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N°2 - Décembre 2009

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Mercredi 11 et jeudi 12 décembre 2013

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Editorial

La loi de février 2005 implique que chaque élève reconnu en « situation de handicap » puisse bénéficier, au même titre que les autres jeunes de son âge, d’une véritable scolarité adaptée à ses besoins et ses difficultés.

Les modalités de déroulement de ce parcours font partie du « plan global de compensation » qui comprend, outre des mesures d’accompagnement, des aménagements matériels, la mise en place de médiations ou d’outils afin de compenser la réduction d’autonomie consécutive au handicap. À cet égard, les technologies numériques peuvent offrir un certain nombre d’outils intéressants et efficaces pour suppléer certaines incapacités ou optimiser des capacités altérées.

Cependant, ce qui fait la nouveauté principale de la loi de 2005, c’est qu’elle place le handicap moins du côté de l’enfant qui en est atteint que du côté du contexte qui fait obstacle à ses apprentissages. L’équipe pédagogique doit faire en sorte de lever ces obstacles, ce qui nécessite de repenser contexte et situation d’apprentissage à partir d’une analyse fine des besoins pour construire les réponses adéquates : « l’accessibilité pédagogique » implique l’invention de scénarios adaptés par les professeurs. Là encore, les technologies numériques peuvent apporter un gain d’accessibilité non négligeable, comme le montrent les présentations qui vont suivre : il s’agit principalement d’alléger le coût cognitif des tâches ou des activités indispensables à la manifestation de compétences scolaires, pour que l’élève puisse concentrer son énergie sur des apprentissages de plus haut niveau, constituant le cœur de cible des enseignements. La numérisation des contenus, par ailleurs, qui se généralise, permet des adaptations multiples et différenciées, à partir d’outils très simples d’utilisation.

Mais pour l’élève handicapé, comme pour tout élève ordinaire, il n’y a pas d’outil ni de solution miracle : un outil n’a de valeur que s’il répond à des objectifs fixés dans le cadre d’une réflexion pédagogique en relation avec les élèves concernés. Ainsi, certaines nouveautés technologiques peuvent être préjudiciables à l’accessibilité quand elles rendent les gestes ou les activités plus confuses ou alourdissent la tâche. Il faut donc rester vigilant, et accompagner les usages par la formation et par la recherche. C’est bien, en effet, la mise en relation du diagnostic pédagogique effectué par l’enseignant avec les fonctionnalités repérées de l’outil qui peut conduire aux apprentissages et à la réussite de l’élève.

Catherine Becchetti-Bizot inspecteur général de l’Éducation nationale, responsable de la mission Handicap

 

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