Arman au Centre Pompidou, du 22 septembre 2010 au 10 janvier 2011
L’exposition présente des œuvres réalisées depuis la fin des années 1950 jusqu’à la fin du XXe siècle. Arman fait partie des membres fondateurs du nouveau réalisme qui prône des pratiques artistiques renouvelant le rapport au réel. Contemporain de l’émergence de la société de consommation, l’artiste va tout particulièrement explorer des thématiques qui y sont liées : l’objet, l’accumulation et le rapport à la mesure de l’espace et du temps par la trace, le résidu, le rebut.
Commissaire de l’exposition / Jean-Michel Bouhours
Présentation de l’exposition
Les sept sections thématiques qui composent l’exposition permettent une compréhension de l’œuvre d’Arman dans son ensemble : empreintes, poubelles, objets, accumulations, coupes, colères, combustions, travail avec Renault, retour à la peinture.
Emblème de la société de consommation, l’objet est approché par l’artiste comme un matériau plastique, un support de transformation par le biais d’un acte artistique.
Interview / Jean-Michel Bouhours
Date : 2010
Durée : 15'38"
© SCÉRÉN CNDP/CRDP – CENTRE POMPIDOU – 2010
Œuvres et correspondances
L’arrêt prolongé sur certaines œuvres (Janus ; Home, Sweet Home ; Taïaut Taïaut ; Parade ; Chopin’s Waterloo ; Guitare relief ; Allure d’objets) permet une lecture singulière du travail d’Arman. Sa démarche s’appuie sur un choix de matériaux, d’outils et de gestes qui témoignent de l’inscription d’Arman dans l’histoire de l’art, à l’intérieur de laquelle son œuvre se situe par convergences ou écarts observés a posteriori à travers des correspondances (Chardin, Braque, Pollock, Klein).
Interview / Patrice Alexandre
Date : 2010
Durée : 15'54"
© SCÉRÉN CNDP/CRDP – CENTRE POMPIDOU – 2010
Dans l’atelier d’Arman
À partir des années 1966-1967, Alain Bizos devient l’assistant d’Arman qui travaille selon César comme un « ingénieur », concevant ses œuvres sans les réaliser techniquement, sans réellement manipuler lui-même la matière. Alain Bizos raconte le contexte de fabrication de la Bibliothèque d’Alexandrie (1968) et des poubelles organiques qui doivent leur apparence tant à la maîtrise du plexiglas et du polyester qu’à une démarche relevant de l’aléatoire particulièrement contrôlé en fonction des effets recherchés.
Interview / Alain Bizos
Date : 2010
Durée : 11'19’"
© SCÉRÉN CNDP/CRDP – CENTRE POMPIDOU – 2010