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Le lycée Lalande de Bourg-en-Bresse

Les débuts de la Résistance 1940-1941

Au lycée Lalande, le refus de la défaite et de la collaboration s’exprime dans des actions de propagande, souvent spontanées, qui prennent ensuite une forme plus organisée.

Témoignage de François-Yves Guillin

« La rentrée d’octobre, en Math-Élem, avait été marquée par le court laïus du proviseur en classe de math, venu nous présenter notre nouveau professeur, monsieur R. Ce petit discours dériva vite sur un panégyrique vibrant en faveur du Maréchal, se terminant par une diatribe contre ceux qui s’y opposaient ou s’y opposeraient. Dès le départ du proviseur de notre classe, monsieur R. […] renchérit fortement sur ce que nous venions d’entendre à la gloire de Pétain et de son gouvernement, et à la vertu du travail […]. Nous étions prévenus.
L’atmosphère du lycée Lalande devint lourde. [Pour le proviseur] ceux qui étaient soupçonnés d’être gaullistes ne pouvaient être que de “mauvais élèves” […]
Arriva alors l’histoire, absolument véridique, de la visite que fit à ma mère la femme du préfet. Elle vint l’informer gentiment et officieusement que son mari avait reçu du proviseur une liste des élèves “gaullistes” de terminale du lycée Lalande. Mon nom y figurait sinon en tête de liste, tout au moins en bonne place. Par la voix de sa femme, le préfet voulut ainsi informer ma mère qu’il ne voulait pas donner suite à cette affaire, mais la prévenir qu’il ne tolèrerait plus de telles manifestations de mes opinions séditieuses au lycée.
Cet avertissement fut bénéfique pour moi. Cette affaire m’enseigna la prudence. J’en conclus que la propagande au lycée, en parlant à un groupe de camarades ou même par le bouche-à-oreille, relevait dès cette époque d’une témérité stérile, irréfléchie, qu’il fallait à tout prix éviter. »

Source : http://www.lalande2.com/articles.php?lng=fr&pg=385

Témoignage de Marcel Rosette

« […] En octobre je rentre en 3e au lycée ; je n’ai pas encore 15 ans. Quelle ambiance dans le “bahut” ! [...] Que faire alors si ce n’est, discuter, chercher, détecter des sympathies pour la Résistance ? Tout commence par des gestes puérils. À quelques-uns nous volons des craies et inscrivons sur les murs et les tableaux : “VDG” (vive de Gaulle). En lettres majuscules manuscrites nous fabriquons de courts tracts avec…“Notre de Gaulle qui êtes à Londres…”. À la fin de 1940, je fais la connaissance de Paul Pioda qui tient un magasin sur le chemin du lycée […] Grâce à lui, j’introduis au lycée des photos du général de Gaulle (en tenue de colonel). Mon voisin de classe, Pierre Figuet, est mon premier preneur. Petit à petit le climat change. Au fur et à mesure des professeurs affirment leur sympathie pour la Résistance, tels MM. Garet, Merle, Mandouze, Cochet… Dès l’été 1941 nous commençons la diffusion des journaux : Libération, Combat, Franc-Tireur. »

Source : http://www.lalande2.com/articles.php?lng=fr&pg=386

Une action de propagande : protestation contre la projection du film antisémite Le Juif Süss au cinéma de Bourg-en-Bresse

Le professeur Audierne du lycée Lalande de Bourg-en-Bresse.Le professeur Audierne du lycée Lalande de Bourg-en-Bresse.

© Association Résistance lycée Lalande
www.lalande2.com

« Monsieur Audierne était professeur d’histoire au lycée Lalande dans les années 1940-1945. C’était un homme assez caricatural : très petite taille, chauve portant lunettes, moustache et longue barbe noire, tout ça avec un accoutrement vestimentaire totalement démodé. Sa voix elle-même était mal placée et donnait souvent à ses expressions l’occasion de franches rigolades. C’était manifestement un brave homme, qui ne punissait jamais, qui ne menaçait jamais. Mais il n’inspirait aucun respect, qu’il ne sollicitait d’ailleurs pas, et il était si systématiquement chahuté qu’on avait dû lui adjoindre un pion qui veillait à la discipline dans la classe.

Cependant Monsieur Audierne assistait un jour avec des élèves à la projection d’un film ignoblement raciste : Le Juif Süss, imposé par la propagande vichyste.

