Qu'est-ce qu'on n'indexe pas ?

L'indexation avec un thésaurus ne rend pas compte :

  • de la forme des documents (bibliographie, interview, rapport, norme) ;
  • de leur genre (conte, roman d'aventures...) ;
  • de leur support physique (diapositive, disque...) ;
  • de leur niveau d'utilisation (CP, collège...) ;
  • de leur domaine d'utilisation (histoire, géologie...).

Toutes ces informations seront indiquées dans d'autres champs de la notice bibliographique lorsqu'ils existent.
Les descripteurs bibliographie, diapositive, enseignement élémentaire, géologie appartiennent au thésaurus mais ils ne doivent être utilisés que lorsqu'ils représentent le sujet du document.

On n'indexe pas par principe :

  • les œuvres littéraires (prose, poésie, théâtre) ou philosophiques ;
  • les récits autobiographiques.

Mais on peut être tenté d'indexer certaines oeuvres qui ont un centre d'intérêt précis:

  • pour satisfaire les attentes d'un public néophyte ;
  • pour aider les recherches en histoire littéraire ou philosophique ;
  • pour faciliter les animations autour de la lecture.

Cette pratique n'est pas sans inconvénient car elle introduit une ambiguïté, ces mêmes descripteurs devant être utilisés pour désigner, par exemple, une étude sur le thème de la condition ouvrière dans la littérature française du XIXe siècle ; pour éviter la récupération de documents non pertinents, il faudra systématiquement ajouter à l'équation de recherche un critère de forme (roman, oeuvre littéraire ou philosophique) précédé, selon le cas, de l'opérateur ET ou SAUF (ET permettant d'obtenir tous les romans, toutes les oeuvres littéraires ou philosophiques, SAUF permettant de les exclure).
C'est pourquoi, si le système informatique le permet, il semble préférable de créer un champ thème littéraire et/ou philosophique alimenté grâce aux mots-clés d'une liste d'autorité établie avec les enseignants concernés ou le groupe gestionnaire de la banque de données auquel on appartient.