Quignard
Vanités
On s’intéresse à la relation entre peinture, texte et film. On questionne la double finalité réaliste et esthétique des références picturales.
Des images de Vanité
L’étude des tableaux de Lubin Baugin [43] : Le Dessert de gaufrettes et Nature morte à l'échiquier, dite Les cinq sens, met en évidence leur dimension allégorique et sa finalité, le memento mori.
Une séance Tice permet de les contextualiser en les confrontant à des œuvres du peintre [44], des natures mortes [45] et d’engager une réflexion sur :
- l’histoire de la nature morte, du Carpe diem antique au triomphe de la Vanité à l’âge classique et à sa réécriture dans la peinture moderne
- le sens de la vanité à l’âge baroque [46] dont on met en évidence la complexité de l’iconographie et des signifiants.
On s’intéresse à l’orientation que donne le texte :
- référence explicite et implicite ;
- recréation d’une vanité par l’ajout du livre en maroquin rouge à côté de la toile dont on interroge le sens [47] ;
- fusion des thèmes de l’œuvre [48] : mort, amour, musique ;
- construction d’un parcours du regard des personnages et du lecteur [49].
Un film Vanité
On étudie la mise en scène [50] des tableaux :
- passage du plan de la table de musique au cadre du tableau [51] ;
- sens et portée des mouvements ;
- effet de mise en abyme dû à la circulation des objets : viole, livre, gaufrettes.
On analyse la dimension picturale de la scénographie :
- résonances entre couleurs, décors, personnages donnant à la figuration une dimension référentielle et métaphorique [52] ;
- agencement des objets dans le cadre en lien avec la temporalité [53] ;
- composition des cadres, comme autant de Vanités [54], dans lesquels on repère les échos de la peinture de La Tour : éclairage en clair-obscur ; ombre en profondeur de champ ; citation de la Madeleine à la veilleuse dans le plan de la flamme dans le verre.