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N°16 - Juin 2013

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La tablette, quels apports pour le FLS ?

type : RUBRIQUE 1 - Classes numériques, N°16 - Article

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Objet mobile, tactile et connecté, la tablette présente un intérêt nouveau pour le travail en classe. Quels sont les atouts d’un tel outil pour l’apprentissage des langues et en particulier pour les enseignements de FLS/FLSCO ? Comment l’utiliser dans des activités de réception, de production ou de remédiation ?

Les enseignants de langue apprécient l’outil qu’est la tablette avant tout pour sa mobilité, sa simplicité d’utilisation, sa rapidité de mise en service, mais aussi pour sa fonction « tout-en-un » : outil de consultation (livres, Internet, son, vidéo, images, etc.) et/ou de création (en mode individuel ou collaboratif).

Quelle place pour la tablette parmi les autres outils numériques ?

Pour beaucoup d’enseignants, la tablette change leur regard sur l’utilisation du numérique. L’outil n’est effectivement plus dans une salle séparée, avec des temps distincts et des mises en route laborieuses, mais « sur la table » auprès des élèves, permettant une utilisation quasi immédiate. Le TBI, quant à lui, ayant démontré toutes ses possibilités pour un travail en groupe classe sur des activités de collaboration et de partage de savoir, se voit alors judicieusement complété par la tablette pour passer d’une pédagogie de classe à une pédagogie de petits groupes, voire individuelle. Ces deux outils pouvant par ailleurs fonctionner de concert, il est tout à fait envisageable d’afficher le contenu de la tablette sur le TBI ou inversement. L’enseignant gagne alors en mobilité spatiale, tout en contrôlant ce qui est affiché au TBI et peut permettre aux élèves, à tour de rôle, de prendre le contrôle du TBI sans nécessairement se déplacer.

Quels avantages côté enseignant et côté élèves ?

Pour l’enseignant, la tablette facilite la présentation et la diffusion immédiate de l’ensemble de ses documents de classe, quels que soient leurs types (textes, images, cartes, vidéos, sons). De par ses fonctionnalités, elle aide également l’enseignant à diversifier ses approches pédagogiques en fonction des styles d’apprentissage (visuel, auditif et kinesthésique) de ses élèves. Utilisée à un moment t, pour un groupe déterminé, en vue d’une compétence spécifique, elle devient aussi un bon outil pour gérer l’hétérogénéité et mettre en avant l’apprentissage différencié.

Pour les apprenants, le rapport au savoir s’en trouve modifié : ils gagnent en autonomie, sont plus acteurs/responsables de leur progression et découvrent pleinement toute la dimension de l’apprentissage collaboratif (coopération pour apprendre, coconstruction des savoirs). Leur motivation s’en trouve renforcée et leur attention plus soutenue sur les tâches à réaliser.

Comment l’utiliser en FLS ?

Un élève allophone apprend le français dans des contextes et des situations variées et pas seulement en cours de français. L’apprentissage de la langue doit être considéré en transversalité (langue de communication, langue scolaire, langue des disciplines) et induit de ce fait une pratique de l’enseignement se rapprochant plus de celle appliquée en langue vivante étrangère (les compétences sont vues en termes de compréhension, production, interaction et médiation).

En classe spécialisée, le professeur de FLS peut exploiter tout le potentiel de la tablette pour travailler sur la différenciation de l’apprentissage au sein de groupes d’allophones, aux niveaux et âges hétérogènes, et aborder l’approche nécessairement transversale du FLSCO autour des consignes, des formes de travail et lexiques propres à chaque discipline via l’utilisation d’applications spécifiques.

En classe ordinaire, les enseignants peuvent s’appuyer sur la tablette pour imaginer un travail des contenus proposés au reste de la classe adapté aux élèves allophones, en jouant sur des niveaux de formulation dépendant de leurs compétences langagières, tout ceci à l’aide notamment d’applications de tutoriels.

Sur les questions de graphie et phonie, particulièrement complexe pour les non-francophones quand il s’agit de passer de la langue oralisée à la langue écrite, la tablette a toute son utilité pour permettre à chaque élève de travailler à son propre rythme sans dépendre de la présence physique de l’enseignant pour les explications ou corrections supplémentaires.

De façon plus concrète, outre le fait d’utiliser la tablette en « mode consultation » pour accéder aux ressources en ligne (blog, exerciseur, imagiers, etc.) utiles en FLSCO, il existe un certain nombre d’applications qui méritent un regard particulier pour tout enseignant de classe ordinaire ou spécialisée (voir tableau, PDF,119 Ko).

Laurent CARLIER
chargé de mission Tice et des ressources FLSCO, CRDP de l’académie de Rennes

Pour aller plus loin

Les applications présentées dans cet article permettent d’entrevoir un certain nombre d’exploitations réalisables en classe qui ne nécessitent pas forcément d’équiper toute une classe avec des tablettes. La présence d’un ou deux devices dans un groupe classe suffit amplement à réaliser un travail pertinent et cohérent. Concernant le choix des applications, il est également important de réfléchir à une procédure en plusieurs points (objectifs pédagogiques visés, public concerné, mode de récupération des productions, simplicité d’usage, interactions avec d’autres applications, paramètres modifiables…).

En Bretagne, une expérimentation « tablettes-élèves allophones » a été initiée au collège Jean-Jaurès de Huelgoat, sous l’impulsion de la principale, Nathalie Kergourlay, qui a mis en place un projet d’accompagnement numérique des élèves allophones accueillis en classe ordinaire. Cette expérience fera bientôt l’objet d’une communication sur le blog FLS/FLSCO du CRDP de l’académie de Rennes qui propose à tout enseignant de classe ordinaire ou spécialisée des informations théoriques et pratiques, ressources et liens utiles pour l’accueil des élèves allophones dans une classe (http://crdp2.ac-rennes.fr/blogs/fls/).

 

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