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Poètes

René Tavernier

René Tavernier, (1915 – 1989). Lugano, Suisse, 1987. 
© Horst Tappe / Fondation Horst Tappe / Roger – Viollet René Tavernier, (1915 – 1989). Lugano, Suisse, 1987.
© Horst Tappe / Fondation Horst Tappe / Roger – Viollet

René Tavernier (1915-1989), père du cinéaste Bertrand Tavernier, publie ses premiers poèmes avant la Seconde Guerre mondiale à la NRF, ce qui lui vaut d’être remarqué par Jean Wahl qui marqua de son influence Emmanuel Lévinas et Jean-Paul Sartre. Ce philosophe et poète français, ami de Vladimir Jankélévitch, se réfugia aux États-Unis après avoir réussi à s’échapper du camp de Drancy où il avait été interné.
Écrivain, journaliste, la guerre le conduit à Lyon dans le quartier de Montchat où il dirige Confluences – revue « des Lettres et des Arts » – fondée par Jacques Aubenque entre juillet 1941 et 1943. C’est dans cette revue, dont le « but primitif » est de « rassembler des écrivains et des idées d’origines diverses au service d’une volonté d’humanisme » (Confluences, n° 12-14, VIIe année), qu’en pleine Occupation, il publie les poèmes de Pierre Emmanuel, Max Jacob, Henri Michaux, Paul Éluard ou Louis Aragon dont l’un des poèmes sera d’ailleurs à l’origine de la suspension de la revue pendant quelques mois. Fermement engagé dans la Résistance, René Tavernier organise chez lui des réunions clandestines et abrite jusqu’à fin 1943 Elsa Triolet et Louis Aragon.
À partir de 1950, sa revue ayant cessé de paraître, il collabore au Progrès de Lyon ainsi qu’aux Cahiers du Sud. En 1979, il est nommé président du PEN Club français (Poètes, Essayistes, Nouvellistes) et vice-président du PEN Club international en 1984. Il reçoit en 1987 le Grand Prix de poésie de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.

« Il y en a qui prient, il y en a qui fuient »