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Filmer le bonheur

Le thème

<i>Partie de campagne </i>de Jean RenoirPartie de campagne de Jean Renoir
© Les Films du Panthéon

Présentation

Le bonheur est ineffable et ne se laisse pas appréhender aisément par les mots, comme en témoigne Nathalie Sarraute dans son roman autobiographique Enfance (1983) qui dit bien les limites du souvenir et l’insuffisance du langage à retranscrire ce bref moment de plénitude.

Au cinéma non plus, le bonheur n’est pas facile à attraper. En effet, filmer ce sentiment trop longtemps et de trop près peut vite sembler mièvre et insipide à l’écran. Certains réalisateurs n’hésitent pourtant pas à le mettre en scène, comme F. W. Murnau qui, dans Tabou (1931), filme le bonheur de manière quasiment documentaire, ou Agnès Varda qui, dans Le Bonheur (1964), aborde la question d’un point de vue moral et critique. Et les films qui sont traversés par des moments de bonheur ou connaissent des fins heureuses (le happy end) sont légion.

Il s’est même trouvé des tentatives, dans l’histoire du cinéma, pour codifier une écriture du bonheur, ainsi dans le cinéma de propagande soviétique et chinois qui représente l’avènement d’un homme nouveau ou dans la comédie musicale américaine qui raconte la marche de héros optimistes vers la réussite.

Dans ce dossier, nous privilégierons des écritures relevant d’une quête personnelle du bonheur en nous arrêtant sur quatre extraits de films où les personnages vivent une parenthèse enchantée sur une île et nous tenterons de dégager les procédés d’écriture qui racontent ce bonheur à l’écran : Partie de campagne (1936) de Jean Renoir, Monika (1953) d’Ingmar Bergman, Pierrot le fou (1965) de Jean-Luc Godard et La Ligne rouge (1998) de Terrence Malick.

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