Mais le rideau à peine baissé, Monsieur Audierne s’est dressé ; d’une voix rendue plus forte par l’indignation, il a harangué l’auditoire avec véhémence : “Mes enfants, ne vous laissez pas abuser par l’odieuse expression de cette propagande raciste, cette xénophobie dangereuse…”

Bien entendu, la police intervint et il dut passer quelques heures au poste.

Monsieur Audierne n’était pas un résistant engagé, mais il avait dans un moment de courage certain, conquis chez beaucoup de ceux qui le chahutaient, l’estime qui lui était jusqu’ici refusée pour des raisons bien futiles. »

Source : Témoignage de Pierre Figuet.
http://www.lalande2.com/articles.php?lng=fr&pg=685

Le refus de la propagande antisémite par les professeurs et les lycéens est aussi évoqué par Léon Werth dans son journal de l’occupation Déposition

« 20 juin 1941
Le professeur de première, André Mandouze, le professeur de philosophie, dix professeurs hommes et femmes, du lycée Lalande et du lycée de jeunes filles, un dominicain, le père Chéry, quelques élèves du lycée ont manifesté hier à Bourg, contre la projection du film antisémite allemand : Le Juif Süss. Le père Chéry s’était demandé s’il devait ou non, par décence dissimuler sa robe. Il a finalement décidé de la recouvrir du manteau de pluie de Mandouze.
Les professeurs, les élèves, le père Chéry crièrent : “À bas Hitler…” Mandouze et le professeur de philosophie furent traités, par quelques opposants de “sales Juifs” et de “Vendus aux Juifs”.
Quelques spectateurs d’âme bourgeoise protestèrent : ils avaient payé leur place, ils étaient venus pour voir le spectacle.
Le cri de : “À bas Hitler” déconcerta les partisans du Maréchal qui n’osaient quand même pas répondre par un “Vive Hitler”.
Un petit vieux qui restait sagement assis à sa place, murmurait : “Heil Hitler”, doucement, gentiment, sans colère.
Les gendarmes conduisirent au poste André Mandouze et le professeur de philosophie. Mandouze ne fut qu’encadré, mais ils passèrent les menottes au professeur de philosophie.
Après vérification d’identité les deux professeurs furent relâchés.
Une quarantaine de jeunes gens les suivaient dans la rue et obtinrent que les menottes fussent enlevées.
Je donne ce récit d’après Claude, qui faisait pour la première fois acte de citoyen. »

1942-1943, la Résistance s’organise et se structure en liaison avec les grands mouvements de la Zone Sud

Témoignages de Jean Marinet et Pierre Figuet

« En 1942, les premières sizaines (groupes de six résistants), dirigées par Niogret, André, Marinet, Alland, Bouvet, Figuet, s’organisent sous les ordres de Morin. Les tracts deviennent plus fréquents et de plus en plus documentés, et fin 1942 apparaissent les premiers exemplaires du journal clandestin Libération.
L’approvisionnement devient plus abondant, et se répand au lycée de filles Edgar-Quinet, ainsi qu’à l’EPS (École primaire supérieure) de Carriat. Stalingrad et Pearl Harbour alimentent les rubriques, mais l’occupation par les Allemands de la “Zone Sud” rend le contexte encore plus dangereux.
Indifférents aux querelles des chefs nationaux des mouvements de Résistance, les lycéens distribuent aussi Combat, Franc-Tireur, Bir-Hakeim, etc. On saura plus tard que Libération et Franc-Tireur sont imprimés à Bourg même.

En 1943 la structure résistante du lycée appartient maintenant au mouvement FUJ (Forces unies de la jeunesse), synthèse nationale de la Résistance jeune. Elle bénéficie du concours de Hugues Barrange, chef régional des FUJ, surveillant général au lycée, puis de son successeur Schmidt, alsacien camouflé sous le nom de Bourgeois.

C’est ce dernier qui assure le convoyage des journaux et tracts depuis Lyon. Les lycéens ne se contentent pas de la diffusion à l’intérieur de l’établissement, ils se chargent surtout de paquets de journaux qu’ils font circuler dans leur entourage à la faveur de leur retour hebdomadaire dans leurs familles. Ce n’est pas sans risque étant donné la surveillance étroite exercée dans les trains et sur les routes par la police allemande mais aussi la police française et la Milice. Mais cette diffusion de journaux qui circulent ensuite de mains en mains assure à la Résistance une audience de plus en plus large dans la population dont l’information n’est alimentée que par une presse “aux ordres”, et dûment censurée. Première approche des futurs résistants qui entreront dans les réseaux, elle est aussi une cible pour Vichy et les Allemands car rapporteur fidèle des reculs et défaites des armées allemandes et japonaises autant que des actions locales de sabotage, elle entretient l’espérance et l’insoumission. »

