme ISO 10303-21 et comprend plus de 700 types d’objets appelés « classes ». Le grand nombre de types de constituants impose aux logiciels compatibles IFC de renseigner ces nombreuses données, ce qui en complique leur programmation. Comme le format IFC recherche une certaine exhaustivité, des formats plus simples d’utilisation, mais compatibles, ont été mis en place. Ils se limitent à stocker l’information essentielle à une approche donnée, comme le NDBM ou le gbXML pour les études thermiques.

Conscient qu’un bureau d’étude de fluides et énergie n’a pas à modifier la maquette de structure, les maquettes peuvent également être « séparées » en utilisant un découpage du fichier IFC sous forme du format ifcXML pour séparer les couches métiers, tout en gardant la communication possible.

Quelles informations échanger ?

Figure : utilisations du BIM dans le cycle de vie
© Cédric Dziubanowski

La maquette numérique est enrichie en fonction de l’avancement du projet (étude de faisabilité, avant-projet sommaire ou détaillé...). En se basant sur les usages actuels du BIM aux États-Unis, on peut identifier les informations à incorporer à chaque phase.

 

 

 

 

 

 

 

Phase d’avant-projet :

  • Protocole BIM
  • Modèles de faisabilités
  • Nomenclature des espaces, surfaces
  • Géométries/Volumes/Surfaces
  • Relations et fonctions
  • Matrice des responsabilités
  • Dates clés du projet
  • Besoins du client

Phase de conception préliminaire :

  • Mise à jour du protocole BIM
  • Modèle énergétique préliminaire
  • Modèle conceptuel 3D
  • Modèle architectural basé sur le modèle conceptuel approuvé
  • Modèles préliminaires de systèmes (structure, équipements et autres)
  • Rapport de détection des interférences

 

Le protocole BIM ?

La maquette numérique n’est que le support de stockage de la base de données ; c’est ce qui prête à confusion entre 3D et BIM.

Point de vue d’une maquette numérique

La maquette numérique doit être rapidement adaptable à l’utilisateur, en adoptant un point de vue spécifique aux besoins du spécialiste (structure, équipement, thermie...). Ces fonctionnalités sont déjà disponibles dans les logiciels.

La maquette globale peut donc être vue comme une concaténation de maquettes spécifiques (structure, architecture, équipement...), incorporées dans la même base de données.

Type de maquette numérique

Figure : sélection du point de vue du modèle du BIM dans le cycle de vie

En fonction des besoins, il convient de définir les informations devant être hébergées par le modèle utilisé. On peut ainsi déterminer de multiples types de modèles. Ci-dessous, les quatre types actuels du Protocole BIM de l’État de l’Ohio (USA).

  • Type 1 : modèle permettant la planification du projet, l’étude des surfaces et des volumes et de leur agencement, et le positionnement dans le site.
  • Type 2 : modèle intégrant un niveau de développement suffisant pour héberger la documentation du projet, la détection des interférences, la coordination et le rendu des ouvrages exécutés (modèle standard généralement utilisé).
  • Type 3 : modèle de type 2 enrichi de la gestion de l’occupation du projet et de sa gestion en service.
  • Type 4 : modèle de type 3 enrichi des prévisions détaillées et planifiées des investissements d’entretien.

Niveau de développement de la maquette numérique (LOD)

Une maquette numérique ne présente pas un fort niveau de détail tant qu’elle est en phase de conception préliminaire. Au fur et à mesure de l’avancement du projet, la maquette doit être de plus en plus détaillée. Le niveau de détail ou de développement (Level Of Developpement) des modèles BIM est pour le moment basé sur des critères définis dans le « AIA Document E202, Building Information Modeling Protocol Exhibit ». Cinq niveaux de développement sont utilisés :

  • LOD 100 : conception d’ensemble globale représentée par des agencements de volumes (géométrie, position et orientation des volumes et des surfaces) ;
  • LOD 200 : ajout du détail des sous-ensembles utilisés (murs, planchers...) avec leurs quantités approximatives, dimensions, emplacement et orientation ;
  • LOD 300 : ajout des géométries de sous-ensembles spécifiques, précision des géométries (détail des constituants) ;
  • LOD 400 : conception de la fabrication (détail des assemblages pour la construction) ;
  • LOD 500 : représentation des ouvrages exécutés (forme, taille, emplacement, quantité, orientation).

Le protocole BIM, tel un plan d’assurance qualité, précise à chaque phase du projet le niveau de détail à fournir pour chaque constituant du projet.

Catégorie de constituant du modèle

Niveau de développement (LOD)

Type de modèle

I

II

III

IV

Structure

100

300

300

400

Protection incendie

0

100

300

400

Murs extérieurs

100

300

300

400

Aménagements paysagers

0

100

100

200

Tableau : exemple de LOD pour un bâtiment

NB : un zéro indique que l’information n’est pas demandée pour ce type de modèle.