Aller directement au contenu de la page
Aller au plan du site
Aller au menu bas de page
Logo ESPACES CNDP

Pour mémoirePour mémoire

La chute du Mur de Berlin

Les Berlinois et la construction du mur

Le mur de Berlin

Les quatre zones d’occupation au lendemain de la guerre en Allemagne et à Berlin  

Le mur de Berlin. Le tracé du mur et les points de passage.

Carte 1 : Source : Wikimedia Commons.
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Deutschland_Besatzungszonen_-_1945_1946.svg

Carte 2 : Source : Wikipedia.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_de_Berlin

La mort de Staline (1953) et la politique de coexistence pacifique avec l’Occident menée par Khrouchtchev à partir de 1956 n’éloignent pas toutes les tensions entre les deux Grands. En août 1961, quelques mois après une rencontre officielle entre Khrouchtchev et Kennedy, la seconde crise de Berlin éclate. La libre circulation dans la ville permet à des centaines de milliers d’Allemands de l’Est de passer à l’Ouest. Les autorités de la RDA veulent éviter un fort mouvement d’émigration. La décision de construire un mur pour séparer les deux parties de la ville est prise le 13 août 1961 : « Pour mettre un terme aux activités hostiles des forces revanchardes et militaristes de l’Allemagne de l’Ouest et de Berlin-Ouest, un système de contrôle semblable à ceux qui sont habituellement en vigueur aux frontières de tous les États souverains sera mis en place aux frontières de la République démocratique allemande, y compris à la frontière des secteurs occidentaux du Grand Berlin » (décret du gouvernement de la RDA).
La carte permet de comprendre que, plus qu’un mur séparant Berlin-Est de Berlin-Ouest, il s’agit d’un mur isolant Berlin-Ouest de l’ensemble de la RDA. Pour les Allemands, c’est le « mur de la honte ». Pour les Occidentaux, c’est « la preuve la plus abominable et la plus éclatante de la faillite du système communiste […] Une offense au monde, une offense à l’humanité » (discours du président américain Kennedy prononcé à Berlin le 27 juin 1963). Le mur devient le symbole de la division de l’Europe.
Le « mur » est un dispositif complexe de défense armée de 155 kilomètres de long qui se compose d’une double muraille de béton, de barbelés et de divers pièges et de miradors (302),, gardé jour et nuit par des « Vopos » côté Est. Des points de passage, comme le célèbre check-point Charlie, permettent aux Occidentaux autorisés de se rendre en RDA. De 1961 à 1989, 588 personnes ont trouvé la mort en tentant de franchir le mur de Berlin ou la frontière de l’Allemagne de l’Est, tuées par des mines ou par des gardes-frontière.
Le mur de Berlin a inspiré beaucoup d’artistes, en particulier en littérature et au cinéma. Le Tunnel (2001) de Roland Suso Richter est inspiré de la vie d’Hasso Herschel qui a creusé une galerie de 145 mètres de long permettant le passage à l’Ouest de 28 personnes. En 1963, David Cornwell, alias John Le Carré, pour qui, « le mur est le symbole parfait de la folie humaine » publie L’Espion qui venait du froid, qui devient vite un classique de la littérature d’espionnage. Le livre met en scène un monde d’espions aux antipodes de James Bond ou d’OSS 117, une chasse à l’homme aux accents réalistes – alors que l’auteur reconnaîtra plus tard qu’il n’a jamais mis les pieds à Berlin-Est.