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Entrer en résistance

La colère et la révolte contre l’humiliation de la défaite conduisent Robert Cadec dans une résistance active et armée

Juin 1940, les Allemands arrivent à Saint-Brieuc. Premier choc pour Robert Cadec, qui n’a que 13 ans : « Dans la cour de la caserne Charner, 600 militaires français désarmés ». Pour les garder, « quatre Allemands et deux mitrailleuses. Je suis outré de la disproportion. »
L’envie de résister qui naît à ce moment ne le quittera plus. Le 1er novembre 1942, en 2e année de cours complémentaire Curie « dont les classes ont été transférées à l’école de musique », il organise sa première manifestation en compagnie de trois camarades : Gaulthier, Castellier et Jean Boulmer « qui en février 1944 sera pris par les Allemands et déporté ». À 16 heures, suivant un appel du général de Gaulle, en cours de physique, alors que le professeur a le nez sur le tableau, ils demandent à la classe de se lever et d’observer 5 minutes de silence. « Nous sommes renvoyés tous les quatre pour huit jours. » […]

Par la suite, son action le conduit au maquis et prend un caractère militaire.

Ses premiers contacts avec les FTP datent de septembre 1943. Il a 16 ans. « Je suis affecté au groupe Max Lagadec. Début janvier 1944, j’assure la surveillance durant le sabotage de trois locomotives » au dépôt de Saint-Brieuc […]
Le 6 juin, [1944] son groupe rejoint le maquis de Squiffiec pour y constituer le maquis de Landébaëron […]
Le 4 août, il fait partie des 400 résistants qui entreprennent de libérer Paimpol. Le lendemain, accrochage avec les Allemands sur la route de Lézardrieux. Le 6, deux détachements dont le sien barrent la route à une colonne allemande, près de Bourg-Blanc. L’accrochage est violent. Les Allemands tirent au mortier.
Robert Cadec ira ensuite, jusqu’au 8 mai 1945, sur le front de la poche de Lorient, avec le grade de sous-lieutenant qu’il conservera après guerre.

Source : Association lycéenne pour la mémoire de la Résistance et de la Déportation. Lycée Jean-Moulin, 5 rue du Vau-Gicquel 22 000 Saint-Brieuc.
http://almrd22.fr/

Les résistants du lycée Condorcet sont peu nombreux mais prennent part à toutes les formes de résistance

« On peut estimer à une quarantaine le nombre d’élèves résistants du grand lycée (soit là encore 3 % des effectifs) dont 5 ont été médaillés de la Résistance au titre du lycée Condorcet (d’autres qui venaient de quitter le lycée ont reçu la médaille de la Résistance à titre personnel). Les 5 médaillés de la Résistance, qui avaient tous entre 17 et 19 ans en 1944, sont Jean Fretigny, Gilbert Garrigues, Roger Bridier, Jean Conil et Pierre Weill […] On peut donner d’autres noms de lycéens courageux : Roland Coty et Serge Demeaux, arrêtés lors de la manifestation lycéenne du 11 novembre 1940 place de l’Étoile ; Manuel Pillet et Jean Rodier, exclus du lycée dans le courant du premier trimestre 1940 pour « inscriptions politiques » ; Jean Kalmbacher, arrêté en juin 1941 dans la salle même où il passait l’écrit du baccalauréat pour avoir dessiné des caricatures de soldats allemands, retrouvées dans le portefeuille d’un de ses camarades arrêté la veille ; Jean Collin, membre d’un réseau d’aide aux aviateurs britanniques tombés au-dessus de la région parisienne ; Serge Apikian, passé dans la clandestinité en 1943 sous le pseudonyme de Martin ; Daniel et François Heidsieck, membres des FFI des Vosges à l’été 1944, le premier tué au combat.

Source : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/56/58/59/Discours-Pierre-Albertini-18-mars.pdf

En classe

Piste pour l’exploitation des documents

D’après ces témoignages, peut-on parler en 1940-1941 de résistance organisée ? Quelles formes prennent les manifestations d’opposition à l’occupation et à la collaboration ? Quelles sont les motivations des témoins et personnes évoqués dans ces textes ?
Décrivez le processus et les étapes qui conduisent certains lycéens à s’engager plus en avant dans la Résistance. Pour vous aider à répondre, vous pouvez utiliser les deux témoignages ci-dessous.

Jugement de Marcel Rosette sur le développement de la Résistance

« Parce que la Résistance a commencé dès 1940 avec des hommes et des femmes en petit nombre mais déterminés, avec de faibles moyens mais inventifs, elle va alors s’amplifier et s’élargir partout, au lycée, à Bourg, dans l’Ain. Ensuite, organisé à l’AS, je passe mes vacances d’été comme agent de liaison entre le maquis de Chavannes et le PC du commandant Romans. Enfin, jusqu’à la Libération, je termine mon engagement dans la Résistance au Ier Bataillon FTP.
Résister, c’était en même temps dire NON à l’oppression, rêver à un autre avenir et agir pour y parvenir. »

Source : Association Résistance lycée Lalande
http://www.lalande2.com

La réflexion de Raymond Aubrac sur l’engagement

« Pour s’engager en résistance, il faut d’abord constater l’injustice et la contrainte, et puis prendre la décision de transgresser les lois tout en acceptant les conséquences, autant qu’on peut les imaginer. Contraintes et injustices, tous ceux qui vivaient là les ressentaient, sauf une petite minorité qui en profitait. Mais la transgression est une étape plus difficile. »

Source : Association Résistance lycée Lalande
http://www.lalande2.com

Montrez à l’aide d’exemples cités dans l’ensemble des documents que certaines personnes (élèves, lycéens, professeurs ou administratifs) sans être engagées dans la Résistance peuvent par leurs propos ou leurs actions exprimer leur condamnation de l’occupation et du régime de Vichy.