Barbey d'Aurevilly
Séquence de géographie. Étude de cas : Les paysages de la Lande de Barbey d’Aurevilly à aujourd’hui
par Bertrand Gendreau, professeur d’histoire-géographie au lycée Malherbe à Caen
La balade littéraire peut s’inscrire dans deux voire trois parties du programme de géographie de première : « Le fait régional en France et en Europe », ainsi que deux chapitres consacrés à la France et à son territoire, « Des milieux entre nature et sociétés » et « Disparités spatiales et aménagement des territoires ». Nous choisissons ici de l’intégrer à un chapitre articulant ces trois parties du programme et consacré à une étude de la Normandie autour des thèmes du paysage, de l’environnement et de la mise en tourisme des espaces. L’étude de la lande constitue la première partie de ce chapitre.
Thèmes aux programmes | Accompagnement de programmes (IO) | Une lecture possible du programme par l’entrée paysages |
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Des milieux entre nature et société | Continuité du programme de seconde sur l’étude des « relations que les hommes établissent avec leur environnement ». Les programmes précisent que ce thème peut être abordé à l’échelle locale. Cette étude de cas vise à faire comprendre de manière concrète la complexité des interrelations nature/société en fonction des intérêts parfois contradictoires des acteurs spatiaux. | Pour reprendre les termes de G. Bertrand cité par Lévy et Lussault (2003), « l’environnement replace le naturel au cœur du social » ; il considère que le paysage permet d’accéder à une nature socialisée et « anthropisée » et de prendre en compte les représentations que les sociétés ont de ce complexe. Le paysage est la représentation territorialisée de l’environnement, qui est situé géographiquement et caractérisé par des composantes matérielles qui ont aussi une valeur culturelle. On est donc bien dans une articulation nature/société. |
Le fait régional : une région d’Europe | Thème une fois encore étudié à partir d’une étude de cas, si possible la région du lycée. La région choisie ne doit pas être étudiée pour elle-même mais comme un cadre d’analyse à confronter aux différentes acceptions de la notion de région : principe d’uniformité (région homogène par les traits physiques, l’histoire ou l’identité culturelle), logique de fonctionnement (région organisée par un ou des pôles urbains). […] La région est aussi cadre d’exercice du politique et d’expression de la citoyenneté, lieu de vie et de socialisation où le sentiment d’appartenance – et parfois les revendications identitaires – s’expriment pleinement. | La Normandie peut-être abordée à travers la diversité de ses paysages (paysage de la lande, paysage littoral d’Étretat, paysage de la plaine de Caen…). Diversité paysagère qui invite à discuter les limites régionales en confrontant notamment les différentes représentations de la région et les espaces vécus des Normands. Les paysages (leur protection et leur mise en valeur en témoignent) participent au sentiment d’appartenance à un lieu, à une région. |
Disparités spatiales et aménagement du territoire | Là encore, les accompagnements insistent sur l’entrée dans le thème par une étude de cas. Celle-ci doit se situer exclusivement à l’échelle d’un territoire local si possible proche géographiquement des élèves. Cette étude de cas est l’occasion d’identifier la multiplicité et le jeu complexe des acteurs spatiaux à toutes les échelles du local, à l’européen et au mondial. Le territoire est en effet un espace de conflits – de représentations, de compétences, d’intérêts et d’usages – mais aussi un espace de coopération et de solidarité. Cette étude de cas souligne comment les politiques d’aménagement contribuent à la transformation des territoires et de leur organisation spatiale. | Le paysage est aujourd’hui un enjeu d’aménagement du territoire. Lévy et Lussault précisent que les acteurs sociaux ne portent plus sur le paysage un regard intéressé par la seule dimension fonctionnelle. Ils considèrent qu’il est chargé de valeurs positives ou négatives, attractives ou répulsives, qu’il y a une relation entre leur état matériel et cet ordre de valeurs. Il y a une dimension symbolique du paysage. Le paysage accompagne dès lors aujourd’hui les perspectives d’aménagement. |