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Femmes philosophes et philosophie

Hiver 2012

Présentation d'ouvrages

Florence Dupont

Rome, la ville sans origine

Gallimard, « Le Promeneur », 2011, 202 pages

« Tout Romain est symboliquement un descendant d’Énée, c’est-à-dire qu’il est issu d’une famille fondée par un homme venu d’ailleurs, un externus qui s’est fixé dans une ville de l’imperium où il a oublié son passé. Cette famille est, métaphoriquement, latine jusqu’au jour où un fils deviendra totalement citoyen romain. »

(p. 171-172)

 

Jamais une notule aura été à ce point paraphrastique, comme une sorte de rhapsodie des phrases du livre, dont en réalité on aurait envie de tout recopier tant il est bel et bon. Choix des citations, sens de la formule, audace de la pensée et pertinence des rapprochements qui brisent le fil du temps, humour et mélange des genres, au sens où Dupont s’est appropriée la satura propre aux Romains, ce que Montaigne, lui qui avait été élevé, comme les Romains avec le grec, en une langue étrangère – le latin – par sa nourrice et au son de quelque musique, appela du beau mot d’innutrition.

« Rome, ville ouverte, inachevée.

Les Romains ne parlaient pas romain – mais latin.

La “Grèce” est une invention de Rome, les Grecs s’appelaient eux-mêmes “Hellènes”.

Il existe de la fondation de Rome jusqu’au Ier siècle avant J.-C. 25 versions différentes.

Le récit de Remus et Romulus, ainsi que celui d’Énée, n’est pas ancien.

Distinguons la patrie comme terre des patres de la patrie par la naissance, naturelle…

La fabrication de faux archaïques est à Rome un art national.

L’Énéide n’est pas le récit de la fondation de Rome par Romulus, mais de Lavinium par Énée.

Énée est un citoyen d’Archasie.

Tout romain était à la fois citoyen de Rome et citoyen de la ville qui était son origo, même s’il pouvait n’avoir jamais habité ni dans l’une ni dans l’autre. »

Pourquoi cette recension dans un numéro consacré aux femmes ? D’abord parce que assurément Florence Dupont, historienne, anthropologue, a un projet spéculatif d’ampleur, qui, nourri de la latinité et de la philosophie latine singulière qui s’est développée à Rome où l’on philosophe sous une forme poétique (avec Lucrèce) ou par lettres (avec Sénèque) de façon que la relation entre la figure de l’Autre, c’est-à-dire de la « Grèce », et soi se crée par différenciation, mimant le processus de la pensée même. Nous avons la chance cette année de pouvoir réapprendre à savoir, avec Bollack[1], que philosophie et philologie ne sont pas de lointaines cousines, et à reconnaitre, avec Blumenberg[2], la dignité de l’anthropologie philosophique qui « ne garde de l’histoire que la distance », écrit Florence Dupont. En outre Virgile brise la succession patrilinéaire, au profit d’une double filiation patrilinéaire et matrilinéaire, où les Troyens seront des mères et les Latines des pères : lorsque Énée, Troyen, arrive dans le Latium, il n’y a plus de Troyennes ; car il a perdu son épouse Créüse pendant la prise de Troie et les Troyens ont abandonné leurs femmes en Sicile. Les Troyens donc s’uniront à des « indigènes », de telle sorte que tous les Troyens disparaissent dans le peuple latin, non pas la race, mais la culture, à savoir les noms, les mœurs et la langue, et aussi la religion. C’est un métissage asymétrique, puisqu’on perd la troyenneté ; le mouvement même d’Énée, c’est de laisser derrière lui le passé, à la fois ses « origines » ethniques, mais aussi la forme de l’épopée, pour que non pas lui-même mais ses enfants, voire ses petits-enfants (car à Rome la mémoire fonctionne sur trois générations ; preuve les jeux séculaires, pour atteindre l’époque où les générations se sont complètement renouvelées et non pas selon une base quantitative de cent années) deviennent Romains. Et Florence Dupont nous donne quelques pages de présentation irrévérencieuse, et inoubliable sur l’Énéide par rapport au « modèle » homérique, modèle qui est parodié, maltraité, en même temps qu’il est sans cesse présent, comme l’était la Grèce pour Rome, présente et absente, l’autre et le même, si bien que des Romains ont pu être plus grecs que les Grecs. Entre Rome et la Grèce, c’est une oscillation permanente d’identité et d’altérité.

