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Fahrenheit 451

Le film

Photo - Film "La Belle Personne"© MK2

Fiche technique

Un film franco-britannique de François Truffaut (1966), scénario de François Truffaut et Jean-Louis Richard, d’après le roman de Ray Bradbury, avec Oskar Werner (Montag), Julie Christie (Linda/Clarisse), Cyril Cusack (le capitaine).
1 h 48 min

Présentation

Une société où les pompiers brûlent les livres pour le bien de la population, des êtres qui résistent en apprenant par cœur des livres entiers, c’est le monde totalitaire de Fahrenheit 451. D’après Ray Bradbury, ce film d’anticipation de François Truffaut s’insurge contre toutes les formes de censure et clame son amour de la littérature.

Synopsis

Considérés comme subversifs par la société totalitaire où règne l’audiovisuel, les livres sont brûlés par les pompiers eux-mêmes. Parmi eux, Montag, bon petit soldat du feu apprécié de son capitaine, est un jour abordé par Clarisse, une jeune femme ressemblant à son épouse Linda. Physiquement seulement, car, pour le reste, Clarisse est tout le contraire : vive et intelligente, elle conteste avec douceur la plupart des lois en vigueur. Leurs discussions amènent peu à peu le pompier pyromane à reconsidérer le sens de sa fonction puis à basculer dans la dissidence suite à l’immolation par le feu d’une vieille bibliophile, amie de Clarisse. Dès lors, Montag dissimule et lit des livres chez lui jusqu’au jour où sa femme le dénonce aux pompiers. Contraint de fuir, il rejoint une forêt où se cachent les « hommes-livres », des êtres ayant chacun appris un livre par cœur avant de le brûler. Après avoir retrouvé Clarisse, Montag se met à son tour à mémoriser une œuvre.

Contexte de la création

Débuté en janvier 1966, le tournage de Fahrenheit 451, adapté du roman de Ray Bradbury, s’avère difficile. Des problèmes avec son acteur Oskar Werner, une production très lourde et une gêne avec la langue du film que Truffaut connaît mal (lui, si sensible à la musicalité du langage, regrette de ne pouvoir en saisir toutes les subtilités) épuisent l’auteur des Quatre Cents Coups. Mais son plus gros souci concerne tout ce qui touche à la science-fiction. « Les choses de science-fiction sont très difficiles à réaliser et risquent souvent d’être ridicules. À un moment, Bradbury écrit : “La ville bourdonnait”, eh bien, c’est très difficile de faire bourdonner une ville. J’ai voulu éviter tout dépaysement systématique. C’est pourquoi j’ai demandé à Bernard Herrmann une musique dramatique de type traditionnel sans aucun caractère futuriste. » Selon Truffaut, le succès du film dépend de sa crédibilité. « Car, tout en étant très simple, le postulat est très excentrique et il fallait le rendre plausible sans lui faire perdre sa fantaisie. Au fond, il s’agissait d’un problème de dosage entre le quotidien et l’extraordinaire et, sans cesse, il était nécessaire de passer de l’un à l’autre et de les entremêler. »