Quignard
Leçons de musique
La musique de Pascal Quignard
On analyse :
- la relation des deux compositeurs à la musique et la place de la musique dans la société ;
- la portée du lien établi entre viole et voix, musique et perte ;
- l’articulation entre musique et surnaturel ;
- l’initiation : de l’instrument à la musique, de la virtuosité à l’émotion :
- la leçon des choses [35] : le son et le sensible,
- la viole brisée et la musique des larmes,
- la leçon de ténèbres et la transmission du secret.
On éclaire la conception de la musique ici exprimée par la lecture de La dernière leçon de musique de Tch’eng [36].
« Marin Marais fait sa leçon »
On questionne les perspectives narratives, dramatiques, esthétiques qu’ouvre la phrase à travers :
- le réseau d’oppositions [37] sur lequel se construisent les segments de début et de fin : de la Marche de Lully en off au Tombeau des regrets et à La Rêveuse, de la saturation sonore au silence et à la musique, de l’évocation d’une figure à son incarnation, de l’ombre à la lumière ;
- les effets de sens du montage du dernier segment :
- intrusion de Sainte Colombe appelé des ténèbres par la musique que joue Marin Marais [38],
- réception des musiciens donnant à la leçon le statut d’une transmission symbolique d’un maître à l’autre [39] ;
- l’interprétation finale de La Rêveuse qui enveloppe tout l’art du maître
- la circulation de la viole dans le film.
L’œuvre de Sainte Colombe et de Marin Marais interprétée par un violiste contemporain, Jordi Savall
On s’intéresse à l’éclairage qu’apporte Jordi Savall [40] sur la musique du film et sur Marin Marais, figure musicale majeure.
On analyse :
- l’interaction entre :
- dramaturgie et musique,
- musique et image ;
- les reprises et variations de motifs [41].
On interroge le rôle joué par le film et l’interprétation dans la réception contemporaine de la musique baroque [42].