Introduction
Quel sens donne-t-on, en 2010, au cinquantenaire des indépendances africaines ? Comment cet anniversaire est-il célébré en 2010, dans les États africains et les ex-métropoles ? Quelles sont, 50 ans après, les mémoires de 1960 ?
Le cinquantenaire des indépendances de 1960 est sujet à polémiques. Pour les uns, il est l’occasion de marquer, parfois en grande pompe, la « renaissance africaine ». Pour d’autres, au contraire, les célébrations ne sont là que pour dissimuler les manques d’une souveraineté inachevée et les nombreux problèmes qui persistent. La France, qui a déclaré 1960 « année de l’Afrique », et invité 14 nations africaines à défiler sur les Champs-Élysées le 14 juillet, provoque l’étonnement de certains (depuis quand célèbre-t-on une rupture ou un divorce ?) et l’offuscation d’autres (n’est-ce pas la preuve d’un néocolonialisme ?).
Le travail peut prendre la forme d’une revue de presse. Les articles ci-après constituent non pas une proposition mais une illustration de la diversité des articles (dans le ton, le point de vue, le genre) qu’on pourra réunir sur ce sujet, et posent quelques éléments de problématique.
L’exercice peut se décliner de plusieurs manières : réunion d’articles de plusieurs journaux sur un même pays ou inversement d’un même journal sur plusieurs pays, comparaison de différents journaux sur une même célébration, confrontation de différents points de vue exprimés dans des interviews, etc.

