Une œuvre emblématique de la Belle Époque
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L’Opéra Comique, seconde scène lyrique française
La modernité de ses nouveaux équipements électriques va faire de l’Opéra Comique un des lieux les plus attractifs pour la création lyrique du début de siècle.
Une nouvelle salle Favart
« La Salle Favart a en effet rouvert ses portes quelques mois plus tôt, le 7 décembre 1898, après cinq ans de travaux. Troisième du nom, bâtie sur les plans de Louis Bernier, elle renaît des cendres de l’incendie de 1887. La presse a fait état de ses proportions inchangées depuis l’Ancien Régime (« Ne nous plaignons pas : l’Opéra Comique ne pourra pas monter de pièces à grand spectacle, c’est peut-être son salut », lit-on), de ses dispositifs de sécurité exemplaires, de la beauté de son décor architectural créé par la fine fleur de l’art officiel et surtout de son installation électrique qui en fait le théâtre le plus moderne d’Europe. »
Agnès Terrier, Programme de l’Opéra Comique, janvier 2011.
Un nouveau directeur
Albert Carré (1852-1938) est tour à tour chanteur, auteur dramatique, librettiste, directeur de théâtre, avant de se voir confier (entre 1898 et 1914, puis de 1918 à 1925) la destinée de la seconde scène lyrique française. Décidé à y mener une politique de prestige, il débute sa direction en réalisant la mise en scène fastueuse de Cendrillon. La collaboration Massenet/Carré (compositeur/metteur en scène) se poursuivra jusqu’à la mort du compositeur en 1912.

