Annexe 1 : Synopsis de l'œuvre
Prologue
Selon un procédé de mise en abyme, le Directeur de la troupe annonce le sujet de l'opéra : le problème de la dépopulation, « un sujet domestique traité sur un ton familier ». L'objectif affiché est de « réformer les mœurs ». Le directeur s'adresse en effet au public en ces termes : « Écoutez, ô Français, la leçon de la guerre/Et faites des enfants, vous qui n'en faisiez guère. »
Acte I
I, 1 : La charmante Thérèse, qui se dit féministe, refuse l’idée de procréation obligée et veut faire carrière en tant que soldat, artiste, député, avocat, sénateur, ministre et président de la chose publique. Elle décide de se transformer en homme en faisant symboliquement exploser ses mamelles.
I, 2 : Quand arrive son mari, il ne la reconnaît plus : Thérèse lui annonce qu’elle n’est plus sa femme et qu’elle a changé son nom en Tirésias.
I, 3 : De fait, elle « déménage » et le Mari rentre chez lui.
I, 4 : Deux ivrognes, Lacouf et Presto, se battent en duel à propos d’un pari. Ils s’entretuent.
I, 5 : Tirésias est désormais « imberbe et rasé de frais » tandis que le Mari apparaît « habillé en femme et les mains ligotées ». Le couple et le peuple de Zanzibar se lamentent sur la mort de Lacouf et Presto.
I, 6 : Victime de son travestissement, le Mari est courtisé par un gendarme, qui le trouve fort à son goût, alors que le peuple acclame le « général Tirésias ».
I, 7 : Irrité par la scène de séduction du Gendarme, le Mari ôte ses vêtements féminins et annonce que si « la femme à Zanzibar veut des droits politiques et renonce soudain aux amours prolifiques », il fera pour sa part des enfants tout seul.
I, 8 : Tous les personnages (sauf Tirésias) commentent les événements de la matinée.
Entr’acte
Après une danse, les Choristes reprennent la morale du premier acte (« Vous qui pleurez… »). On entend les « papa ! » du chœur placé dans la fosse d’orchestre.
Acte II
Le deuxième acte se passe « au même endroit, le même jour, un peu avant le coucher du soleil ».
II, 1 : La scène est envahie de berceaux et le Mari, « un enfant dans chaque bras » admire et décide de l’éducation de sa nombreuse progéniture.
II, 2 : Attiré par un tel événement, un journaliste parisien vient l’interviewer pour connaître les secrets de ce miracle. Celui-ci ne tarde pas à se faire chasser « d’un coup de pied ».
II, 3 : Afin de tout savoir, le Mari décide de faire de l’un de ses enfants un journaliste.
II, 4 : Ce dernier, tout en lui communiquant les nouvelles de la veille, commence à lui faire du chantage.
II, 5 : Pour être bien habillé, le Mari décide ensuite de faire de l’un de ses enfants un tailleur.
II, 6 : Le Gendarme survient et reproche au Mari prolifique d’affamer la population zanzibarienne. Pour remédier à cela, le Mari conseille d’aller chercher des cartes de rationnement chez la Cartomancienne.
II, 7 : Celle-ci arrive « richement voilée » et glorifie la procréation, véritable source de richesses. Quand le Gendarme veut l’arrêter pour activité illicite, elle l’étrangle. Sous les voiles de la Cartomancienne, le Mari reconnaît Thérèse « dans une très élégante robe du soir ».
II, 8 : L’acte se termine dans une « atmosphère de fête de nuit » : Thérèse et le Mari dansent amoureusement, entouré par le peuple de Zanzibar. Tous s’adressent au public : « Cher public, faites des enfants, vous qui n’en faisiez guère, vous qui n’en faisiez plus ! »