 

Entre origo et civitas, en passant par la filiation, telle est l’identité du Romain, qui n’est donc pas une identité, au sens moderne du terme : « La citoyenneté romaine était vide de toute définition identitaire, culturelle, ethnique, religieuse, linguistique ou autre. » L’identité, qui porte en soi sa variante ou pathologique « nationale » est une construction historique récente et point du tout universelle, et même pas du tout intelligible pour une Antiquité dont pourtant les divers penseurs et politiques se réclament pour projeter leurs propres conceptions d’une identité nationale qu’il s’agit de promouvoir. C’est ainsi que Virgile a pu servir d’alibi « intouchable » à l’idéologie nationaliste, par interprétation abusive et scandaleuse que ce livre nous invite à déconstruire. Nous ne sommes pas condamnés à l’identité nationale, affirme Florence Dupont, si elle doit être cet enfermement qu’elle est devenue aujourd’hui, sans que pour autant nous soyons condamnés à destruction, dislocation, naufrage, déclin. Au contraire, si nous en croyons l’exemple de Rome dont l’histoire séculaire est celle d’une longue série d’apogées, et qui ne vécut jamais comme une menace contre son identité l’accès à la citoyenneté de milliers et de milliers d’étrangers qui affluaient dans la ville, Gaulois, Grecs, Numides, Nubiens, Égyptiens ou Juifs, d’Orient ou d’Occident. Bien au contraire, Rome encourage par exemple les Grecs à préserver leur altérité à l’intérieur de l’empire, mais il en résulte que les différentes cités convergent néanmoins vers une culture romaine commune – les thermes, le théâtre, etc. Tout cela grâce à la procédure juridique de naturalisation, inouïe, inventée justement au Ier siècle av. J.-C., qui permit aux peuples vaincus d’Italie, au lieu de constituer des populations soumises, toujours susceptibles de se révolter, de se fondre dans le populus romanus sans perdre leurs identités originelles. Il s’agissait d’attribuer à tous les citoyens une origo un lieu d’ancrage dans l’impérium ; cette origo qu’un Romain héritait de son père et transmettait à son fils lui donnait accès à la citoyenneté. Cette origo qui est un lieu et un lien. Ainsi ce territoire peut-il s’agrandir à l’infini, sans résistance à la romanisation. « Nous n’avons peut-être pas besoin d’identité nationale. »

C’est pour montrer que l’origo n’est pas soluble dans la philosophie grecque et que l’Énéide, loin d’être un récit grec de fondation (car comme il n’y a de cité que grecque, tout récit de fondation est par force grec, et cela sans aucune considération ethnique, mais simplement parce que l’espace unifié est grec), est un adieu à ce modèle qui est désigné comme une origo, une altérité, que Dupont nous convie à une approche anthropologique de l’Énéide, ce prétendu « poème national ». Rappelons, de ce savant extraordinaire, quelques titres, qui ont durablement marqué nos études et continuent à marquer notre construction intellectuelle, à l’heure où la civilisation romaine, avec cette importance qu’elle a prise à la télévision récemment, semble faire un timide retour[3] – La Vie quotidienne du citoyen romain sous la République, L’Affaire Milon, le magnifique ouvrage sur L’Acteur-roi, pour ne rien dire de ce prodigieux ouvrage qu’est Façons de parler grec à Rome[4]. Dans ce livre dédié à cet autre grand penseur qu’est Yan Thomas, ferme à la fois dans ses présupposés théoriques – par exemple par la distinction entre une archéologie mythologique et une archéologie scientifique, deux opposés en fait malgré les apparences, qui permet à l’auteur de caractériser la science contemporaine et de la remettre à la grande place qui est la sienne, sans en faire l’horizon indépassable de tout savoir humain – et dans ses démonstrations sur pièces, Dupont s’attache à décrire l’imaginaire romain de la citoyenneté, et à cette particularité unique dans l’Antiquité que Rome a dû sa richesse et puissance à son immense population de citoyens libres et d’origine étrangère, des ennemis vaincus puis intégrés à l’impérium. Il suffit d’une sorte d’extension des possibles lieux d’origine : d’abord seulement les cités latines (et pour être des cités, il faut qu’elles soient « grecques », c’est-à-dire répondant à une représentation de la citoyenneté qui est le contraire de celle de Rome, une ville refermée sur soi, complète dès sa fondation), puis ailleurs, jusqu’en Gaule, en Germanie…

