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Ce rapport a été établi sous la responsabilité du président du jury de la session 2002, Monsieur Bernard Thomas, inspecteur général.
Le texte intégral ainsi que les rapports de jury des années précédentes sont commercialisés par le CNDP.
Note de commentaire
[extraits de]
CAPES, documentation
Concours externe et CAFEP. Session 2002
CNDP, 2002, annexe 2
(Rapports de jurys de concours 2002)
L'attention des candidats est attirée sur le fait que les deux épreuves écrites ont le même coefficient et doivent faire l'objet d'une égale préparation.
Si la première est destinée à mesurer les connaissances et les compétences nécessaires à l'exercice du métier de professeur documentaliste, la seconde évalue à la fois des compétences de traitement de l'information et un niveau de culture dans un champ disciplinaire, regroupant des disciplines faisant l'objet d'un enseignement dans le second degré.
Elle a pour objectif d'évaluer les connaissances scientifiques, techniques et pédagogiques liées aux problèmes de la documentation et de l'information en milieu scolaire.
L'épreuve est composée de trois parties, et s'appuie sur plusieurs documents dont la thématique peut être unique ou multiple.
Dans la première partie, le candidat est amené à réaliser le commentaire critique d'un document. Il doit impérativement s'appuyer sur ce document (un écrit ou un ensemble d'écrits) pour traiter une question précisée par le sujet. Le commentaire doit être l'expression d'une culture informationnelle et d'une sensibilisation aux pratiques professionnelles. Le jury appréciera en outre la correction et la précision de la langue utilisée, et plus particulièrement l'emploi d'une terminologie validée scientifiquement.
Dans la seconde partie, le candidat doit traiter un problème d'utilisation raisonnée de l'information en milieu éducatif A partir d'un ensemble de documents de nature diverse, comportant un certains nombre de données, il lui est demandé d'analyser la situation et/ou un dispositif technique à travers des questions précises. Le candidat doit dégager les spécificités de la situation et faire preuve d'une bonne connaissance des dispositifs liés aux technologies de l'information, de la communication et de la documentation, de leur place et de leur rôle dans le système éducatif.
Dans la troisième partie, il est demandé au candidat de dégager des applications pédagogiques, d'en cerner leurs implications et de les mettre en perspective par rapport à l'évolution des systèmes et de l'enseignement. On ne saurait en effet se limiter à l'évaluation de compétences techniques chez le candidat. On attend du candidat qu'il connaisse les principes, procédures et règles de base de la profession, qu'il sache adapter l'organisation du système documentaire aux besoins de son public et enfin concevoir et mettre en oeuvre une politique documentaire.
Les questions accompagnant les trois exercices sont destinées à la fois à :
Cette épreuve a pour objectif de vérifier la capacité du candidat à traiter (analyser, synthétiser et reconstruire) de l'information dans un champ disciplinaire donné, à partir de l'élaboration d'un dossier documentaire portant sur un thème correspondant à des disciplines enseignées dans le second degré
Le candidat, au moment de son inscription, devra choisir entre trois options possibles :
Le jury peut soumettre à l'examen des candidats des pièces de dossiers très variées, dont les sujets peuvent couvrir un ou des aspects des disciplines d'enseignement des options considérées.
La nature des textes qui constituent le dossier, présentés en ordre aléatoire, peut elle même être diverse ; ces textes peuvent être par exemple : normatifs, descriptifs, scientifiques, critiques, didactiques.
Le jury s'interdit de préciser à qui le dossier doit être destiné et l'emploi que l'on peut en faire : c'est au candidat qu'il revient d'imaginer le ou les destinataires concernés et les conditions de son utilisation.
Ceci implique de la part des candidats, une connaissance élémentaire des programmes et des niveaux d'enseignement des disciplines concernées dans l'option choisie.
Ce choix des destinataires et des conditions d'utilisation est essentiel, car dans bien des cas, il déterminera le plan de classement des documents proposés et l'organisation de la note de synthèse.
Ce plan de classement doit éviter deux défauts
Il n'est pas interdit, dans la note de synthèse, de souligner discrètement (un mot peut y suffire) l'intérêt essentiel de tel document ou de mettre en évidence les contradictions qu'on a relevées entre deux textes. C'est ainsi que peut s'exercer la faculté critique ou le besoin de capter et de retenir l'attention du lecteur. La note de synthèse doit en effet s'appliquer à faire valoir le dossier, à en montrer la richesse et la diversité, à en dégager les lignes de force et les conclusions qu'on peut en retenir.
Parce qu'il est par définition destiné à être utilisé, le dossier documentaire doit faire l'objet d'une présentation claire et soignée : dans sa forme, dans la correction et la précision de la langue utilisée, dans sa cohérence d'ensemble
Le candidat doit aussi effectuer un ou plusieurs résumés. Ce sont des résumés documentaires qui, selon le libellé du sujet, peuvent être de deux types :
Pour ces deux types de résumés, le candidat s'abstient de toute interprétation et critique personnelle.