Source :
http://www.lalande2.com/articles.php?lng=fr&pg=687

Témoignage de Marcel Rosette

« Le 15 mars 1943, avec Paul Pioda, nous organisons à la gare, devant le siège de la Gestapo situé à l’hôtel Terminus, une manifestation contre le départ du premier convoi de jeunes STO en Allemagne. Certains s’échapperont. Ensuite, organisé à l’AS [armée secrète], je passe mes vacances d’été comme agent de liaison entre le maquis de Chavannes et le PC du commandant Romans. Enfin, jusqu’à la Libération, je termine mon engagement dans la Résistance au Ier Bataillon FTP. »

Source :
http://www.lalande2.com/articles.php?lng=fr&pg=386

Manifestation patriotique le 11 novembre 1943

Photographie prise par Roger LEFEVRE (alias Pontcarral) pour immortaliser une action de Résistance de membres de l’Armée secrète de l’Ain. Dans la nuit du 10 au 11 novembre 1943, un buste de Marianne a été scellé sur le socle de la statue d’Edgar Quinet à Bourg-en-Bresse et des inscriptions ont été peintes sur le socle.Photographie prise par Roger LEFEVRE (alias Pontcarral) pour immortaliser une action de Résistance de membres de l’Armée secrète de l’Ain. Dans la nuit du 10 au 11 novembre 1943, un buste de Marianne a été scellé sur le socle de la statue d’Edgar Quinet à Bourg-en-Bresse et des inscriptions ont été peintes sur le socle.
© Collection Musée de la Résistance Nationale à Champigny-sur-Marne. Don de LEFEVRE Roger (alias Pontcarral)

La photographie du buste de Marianne scellé sur le socle de la statue d’Edgar Quinet à Bourg-en-Bresse, dans la nuit du 10 au 11 novembre 1943, par des membres de l’Armée secrète (AS) de l’Ain. Le buste de Marianne (remisé par ordre de Pétain dans les combles des mairies), la croix de Lorraine et l’espoir d’une IVe République indiquent nettement les objectifs politiques des résistants.

Pour en savoir plus sur cette action et sur la photo voir le site de la Fondation de la Résistance : http://www.fondationresistance.org/pages/rech_doc/photographie-buste-marianne-sur-place-edgar-quinet-bourg-bresse_photo12.htm

1944, les actions de résistance se développent et prennent un caractère militaire en liaison avec les maquis

L’armement et l’entrainement militaire, témoignage de Jean Marinet

« Les FUJ2 de la région de Bourg étaient en mesure de réceptionner et cacher les parachutages qui leur étaient destinés. Mais les FUJ lycéens, internes pour la plupart, ne pouvaient participer à ces opérations à leur grand regret d’ailleurs. La composition de ces largages consistait essentiellement en mitraillettes STEN propres au combat rapproché, en fusils classiques en fusils mitrailleurs et grenades. Ce n’est qu’en juillet 1944 qu’une mitrailleuse légère fut attribuée à la compagnie FUJ. En attendant la mobilisation générale au moment du débarquement, les lycéens FUJ durent se contenter de faire connaissance avec la mitraillette STEN. L’opération se déroulait de la façon suivante : lors de la sortie libre du jeudi après-midi, des petits groupes de 5 ou 6 se rendaient à tour de rôle chez leur camarade Bouvet dont les parents exploitaient une ferme à la périphérie de la ville. Là, ils apprenaient à monter et démonter LA mitraillette (nous n’en avions qu’une !) y compris les yeux bandés. Naturellement, il n’était pas question de s’exercer à tirer, sous peine d’attirer l’attention des Allemands et des miliciens. C’est ainsi qu’avec cette seule et rudimentaire formation militaire, que les lycéens sont devenus soldats, au moment du débarquement en Normandie. »

Source : http://www.lalande2.com/articles.php?lng=fr&pg=688

Document : consigne pour les futurs maquisards

Le refus du STO pour certains et les menaces qui pèsent sur les résistants recherchés par la Milice et la Gestapo les conduisent à « monter au maquis ».

Indications à donner aux hommes qui veulent prendre le maquis.Indications à donner aux hommes qui veulent prendre le maquis.

