Les institutions franco-allemandes et les réalisations
En cinquante ans d’existence et de pratique, le traité de l’Élysée a fait preuve d’une grande souplesse ; des ajouts et des transformations ont permis de l’adapter aux besoins et aux bouleversements politiques de l’Europe et du monde, sans en changer l’esprit. D’autre part, les liens et les domaines coopératifs se sont multipliés. Un exemple au niveau institutionnel : les rencontres dites de « Blaesheim ». Instaurées en 2001, elles permettent aux deux chefs d’État de se rencontrer dès qu’ils en ressentent le besoin, de manière informelle et sans ordre du jour. Elles illustrent bien l’étroitesse des liens et la plasticité des institutions communes. Les échanges et la coopération ne se limitent pas à l’exécutif, ils sont également vivants aux autres échelons du pouvoir et de l’administration entre les parlementaires, les régions et les Länder, sans oublier les jumelages de villes particulièrement nombreux entre les deux pays. Concernant la société civile, la mise en place, dès 1963, de l’Office franco-allemand de la jeunesse (Ofaj) réalise les souhaits exprimés par le général de Gaulle dans son discours à la jeunesse de Ludwigsburg. L’engagement à la « connaissance de l’autre » est soutenu à travers les voyages et les échanges scolaires et universitaires. L’originalité de la relation franco-allemande est d’avoir su organiser une coopération et des échanges amicaux « par le haut et par le bas ».
Schéma de fonctionnement des institutions franco-allemandes
[4] Le nom de ces rencontres est celui du village alsacien où a eu lieu la première rencontre le 31 janvier 2001.

