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Le Tambour

Le film

Image extraite du film "Le Tambour"© ARD / Degeto

Fiche technique

Un film allemand de Volker Schlöndorff (Die Blechtrommel, 1979), scénario de Volker Schlöndorff, Jean-Claude Carrière, Franz Seitz et Günter Grass, d’après un roman de ce dernier, avec David Bennent (Oscar Matzerath), Angela Winkler (Agnes Matzerath), Mario Adorf (Alfred Matzerath), Daniel Olbrychski (Jan Bronski), Suzanne Flon (la concierge).
2 h 22 min

Présentation

S’appuyant sur la vision d’Oscar, un enfant qui refuse obstinément de grandir, le film de Volker Schlöndorff reprend l’art du grotesque et de l’ironie du roman homonyme de Günter Grass, duquel il est adapté, et porte un regard caustique sur plusieurs décennies chaotiques de l’histoire allemande.

Synopsis

En 1899, dans un champ non loin de Dantzig, un homme en fuite se réfugie sous les jupes d’une paysanne kachoube. De là naîtra Agnes Bronski qui elle-même mettra au monde le petit Oscar en 1924. Entre l’épicier allemand Alfred Matzerath et le cousin Jan Bronski qui se penchent sur son berceau, l’enfant ne sait qui est son père. Le jour de ses trois ans, Oscar reçoit un tambour en fer-blanc et décide de ne plus grandir pour ne pas ressembler aux adultes. Témoin de la montée du nazisme, le jeune garçon assiste à l’attaque de la poste de Dantzig le 1er septembre 1939 au cours de laquelle Jan est tué. Après le suicide de sa mère, il se joint à la tournée européenne d’une troupe de Lilliputiens appartenant à un cirque qui travaille pour le Reich. Enfin, il est spectateur de l’entrée des troupes soviétiques dans sa ville de Dantzig et de la mort d’Alfred avant de partir pour l’Ouest.

Contexte de la création

Au moment où il prépare son film adapté de l’œuvre de Günter Grass (1959), « le roman le plus infilmable » selon Die Zeit, Volker Schlöndorff est conscient que sa crédibilité dépend du choix de l’acteur qui incarnera Oscar. La chance lui sourit quand il rencontre David Bennent, fils de l’acteur Heinz Bennent, un garçon d’une douzaine d’années atteint de troubles de croissance. Ce choix satisfait tant le réalisateur qu’il renonce à tourner la fin du livre (qui va jusqu’à l’annonce de la mort de Staline en 1953) pour éviter de devoir le remplacer par un adulte. À propos de son jeune acteur, Schlöndorff déclare : « Oscar n’est pas un nain, c’est un enfant. En préparant l’adaptation, j’ai pensé au Chaplin des débuts. Oscar, c’est aussi The Kid. C’est la révolte de l’enfant contre le monde des grandes personnes. » Au milieu des années 1990, un épisode absurde fut ajouté à cette grande fresque sur la folie des hommes puisque le film fit l’objet d’une chasse aux sorcières aux États-Unis en raison des scènes de sexe explicites entre Oscar et la bonne Maria.

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