© Association Résistance lycée Lalande www.lalande2.com

Le coup de main sur la trésorerie de Bourg et ses conséquences

À la fin du mois de mai 1944, les FUJ se voient confier par le colonel Romans, chef des FFI de l’Ain et du Haut Jura, une mission particulière.

« L’imminence du débarquement et des opérations qui incomberont alors aux FFI doit provoquer une forte augmentation de l’effectif des combattants de la Résistance, d’où d’importants besoins financiers que la France Libre à Londres ne peut suffisamment couvrir. Le colonel décide donc de prélever les fonds nécessaires sur l’État français de Vichy, c’est-à-dire à la trésorerie générale de l’Ain. Les FUJ sont chargés d’exécuter l’opération […]
Il faut intercepter le caissier, qui transporte à pied chaque matin des fonds importants, de la Banque de France à la TG. Un inspecteur de police l’accompagne pour le protéger, mais il est convenu qu’ils laisseront faire, tous deux, sans réagir. Le caissier doit apparaître à 9 h 14. Je descends de la voiture, armé seulement d’un pistolet dissimulé sous ma gabardine et m’engage dans la rue Teynière de façon à donner le signal de l’intervention. À 9 h 23 un agent de liaison passe en vélo et m’annonce, sans s’arrêter, que notre homme approche dans l’avenue Alsace-Lorraine. À ce moment, une camionnette arrive à toute allure de la place Edgar Quinet et s’immobilise brusquement devant l’entrée de la rue Gustave Doré. Nous apprendrons qu’elle était conduite par le milicien d’Ambert de Sérillac. En même temps, des miliciens armés surgissent de tous côtés des immeubles voisins. C’était un piège, nous avons été vendus ! »

Une fusillade éclate, deux lycéens parviennent à s’échapper mais deux autres sont blessés.

Source : Texte de Jean Marinet.
http://www.lalande2.com/articles.php?lng=fr&pg=481

Les arrestations et la répression

« La Milice possédait une liste des lycéens suspectés d’être résistants, dressée par un élève milicien clandestin, nommé Delannay. Cette liste était étonnamment précise. Après la fusillade du matin, où l’implication de lycéens était établie, la Milice décide une opération au lycée où se déroulait, l’après-midi même, la dernière épreuve du bac.
À 16 h 15, une horde de miliciens surexcités, vociférant et tirant des coups de feu envahit le lycée en hurlant les noms de la liste qu’ils possèdent. Ils rassemblent élèves et professeurs dans la cour d’honneur, et alignent avec brutalité onze “suspects” et quelques professeurs face au mur, sous la menace de deux fusils mitrailleurs. Le surveillant général Bourgeois […] est retrouvé dans sa chambre puis roué de coups à terre jusqu’à l’évanouissement. Fouille des salles, découverte malheureuse d’une carte d’état-major dans le casier de Figuet. L’opération est dirigée par le tristement célèbre Dagostini, commandant l’unité combattante mobile de la Milice qui s’était “illustrée” aux Glières […]
Dix arrestations sont maintenues accompagnées d’interrogatoires musclés : coups de crosse, coups de pieds, coups de poing, torsions des bras, mise à nu pour certains et flagellations avec le ceinturon (jusqu’à perte de connaissance). Roger Guettet étendu sur une civière, pâle et ensanglanté est confronté à Pierre Figuet et quelques autres, et sommé de confirmer les accusations de leur appartenance à la Résistance. Pierre gardera toute sa vie les séquelles d’un mauvais coup sur la nuque […] »

Les 10 échappent à la cour martiale mais sont déportés en Allemagne dans un “camp de représailles” à Heydebreck en Haute-Silésie.

Source : Texte de Jean Marinet.
http://www.lalande2.com/articles.php?lng=fr&pg=481

L’hommage aux lycéens résistants

Trois FUJ du lycée Lalande : Gilbert Guilland, Jean Marinet et Jacques Laprade reçoivent la médaille de la Résistance en même temps que le drapeau du lycée

Trois jeunes issus des Forces unies de la jeunesse (FUJ) du lycée Lalande :Trois jeunes issus des Forces unies de la jeunesse (FUJ) du lycée Lalande :
Gilbert Guilland, Jean Marinet et Jacques Laprade reçoivent la médaille de la
Résistance en même temps que le drapeau du lycée.
© Association Résistance lycée Lalande www.lalande2.com

