L'armistice du 11 novembre 1918

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L'armistice du 11 novembre 1918

Les gueules cassées

Jean Galtier-Boissière : Défilé des mutilés, 14 juillet 1919. Musée d'Histoire contemporaine, Paris
© BDIC Museum d'histoire contemporaine
 

La guerre fait 2 800 000 blessés en France, dont 300 000 mutilés. Le terme « gueules cassées » est attribué aux survivants de la Grande Guerre ayant subi des blessures au combat et affectés par des séquelles physiques graves, notamment au visage.

Les « gueules cassées » font l’objet de nombreuses représentations, en photographie et en peinture (Otto Dix, Grosz). On peut signaler un intérêt relativement récent porté par les historiens mais aussi par les romanciers et les cinéastes aux conséquences physiques et psychologiques de la Grande Guerre (voir Marc Dugain, La Chambre des officiers et le film Les fragments d’Antonin qui présente en introduction des images d’archives inédites de traumatisés de la Guerre).

Ils témoignent de la violence et de la brutalité de la guerre. Ils témoignent aussi des difficultés de réinsertion des anciens combattants dans la vie civile.

En France, l’Union des blessés de la face et de la tête (les « gueules cassées ») acquiert un domaine à une quarantaine de kilomètres de Paris, à Moussy-le-Vieux, en Seine-et-Marne, en 1927 grâce à une souscription. La Maison accueille les pensionnaires de manière définitive, pour les plus atteints d'entre eux, ou temporaire, pour les convalescents notamment. L’association a été financée par la Loterie nationale devenue Française des jeux.