 

Cet essai s’articule en deux parties, un premier temps où Dupont dénoue les fils de cette conception hors du commun, dont son rapport à la Grèce, pour conclure qu’on ne peut faire une histoire de Rome où il y aurait au début deux entités séparées, entièrement définies avec une identité propre. En réalité, l’identité romaine s’est construite tardivement, en s’opposant à une identité grecque tout aussi construite. Rome ne pouvait donc pas dire cette identité non grecque par un discours des origines nécessairement pris dans son hellénisme organique.

Même Caton ne présente pas une version italienne des origines de Rome : pour lui, les Latins sont le résultat d’une union des Aborigènes grecs[5] et d’Orientaux (les Troyens d’Énée), et on est donc loin d’une identité romaine, latine, italienne, occidentale. L’origine peut être étrangère, extérieure, car l’origine n’est pas l’être du peuple. Voilà pourquoi il existe une multitude de récits de fondations, instables et variables, qui peuvent toujours inventer un avant de l’avant. Un récit raconte, par exemple, comment le fondateur de Troie était en fait un Étrusque – et c’est un jeu sans fin. En réalité, Rome est une culture de l’orthopraxie sans contrainte dogmatique ni croyance : ce qui compte est le rituel exactement effectué, et F. Dupont propose une analyse surprenante – mais tellement convaincante – rituel qui conduisait chaque année, le 15 mars, pour ouvrir l’année civile, (et date de l’assassinat de César, comment serait-ce un hasard ?) les consuls en pèlerinage à Lavinium, où se trouvaient les Pénates de Rome, qui donc ne se trouvaient pas à Rome. Là encore l’extériorité du cœur de la ville, et comme il est besoin d’une origo externe.

Dans le fond, qui sont les Latins ? On peut seulement dire, contrairement à l’idée qu’ils incarneraient une quelconque identité italienne des Romains face aux Grecs et aux Troyens, que le nomen latinum est une étape possible dans la procédure d’acquisition de la civitas. Il n’y a pas d’imaginaire identitaire archaïsant en Italie avant le ier siècle, si bien que, bien plus encore, plus on remonte dans le temps des peuples d’Italie, plus on rencontre de Grecs. L’origine ou l’existence des Latins n’importe pas, ils n’ont aucune identité propre, mais l’usage de la langue latine est un signe identitaire dans la mesure où cette langue latine, loin de rester un dialecte local, est imposée comme un autre grec, langue de la civilisation.

Puis Auguste vint. La reformulation du récit de fondation a partie liée avec son accession au pouvoir, qui se pense comme une nouvelle fondation. Aussi propose-t-il trois gestes symboliques, en relançant le pèlerinage à Lavinium, en érigeant sur le champ de mars l’autel de la Paix orné de bas-reliefs qui en représentent l’image, associé à deux autres images de rituel, les Lupercales[6], le sacrifice de Lavinium et le sacrifice annuel à l’autel de la Paix lui-même (Ara Pacis), et en commandant à Virgile d’écrire une épopée sur la migration d’Énée puis sa ville détruite jusqu’en Italie – trois actes de mémoire qui ont Lavinium en commun, où se commémore l’origo. En réalité, Lavinium ne peut être l’origo de Rome sans Rome, et l’archaïsme virgilien est une fiction textuelle, une poétique permettant une origo au présent, un espace-temps instable entre Homère et le présent du poète où se déplace Énée. Cet espace-temps est ce que Dupont appelle du néologisme d’Archasie.