Élèves du Lycée Lalande morts du fait de leur engagement dans la Résistance

NOM Prénom Classe/Année  
ANDRÉ
Jean
Terminale
en 1942-1943
Travaille pour l’Intelligence Service. Au maquis, chef du groupe qui porte son surnom : Groupe Claude.
Tué en service, le 24 juillet 1944.
BARANGE
Hugues
Professeur adjoint Surnom : Micky. Chef national des FUJ. Arrêté deux fois, la première à Montpellier début 1944. En juin, incarcéré à Montluc.
Fusillé à Genas le 12 juillet 1944.
BAUDRY
Gilbert
Seconde
en 1940-1941
Normalien ayant quitté le lycée de Bourg pour celui de Besançon. Prend le maquis à Mornay, en Haute-Saône.
Capturé, fusillé en 1944.
BENSOUSSAN
André
Terminale
en 1943-1944
Chassé de l’École des enfants de troupe de Thol parce que juif. Il rejoint le maquis.
Tué à La Valbonne le 1er septembre 1944.
BERGER
Henri
Terminale
en 1902-1903 (?)
Recrute pour le maquis. Dénoncé. Arrêté à Bourg en 1943.
Mort à Buchenwald en mars 1945.
BLÉTEL
Charles
Première
en 1936-1937
Aspirant. Prend part, à partir de Chalour, à la création du maquis dit de « Cize-Bolozon » (secteur d’Oyonnax) dont il dirige ensuite l’un des deux camps.
Encerclé par les Allemands à Échallon, il se donne la mort le 14 juillet 1944.
BRILLAT-SAVARIN
Jean
Terminale
en 1940-1941
Rejoint, avec son frère Claude, la France Libre en passant par l’Espagne. S’engage dans l’armée d’Afrique, prend part aux campagnes d’Italie (1943), puis de France.
Tué en Alsace à Rammersmatt, le 9 décembre 1944.
CERETTI
Albert
Terminale
en 1935-1936
Après démobilisation, reprend ses études. En 1944, effectue son stage de pharmacien à Oyonnax. Le jour de Pâques, arrêté dans la rue en allant assurer son service de garde (3e rafle allemande).
Envoyé au Struthof, puis à Buchenwald (Ellrich), où il meurt en novembre 1944.
DUMOND
Yves
Terminale
en 1910-1911
Né en 1982 à Bourg. À vécu deux guerres.
Déporté politique, mort à Auschwitz le 20 décembre 1942.
FRANCHI
Martin
Terminale
en 1942-1943
Ses études de normalien achevées, prend le maquis à Cize-Bolozon. Opère dans le secteur d’Oyonnax.
Après la bataille du Fort de l’Écluse, est tué le 17 juin 1944 avec son frère Jean, à Léaz, près de Bellegarde.
GAILLARD
Julien
Première
en 1940-1941
Arrêté à Foissiat le 6 juin 1944 avec 5 autres personnes. Emmené à Mâcon, puis à Lyon au Fort Montluc.
Fusillé avec 22 camarades à Roche, dans l’Isère, le 18 juin 1944.
GUERRIER
Marcel
Première
en 1942-1943
L’un des fondateurs, avec son père et ses frères, à Chalour, en septembre 1943, du maquis de Cize-Bolozon. S’engage ensuite dans l’armée des Alpes.
Tué à Briançon le 8 février 1945 (éclatement de son bazooka).
HYVERT
René
Seconde
en 1938-1939
Surnom de maquis : Printemps.
Tué à la bataille de Meximieux, lors de l’attaque allemande du château le 1er septembre 1944.
KLEJN
Alfred
Seconde
en 1941-1942
Israélite, arrêté avec une partie de sa famille à Saint-Étienne-du-Bois le 26 août 1942 par la police de Vichy. Déporté en Pologne. Son frère Natan et lui s’évadent de leur camp, mais seront repris. Meurt à Varsovie en 1944.
Natan meurt en 1946.
LÉVY
Jean-Paul
Terminale
en 1942-1943
Arrêté à la rafle de Bourg du 10 juillet 1944.
Fusillé comme Israélite, avec son père et son grand-père au massacre des Vennes.
LUMALÉ
René
Première
en 1942-1943
Normalien. Appelé aux Chantiers de jeunesse en juillet 1943. En septembre 1944 s’engage dans la 1re Armée. Prend part à la campagne d’Alsace.
Tué à Mörsch (Sud de Karlsruhe) le 6 avril 1945.
MENNEL
Jean (ou Alfred)
Terminale
en 1908-1909
Né en 1892 à Montbéliard. Déporté politique.
Meurt à Buchenwald en 1944.
MILLET
Jean
Seconde
en 1938-1939
