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Par Anne Francou et Joëlle Gardien,
Mots clés : aménagement d'un centre documentaire, collège
Brigitte Scharff est l'une des deux architectes du cabinet Pierre Vurpas & associés qui a élaboré les plans du collège Gilbert Dru. Nous avons souhaité connaître ce qui a guidé son projet de conception du cdi.
Brigitte Scharff : Nous avons répondu à un appel d'offre et nous avons été retenus. Tout simplement !
Brigitte Scharff : On avait un cahier des charges assez précis, portant essentiellement sur les surfaces, mais pas très contraignant. Il y avait notamment un niveau de correction acoustique à respecter, mais cela a été facile à mettre en place ; de même en ce qui concerne l'éclairage naturel.
Brigitte Scharff : Nous avons conçu pour le collège deux pôles autour d' un volume central qui fait office de courbe de liaison :
d'une part, les salles de classe, la salle informatique
d'autre part, la salle polyvalente, l'administration au rez-de-chaussée ; le pôle artistique - la salle de musique, la salle d'arts plastiques, la salle des professeurs avec des salles de travail attenantes et le cdi, qui se situe au premier étage.
Je crois que le cdi doit être un lieu un peu différencié du reste de l'établissement, avec des espaces de qualité, donc il ne doit pas être au milieu des grands flux ; mais il doit être aussi un endroit très accessible. Dans ce collège, il est situé à côté de la salle des professeurs pour faciliter la communication entre le documentaliste et les enseignants.
Brigitte Scharff : Il y a une grande pièce principale, et deux salles attenantes, pour accueillir de petits groupes d'élèves.
La pièce est très largement vitrée. Elle donne sur une vaste terrasse qui elle-même donne sur des espaces verts - un jardin public- au-delà de la route. On préserve ainsi un rapport entre l'intérieur et l'extérieur, ce qui participe à la qualité de vie du lieu. Je pense que le cdi, plus qu'une salle de classe, est un local où on est plus réceptif à l'environnement.
Sinon, nous avons utilisé des matériaux classiques, par exemple du PVC au sol pour l'acoustique. Le plafond est fait de barres d'acier perforé, ce qui est un peu plus contemporain. Les murs sont tous recouverts d'étagères.
Brigitte Scharff : Le cdi mesure exactement 371.30 m2, dont 180 m2 pour la salle de lecture principale.
Brigitte Scharff : Il est évident que l'espace cdi doit être organisé en fonction de l'aspect pédagogique. Mais je pense que le cdi reste un espace qui est amené à évoluer. 'est pourquoi il ne doit pas être trop "contraint", pour que le documentaliste puisse faire évoluer les agencements.
Brigitte Scharff : Le documentaliste a été nommé tardivement dans l'établissement, de ce fait il n'y a pas eu beaucoup d'échanges entre nous. D'une manière générale, les futurs utilisateurs ont été connus très tardivement.
Le programme a été mis au point essentiellement par le Département. Sur le plan technique, le Pôle Education a fourni des linéaires, et s'est occupé de choisir des fournisseurs pour le mobilier.
En tant qu'architecte, j'ai travaillé sur l'agencement du mobilier en partenariat avec la principale du collège, qui a suivi l'évolution du chantier. Nous avons finalisé ensemble la mise en place du mobilier, en prenant en compte des préoccupations telles que l'isolation des lieux - le calme, pour favoriser le travail des élèves- et la surveillance - éviter les petits recoins qu'on peut mal surveiller -.
Globalement, la communication avec les différents partenaires a été bonne.
Brigitte Scharff : Pas moi. Mon collègue a eu l'occasion de passer au cdi après l'ouverture de l'établissement. Mais je n'ai pas "validé" personnellement l'agencement du cdi. Je pense de toute façon que les utilisateurs en sont contents, puisque je n'ai pas eu de retours négatifs !