Car les romains sont issus symboliquement de Lavinium la ville latine. Ils sont donc une première fois « étrangers » avant de devenir citoyens romains. Mais Énée lui-même vient d’ailleurs, de Troie, pour fonder Lavinium, ce qui redouble l’étrangeté des Romains, ses « enfants ». Lavinium confère donc aux Romains une double altérité ; celle d’une ville latine et celle de son fondateur grec – ou troyen. Deux altérités incluses dans la citoyenneté. Ce qu’apporte la figure d’Énée le Troyen est une altérité formelle ; ce qui importe est qu’il ne soit jamais arrivé à Rome.

 

Virgile compose donc un texte qui ressemble à une épopée grecque, mais en réalité s’en démarque radicalement, en procédant d’abord à la sortie du réseau mythographique des fondations puis en procédant à un commencement absolu, sans génération ascendante. L’Énéide est un remake, un bric-à-brac, avec toute la distance de l’imitation. Et Dupont d’entrer dans le plus fin détail de la comparaison entre les deux épopées, à commencer par les premiers mots : face au « chante déesse » d’Homère, Virgile affirme un « je chante » : son poème est celui de la dénégation des origines.

L’origine désigne donc les descendants, et non pas la fondation. Puis ce tour de force qu’est la superposition de la course de bateaux au cours des jeux funèbres d’Anchise mimant, sur le mode burlesque, la course de chars de l’Iliade lors des funérailles de Patrocle. Des anachronismes et des détails ô combien contemporains de Virgile sont dressés en face du désir de créer un monde archaïque parfaitement mythique – bref, une écriture cocasse que cette Archasie dont Énée est le citoyen, lui qui liquide ses ascendants et dont le descendant portera le nomen latinum. L’origo est un avenir sans passé et définit un homme par sa descendance, à l’inverse de la généalogie qui définit le héros à partir de son passé par son ascendance. Contre les récits généalogiques, à Rome l’étymologie remplace la filiation, et l’on fabrique l’origo familiale par l’étymologie. Finalement, n’importe quel mot latin peut recevoir une étymologie grecque sans que le latin soit originellement du grec… Les mots comme les familles romaines peuvent revendiquer une origo les rattachant à l’hellénisme organique de Rome. Énée, citoyen d’Archasie, est, par tout le dispositif de l’Énéide admirablement déconstruit et analysé par Dupont, arraché aux poèmes de fondation. Il reste étranger, mais sa descendance sera italienne… Pour autant, il n’y a pas de métissage ; les Latins (dont est l’épouse d’Énée, Lavinia) restent latins en s’unissant aux Grecs. Leur seule identité est d’être de futurs romains.

On comprend que, se fabriquant ainsi une généalogie ascendante, Auguste demande à Virgile de le relier à Énée par la gens Julia et fasse revivre les anciens rites civiques, car l’identité de Rome ne tient pas à la nature de ses origines, mais à la distance infranchissable qui lie l’origo et le temps présent, le latin étant et n’étant pas du grec, et Rome étant et n’étant pas à Lavinium. Entre l’origo toujours potentiellement grecque et le latin moderne, il y a une langue archaïque et perdue, qui interdit toute continuité historique entre l’un et l’autre, que l’on peut entendre dans le chant des Saliens ou lire dans les livres sibyllins, car à Rome le terme de Grèce a été inventé semble-t-il lors d’un moment de péril extrême où Rome était menacée d’une invasion de Gaulois alliés aux tyrans de Syracuse. Ce péril obligea à consulter lesdits livres sibyllins, soit un fatras archaïque de vers grecs « sacrés » au sens obscur, dont les décemvirs donnaient une interprétation en vers latins, occasionnant souvent un rite religieux extraordinaire, ici l’enterrement vivant d’un couple de Grecs et d’un couple de Gaulois mais plus tard à l’introduction du culte d’origine étrangère par excellence, celui de Cybèle, dont le culte conjugue deux formes contradictoires, l’une phrygienne et exotique, interdite aux citoyens, l’autre, romaine, interdite aux étrangers et aux esclaves. La déesse de Phrygie est externa comme Énée – mais elle a été installée en plein cœur de Rome, à côté de la cabane de Romulus, sur le Palatin…

