N° 10 - Un concentré de biodiversité
Panneau réalisé avec le concours de :


Le contenu de l’affiche
Un concentré de biodiversité
Pour...
- mieux connaître les écosystèmes et préserver les espèces
- définir des scénarios et agir durablement
- l’extraordinaire apport que représentent ces écosystèmes pour l’espèce humaine
Présentation du thème
Comment mieux connaître la richesse des écosystèmes et assurer leur protection raisonnée ?
Parmi les pays ayant la plus grande biodiversité, la France se place au quatrième rang mondial. Et cela grâce à la richesse écologique de l’outremer. En effet, le patrimoine naturel des collectivités ultramarines est considérable. Présentes sur quatre océans et quatre continents, elles abritent 10% des récifs coralliens de la planète, une des dernières grandes forêts relativement intactes avec la forêt tropicale de Guyane, et de très nombreuses espèces végétales et animales uniques au monde. Les scientifiques travaillent à améliorer la connaissance de ces richesses. Leur but est d’éviter un appauvrissement irrémédiable.
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La tortue luth, emblème de la biodiversité
Le changement climatique pourrait se traduire par la prolifération des méduses. C’est ce qu’annoncent nombre des chercheurs qui travaillent sur l’impact de ce changement. Si les méduses sont difficiles à étudier, leurs prédateurs naturels, les tortues luths, sont plus accessibles. Ces tortues représentent ainsi un indicateur des possibles changements. Le projet MIRETTE financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), étudie les liens entre leur migration en mer et la reproduction à terre dans l’Ouest de la Guyane. Les chercheurs du CNRS y assurent le contrôle quotidien à terre de la ponte et de l’état de santé des tortues. Ils effectuent aussi en mer le plus gros suivi jamais réalisé sur des tortues marines grâce à de nouveaux types d’enregistreurs qui ne freinent pas l’animal.
MIRETTE : Migration et Reproduction chez les Tortues marines : Trajectoires Ecophysiologiques http://projetmirette.fr
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Le point chaud
Un point chaud (ou hotspot) de biodiversité est une zone géographique qui contient au moins 1 500 espèces végétales endémiques, mais qui a déjà perdu au moins 70 % des espèces présentes dans leur état originel. Les 34 points chauds actuels ne représentent que 2,3% de la surface de la Terre, mais ils abritent à eux seuls plus de 50 % des espèces végétales et 42 % des espèces de vertébrés terrestres. Quatre points chauds se situent dans les territoires d’outre-mer : dans les Caraïbes, l’océan Indien, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie. En 1989, l’ONG Conservation International a complété la liste des points chauds établie par Norman Myers (1988), qui sont ainsi passés d’un nombre de 25 à 34, et elle en a établi une carte.
L’endémisme en outre-mer
Les territoires d’outre-mer ne représentent que 0,08 % de la surface terrestre. Pourtant y vivent 3 360 plantes et 240 vertébrés qui ne sont présents que dans ces habitats. Ces espèces sont dites endémiques, c’est-à-dire qu’elles ne vivent nulle part ailleurs que dans ces régions géographiques. En dehors de la Guyane française, cet endémisme peut s’expliquer par le caractère insulaire des territoires d’outre-mer. Au cours des millions d’années de leur évolution dans ces milieux isolés, les espèces y ont développé des adaptations spécifiques.
Iconographie
- Tortue luth © CNRS Photothèque/GEORGES Jean-Yves
- Carte des points chauds © Conservation International, www.conservation.org
L'accompagnement pédagogique
Ce livret vous propose des informations complémentaires, une médiagraphie, les points de programmes d'enseignement concernés par le thème traité, et des activités à mener en classe à partir de l'affiche.
Télécharger l'accompagnement pédagogique pour le cycle 3 de l'affiche n°10 (format PDF)
Télécharger l'accompagnement pédagogique pour le collège de l'affiche n°10 (format PDF)
