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Cendrillon

Glossaire

  • Cake-walk
    ou (cake walk) [n.m.] : danse afro-américaine, apparue dans l’État de Virginie à la fin du XIXe siècle et importé peu après en Europe via les cafés-concerts et music-hall. C’est une danse chaloupée sur une rythmique syncopée, qui imite la marche. Les colons blancs, amusés par cette danse de leurs esclaves, récompensaient les meilleurs danseurs d’un gâteau, d’où le nom de cake-walk, « marche du gâteau ». Debussy, avec Le Petit Nègre, Golliwogg’s Cake walk et General Lavine eccentric, s’est inspiré du cake-walk.
  • Falcon
    [n.f.] : type de voix de soprano, typiquement français. Soprano dramatique, à la tessiture centrale, très proche du registre de mezzo-soprano. Le nom vient de la cantatrice Cornélie Falcon (1814-1897), créatrice d’œuvres de Meyerbeer et Halévy.
  • Menuet
    [n.m.] : danse traditionnelle, devenue au XVIIe siècle une danse de cour, puis au XVIIIe siècle une danse stylisée intégrée à une œuvre musicale. Le menuet est le mouvement de divertissement au sein d’une symphonie ou d’une sonate. À partir de la fin du XVIIIe siècle, il est remplacé par le scherzo. L’emploi du menuet aux XIXe et XXe siècles est surtout fait pour souligner un archaïsme ou faire du néoclassicisme.
  • Pattern
    [n.m.] : anglicisme, de pattern, modèle. Motif rythmique de base d’un morceau. Souvent employé en jazz.
  • Rigaudon
    (ou rigodon) [n.m.] : à l’origine, le rigaudon est une danse traditionnelle provençale à deux temps. Très en vogue jusqu’au XIXe siècle, elle est à l’instar du menuet devenue une danse de cour, puis une danse « de caractère » intégrée aux spectacles de ballets. Tombé en désuétude à la fin du XIXe siècle, son emploi en musique classique est surtout destiné à donner des effets archaïsants ou néoclassiques.
  • Scherzo féérique
    [n.m.] : scherzo, de l’italien scherzare, jouer, plaisanter. Indication à la fois d’intention et de tempo, plutôt rapide et à trois temps. L’utilisation très virtuose de l’orchestre alliée à une transparence de l’orchestration (bois et cordes dans l’aigu) en accentue le côté féérique et fantastique. Mendelssohn (Le Songe d’une nuit d’été) ou Berlioz (La Damnation de Faust, Roméo et Juliette) ont particulièrement employé cette intention d’écriture.
  • Soprano colorature
    (ou soprano léger) [n.f.] : type de voix de soprano possédant la tessiture la plus aigüe. Colorature, dérivé de l’italien (coloré), désigne plus l’aisance dans les vocalises que la tessiture en elle-même. Principaux rôles de soprano colorature : La Reine de la nuit (La Flûte enchantée), La Folie (Platée), Lakmé (rôle-titre), Lucia di Lammermoor (rôle-titre), Gilda (Rigoletto), La Reine de Shemakha (Le Coq d’or), Lulu (rôle-titre), Venus/Gepopo (Le Grand macabre)...
  • Strette
    [n.f.] : de l’italien stretto, serré. Ce terme possède deux définitions : 1 – accélération subite de la pulsation, juste avant l’accord final ; 2 – resserrement, dans une œuvre contrapuntique, de l’entrée des voix, juste avant la cadence finale.