Cette altérité sans contenu est le matériau à partir de quoi le droit fait un Romain. Tout Romain est symboliquement un descendant d’Énée, c’est-à-dire qu’il est issu d’une famille fondée par un homme venu d’ailleurs, un externus qui s’est fixé dans une ville de l’impérium où il a oublié son passé. Tout Romain vient d’ailleurs. Il s’agit d’une acculturation fictive qui est l’effet du droit et ne contraint pas le nouveau Romain à changer de vie.

Pour autant, cet imaginaire juridique et rituel n’a pas été théorisé à Rome, car il n’avait qu’une fonction pratique – politique, liée à la paix, dont Auguste intronise l’autel. Il n’y a pas de notion exprimant l’unité du genre humain qui donnerait un fondement éthique à l’universalité politique romaine. L’humanitas romaine, que l’on prend souvent à tort pour l’équivalent de l’humanité comme essence de l’homme, est la capacité morale d’un homme à vivre en société. Et Dupont de retraduire la formule de Térence « Homo sum: humani nil a me alienum puto » : « Je suis n’importe qui, mais je pense savoir me conduire en société. »

Voyage donc hallucinant mais tellement raisonnable auquel nous invite Florence Dupont, qui nous fait entrer dans ce que l’on pourrait banalement appeler une propagande augustéenne, mais qui est plus proprement le royaume du politique. La pratique de l’origo telle que Rome la définit permet de faire table rase des origines. Voilà qui nous libère de la dictature de l’idée des origines, en quoi elle voit la synthèse et tous les pièges de la pensée occidentale moderne, dont celui de l’identité nationale, tous nés de l’obsession du discours historique, qui revient toujours à un grand ou à un petit récit. La grande mutation libératrice (mais l’Occident est-il prêt) consiste à en user autrement, à devenir Chinois, ou à devenir Romains, car les uns et les autres, explique Dupont, se détournant de tout langage ontologique et donc de la quête de choses possédant une essence intemporelle, règlent la question insoluble et tragique de l’intemporel et de l’inscription dans le temps en ne s’intéressant qu’aux processus.

Voilà, Rome est décidément d’actualité.[7]

 

Sylvie Taussig

 


[1] La Lecture insistante. Autour de Jean Bollack, sous la direction de Christoph König et Heinz Wismann, Paris, Albin Michel, 2011, 540 p.

[2] Hans Blumenberg, Description de l’homme, Paris, Cerf, 2011, 830 p.

[3] Et que ce soit ici l’occasion de rappeler le merveilleux Albucius de Pascal Quignard, et son œuvre en général qui transcende les genres, unissant littérature érudite et didactique, et écriture moderne, toujours en rupture.

[4] Lacune du notulier : je n’ai pas lu ses ouvrages sur la tragédie et sur Sénèque. J’arrêterai là mon exercice d’admiration. Que le lecteur profite de ce que cette saison théâtrale ait inspiré la Comédie française de mettre à l’affiche une tragédie de Sénèque dans sa traduction.

[5] Rome est-elle une ville grecque comme les autres ? Qui sont ces aborigènes, venus de Grèce et qui feraient l’origine commune avec les Grecs, bien avant des temps dont nous avons seulement le souvenir. Et Dupont de s’amuser de ceux qui cherchent une étymologie à aborigènes, sans voir que le mot décalque ce qu’ils sont – ab-origines – depuis les origines.

[6] Dont Florence Dupont aura élucidé le sens dans les pages précédentes.

[7] Cf. la diffusion en clair et en prime time, sur Arte, de la série, « ROME Saisons 1 & 2 » (États-Unis/Royaume-Uni/Italie, 2005, 10 x 52 min), Réalisation : Michael Apted, production : HBO.