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L’interprétation de l’effet photoélectrique au moyen des théories « classiques » du rayonnement et de la matière disponibles à la fin du XIXe siècle s’est avérée délicate.
Il était en particulier très difficile d’interpréter l’existence d’une fréquence minimale pour l’onde électromagnétique source de l’effet.
Albert Einstein, (1879 – 1955). Physicien Suisse-américain. Prix Nobel de physique en 1921.
© S.P.L. / Cosmos
Dans son article de mars 1905, Einstein émet une idée révolutionnaire : l’énergie de la lumière n’est pas répartie de manière continue mais sous forme de « paquets » d’énergie indivisibles : les « quanta », qui seront rebaptisés « photons » par G. Lewis en 1926.
L’interprétation est alors, a priori, très simple : pour qu’un électron soit émis par le matériau, il faut lui fournir une énergie minimale (« d’extraction ») Wo. Cette énergie va lui être cédée par un photon dont l’énergie est supposée proportionnelle à la fréquence de l’onde : E = hv.
Fig.6 – Effet photoélectrique.
© SCEREN (CNDP – CRDP), 2012
L’excédent d’énergie se retrouve sous forme d’énergie cinétique pour l’électron (cf. principe de conservation de l’énergie) :
(1)
La relation (1) montre immédiatement l’existence d’une fréquence minimale (Wo/h) et s’il est possible de mesurer l’énergie cinétique des électrons en fonction de la fréquence du rayonnement, on peut accéder expérimentalement au facteur de proportionnalité h qui n’est autre que la constante de Planck introduite lors de l’étude du rayonnement du corps noir.
En complément du DVD, les dossiers thématiques vous donnent accès à des expériences historiques fondatrices, ainsi qu'à des applications contemporaines qui en découlent.