Quignard
Formes génériques
On examine les traits génériques et intertextuels du texte que le film conserve, privilégie, transforme.
Une fiction historique entre récit de vie et chronique
On analyse ce que texte et film doivent au récit de vie et à la chronique.
- On aborde la dimension historique du film à travers :
- les éléments référentiels liés à Port Royal et à la Cour : costumes, décors, objets, personnages,
- la mise en scène des concerts : mort du « Solitaire », concert des Sainte Colombe, exécution de la musique de Lully par Marais,
- le traitement des figures : jansénistes sombres, courtisans en gestuelle et couleurs,
- les scènes de genre qui font découvrir un quotidien : ateliers du peintre et du luthier, buanderie ;
- On exploite le sens du hors-champ - ascension de Marais à la cour :
- refus de la fresque historique,
- part de la légende.
L’intertexte mythique
On interroge les référents mythiques explicites et implicites qui traversent le film, Charon et Orphée.
On analyse :
- leurs croisements : barque, apparitions, musique ;
- les échos chrétiens auxquels ils s’articulent : scène de la chapelle, Leçons de Ténèbres.
À partir des textes de Virgile et d’Ovide [55] on étudie :
- la représentation du mythe d’Orphée :
- métaphorisation du trajet d’Orphée et d’Eurydice à travers l’espace filmique [56],
- mise en scène de l’artiste créateur inspiré par l’amour [57] ;
- les questionnements qu’il soulève :
- sur le plan de l’art : le désir moteur de la création ; le fléchissement des Enfers par les larmes et lamentations ; la pérennité du chant,
- sur le plan métaphysique : l’interdit de la transgression de la frontière entre vivants et morts.
On confronte selon ces perspectives quelques versions cinématographiques du mythe [58].
Un tombeau
On explore l’inscription du texte et du film dans le genre à la fois poétique et musical du tombeau.