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Hôtel du Nord

Le film

Photo - Film "Hôtel du Nord"© MK2/Roger Kahan

Fiche technique

Un film français de Marcel Carné (1938), scénario d’Henri Jeanson et Jean Aurenche d’après le roman d’Eugène Dabit, avec Arletty (Raymonde), Louis Jouvet (M. Edmond), Annabella (Renée), Jean-Pierre Aumont (Pierre).
1 h 35 min

Présentation

S’il existe une réplique légendaire, c’est bien « Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? » Point d’orgue du film de Marcel Carné avec Arletty et Louis Jouvet, elle n’a pu gagner l’éternité du septième art que parce qu’elle cristallise l’essence d’un certain cinéma français.

Synopsis

On célèbre une communion dans un hôtel situé sur le bord du canal Saint-Martin, à Paris, lorsqu’un jeune couple (Pierre et Renée) vient y prendre une chambre. Dans la nuit, Pierre et Renée tentent de se suicider. Alors que, par lâcheté, son amoureux indemne a pris la fuite, la jeune femme, blessée, est soignée dans l’hôtel où elle devient finalement serveuse. Dès lors, son destin se mêle à celui des clients de l’hôtel du Nord, notamment le couple formé par Raymonde la prostituée et son souteneur M. Edmond. Ce dernier s’éprend de Renée et, poursuivi par d’anciens complices, cherche à s’enfuir avec elle. Mais Renée se dérobe.
Revenu à l’hôtel du Nord, Edmond est abattu par les gangsters tandis que le couple de Pierre et Renée se reforme dans les flonflons du 14 juillet.

Contexte de la création

Revenons sur la genèse de ce film. En 1938, après le succès de Quai des brumes, un producteur propose à Marcel Carné un projet avec Annabella, vedette française à Hollywood. Carné songe à adapter L’Hôtel du Nord d’Eugène Dabit, dont il aime « le populisme sensible et tendre ». Mais Jacques Prévert, son complice de Drôle de drame et du Quai des brumes, étant aux États-Unis, Carné fait appel à Jean Aurenche et Henri Jeanson pour le scénario. Or, Jeanson le féroce ne trouve guère de talent à Annabella et déteste Jean-Pierre Aumont ; il se passionne en revanche pour deux personnages secondaires, Raymonde, la prostituée gouailleuse, et Edmond, le maquereau mélancolique. C’est ainsi qu’Arletty, jusque-là vouée à des rôles de figuration chez Guitry ou Feyder, devient du jour au lendemain une reine de l’écran.