Le résumé indicatif comporte vingt à cent mots, le résumé informatif cent à deux cent cinquante mots. Toutefois, le sujet précise pour chaque document à résumer, outre le type de résumé, le nombre de mots attendus. Une tolérance de 10 % est acceptée.
Le dossier final est un produit documentaire destiné à informer un ou plusieurs destinataires. Il doit être une création originale de chaque candidat, construite à partir d'un recueil de documents communs à tous.
Sa réalisation requiert :
La première de ces épreuves doit permettre au candidat de révéler des connaissances et des techniques, communes aux documentalistes en milieu scolaire. La seconde exige qu'on mette en Jeu une réflexion sur la fonction de documentaliste au sein d'un établissement scolaire du second degré.
Cette épreuve est constituée par la recherche, le traitement et l'exploitation de l'information à des fins pédagogiques en milieu scolaire. Elle doit permettre au candidat de faire la preuve de connaissances et savoir-faire professionnels dans le domaine de la recherche et du traitement de l'information et de la documentation.
L'arrêté précise les modalités de cette épreuve qui comporte à la fois une recherche documentaire, un traitement documentaire, et une réflexion sur l'exploitation pédagogique des documents sélectionnés.
Le candidat prépare l'épreuve dans un centre documentaire organisé, dans lequel il a accès à une diversité de sources d'information, en particulier à internet. Il peut procéder à sa recherche documentaire en utilisant divers outils mis à sa disposition qui peuvent être par exemple : des outils papier, des logiciels de recherche documentaire, des bases et banques de données, des sites en ligne ou capturés.
Les sources d'information peuvent concerner tous les niveaux d'enseignement. Il ne s'agit pas, seulement, pour le candidat de montrer qu'il a la maîtrise technique de tel ou tel outil, mais qu'il est capable de mettre en oeuvre une recherche d'information en s'appuyant sur un système, quelles que soient ses spécificités.
Le jury s'attache à juger le processus de la recherche tel qu'il a été exposé par le candidat. On attend en effet que celui-ci soit capable de justifier sa stratégie en témoignant d'une réelle connaissance des modalités d'accès aux sources d'information. Il doit pouvoir montrer qu'il n'est pas prisonnier d'un système ou d'un outil, qu'il peut appliquer sa stratégie à des environnements différents, et qu'il est donc à même de jouer pleinement son rôle de médiateur avec un public confronté à un contexte documentaire diversifié.
Parmi les documents sélectionnés par le candidat en fonction de la question posée, il convient de réaliser ou d'analyser un traitement documentaire complet :
Ces opérations doivent prendre en compte les spécificités des publics auxquels elles s'adressent.
Le candidat doit savoir manifester également, notamment au cours de l'entretien avec le jury :
L'épreuve prend appui sur un dossier fourni par le jury. Il est rappelé que si les questions posées par les membres du jury au cours de l'entretien peuvent porter sur l'exposé du candidat (éclaircissement ou approfondissement de certains points, essai de rectification d'erreurs ... ) l'entretien peut permettre d'aborder d'autres aspects de l'activité professionnelle d'un documentaliste que ceux traités dans l'exposé.
Cette activité professionnelle se trouve notamment décrite par la circulaire n°86-123 du 13 mars 1986 (BOEN du 27.3.86 n°12-RLR 523-3b) relative aux "Missions des personnels exerçant dans les CDI". Elle doit être connue des candidats.
Les dossiers sont composés d'un ou plusieurs documents de nature réflexive. Le dossier remis au candidat mentionne un thème destiné à orienter l'exposé.
Tant au cours de l'exposé qu'au cours de l'entretien, le jury s'attache à prendre en compte les quatre objectifs de cette épreuve, énoncés dans l'arrêté du 3 Août 1993. Il apprécie le degré de réflexion et de compétence, acquis par le candidat dans ces domaines.
Dans le premier de ces domaines, il s'agit pour le candidat de montrer qu'il est capable de mobiliser ses connaissances et ses savoir-faire dans le domaine de la gestion d'un système d'information en milieu scolaire, de prendre en compte les élèves en fonction de leur âge et de leur niveau de scolarité, d'indiquer comment il pense les former à l'utilisation de démarches raisonnées de recherche et communication d'information. Le jury appréciera non seulement la capacité du candidat à construire un exposé cohérent et vivant, mais aussi son aptitude à dialoguer avec le jury, son ouverture d'esprit, son dynamisme.
S'agissant du deuxième domaine, il est important que les candidats sachent situer les enjeux sociétaux et éducatifs de l'information et de la documentation, leur place dans les enseignements disciplinaires, les collaborations possibles avec les autres enseignants et les partenaires du système éducatif, la spécificité de leur action.
S'agissant du troisième domaine, le candidat ne saurait ignorer les enjeux de citoyenneté liés à la maîtrise de l'information, ni la contribution de chaque discipline dans le domaine de l'éducation à la citoyenneté.
Enfin, responsable du CDI de l'établissement, il est amené à collaborer avec divers partenaires, dont il doit connaître les rôles et les types de partenariat qu'il peut entretenir avec eux et, dans le domaine de l'organisation d'un établissement scolaire du second degré, il est important que le documentaliste manifeste des connaissances pertinentes.