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Tess

Le film

Image extraite du film "Tess"© Pathé International

Fiche technique

Un film franco-britannique de Roman Polanski (1979), scénario de Roman Polanski, Gérard Brach et John Brownjohn, d’après le roman de Thomas Hardy, avec Nastassja Kinski (Tess), Peter Firth (Angel Clare), Leigh Lawson (Alec d’Uberville).
2 h 44 min

Présentation

Adapté du roman victorien de Thomas Hardy, le onzième film de Roman Polanski est un chant d’amour déchirant situé en plein cœur de la société rurale britannique du xixe siècle. Truffé de références picturales romantiques, le film porte également un regard judicieux sur les aléas de la condition humaine.

Synopsis

Dans le Dorset, fin xixe siècle. Après avoir appris qu’il est un lointain descendant des d’Urberville, John Durbeyfield, pauvre revendeur de village, envoie sa fille aînée Tess chez de supposés cousins, pécunieux propriétaires des environs. Engagée pour surveiller la basse-cour, Tess est violée par Alec, le fils de cette famille de parvenus. Embauchée ensuite dans une ferme laitière, elle s’éprend d’Angel Clare, un jeune agronome, fils de pasteur, qui la demande en mariage. Le soir des noces, Tess confesse son ancienne mésaventure à Angel qui, aussitôt, l’abandonne pour partir au Brésil. Les années passent alors... Devenue ouvrière agricole, Tess finit par accepter de redevenir la maîtresse de l’odieux Alec, quand réapparaît Angel. Sous l’impulsion de son amour pour lui, elle tue Alec et s’enfuit avec Angel. Très vite, les deux époux enfin réconciliés sont arrêtés. Tess sera jugée et pendue.

Contexte de la création

Une première version muette tournée pour la MGM du vivant de Thomas Hardy en 1924 déçut profondément son auteur (en particulier la fin transformée en happy end). À l’opposé de cela, Roman Polanski, certes en rupture de tons avec ses précédents films sombres et étranges, cherche à respecter la noirceur grandissante du roman. Outre que cette histoire d’amour tragique lui évoque sa défunte épouse Sharon Tate (le film lui est dédié), il est désireux de souligner le lyrisme violent des sentiments et le poids de la fatalité : « J’aime les choses émouvantes, confie-t-il à la sortie de Tess. Je crois qu’il y a encore une belle part de romantisme polonais en moi. Bien sûr, d’autres aspects du livre ont présidé à mon désir de réaliser ce film, comme le côté “destinée”, ironique, à cause de la rencontre de hasard du père et du pasteur au début, qui change complètement la vie simple de cette fille en tragédie, par le poids du fatum. C’est un problème qui m’a toujours fasciné, que nos destinées sont le résultat de coïncidences a priori anodines. »