Passe du lycée à la Martinière de Lyon. Entre en résistance dès l’automne 1940. Agit à la fois dans l’Ain et à Lyon. Engagé au Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) de Londres fin 1942. Responsable des services atterrissages-parachutages. Arrêté le 15 avril 1944.
Mort à Neuengamme le 2 mai 1945.
MONTANGE
Paul
Première
en 1937-1938
(et 1938-1939 ?)
Classe de philosophie au lycée Ampère. Chantiers de jeunesse en 1941-1942, puis École de laiterie de la Roche-sur-Foron. Prend le maquis en Dordogne en septembre 1943. Capturé par les GMR (Groupes mobiles de réserve) en octobre. Camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (près de Toulouse). Déporté fin juillet à Leauplöbnitz près de Magdebourg.
Meurt le 30 mars 1945.
PAGE
Roger
Première
en 1942-1943
Arrêté en 1942, puis relâché. Prend le maquis à la ferme de la Montagne, à Hotonnes en 1943. Défile le 11 novembre à Oyonnax. Arrêté à Billiat en février, et déporté.
Meurt à Mauthausen le 7 juillet 1944.
PEILLON
Raymond
Seconde
en 1918-1919
Arrêté à Oyonnax.
Fusillé par les Allemands le 13 juillet 1944.
PERRET
Jean
Terminale
en 1938-1939
Instituteur. Aide son frère Léon, blessé au maquis, à s’évader de l’hôpital de Bourg. Tous deux retournent au maquis à Saint-Martin-du-Mont.
Ils y sont tués le 6 juillet 1944.
RABEYRIN
Jean
Seconde
en 1939-1940
Rejoint le maquis en mai ou juin 1944. Gravement blessé à Tanvol, au nord de Bourg le 18 juillet 1944.
Meurt à l’hôpital de Nantua le lendemain.
RABEYRIN
Jean
Seconde
en 1943-1944
Normalien de 1re année. Prend le maquis dans le Revermont début juin 1944.
Tué le 2 septembre à Varennes-sur-Sauveur.
SCHMIDT
Pierre
Professeur adjoint Surveillant général sous le nom de Bourgeois, car alsacien. Arrêté par la Milice à la rafle du lycée du 5 juin 1944. Incarcéré. Relâché, prend le maquis.
Blessé le 1er septembre à Pont-de-Chazey, meurt à l’hôpital américain de Rives, dans l’Isère.
SORDET
Raymond
Première
en 1939-1940
Appartient, avec Michel Caillaud, neveu du général de Gaulle, au réseau « Charette ». Agent du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA). Relève les plans de la base allemande sous-marine de Toulon et les transmet à Londres.
Arrêté peu après, fusillé le 31 mai 1944 à Lyon-la-Doua.
TOURRETTE
Serge
Quatrième
en 1939
Lieutenant dans le réseau Charette (côte méditerranéenne) ; Raymond Sordet est son capitaine. Engagé dans la même mission, puis arrêté en même temps que lui.
Fusillé également le 31 mai 1944 à Lyon-la-Doua.
VERMEIL
Firmin
Terminale
en 1940-1941
Engagé dans le groupe de chasse Normandie-Niemen.
Meurt sur le front russe dans la région d’Orel (probablement en août 1943).
VÉROLLE
Michel
Terminale
en 1939-1940
Élève de Normale supérieure. Arrêté lors de la rafle de Bourg du 10 juillet 1944.
Déporté à Neuengamme. Meurt avec son ami Tiersot, lors du naufrage du Cap Arcona parti de Lübeck et coulé en mer Baltique par l’aviation britannique (6 000 naufragés, 450 rescapés).
VOISIN
Paul
Terminale
en 1940-1941
Réfractaire du STO, arrêté en mai ou juin 1943. Incarcéré probablement à Montluc puis envoyé à Compiègne.
Meurt à Buchenwald fin 1943.
WALTER
André
Seconde
en 1938-1939
Membre de l’État-major des FTP zone sud.
Arrêté lors d’une réunion le 17 mai 1944 Fusillé le 17 juin à Saint-Laurent-de-Mure.

Liste des élèves du lycée Lalande morts pour leur engagement pour la France.
© Association Résistance lycée Lalande
http://www.lalande2.com

  • 2. En novembre 1942, la création des MUR (Mouvements unis de la Résistance) entraine aussi la fusion des mouvements des jeunes de Libération, Combat et Franc-Tireur dans les FUJ (Forces unies de la jeunesse).