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Chaque année, le Président du Jury réunit les candidats la veille des épreuves pour leur rappeler les consignes essentielles et répondre à d'éventuelles questions. L'an passé, compte tenu du changement complet de l'épreuve de techniques documentaires, il est apparu utile de communiquer par avance ces informations en les publiant sur les sites internet suivants :
 1. Site du CRDP d'Aix-Marseille qui regroupe également les informations pratiques relatives aux épreuves (situation géographique précise, moyens d'accès, choix d'hôtels...) [page non disponible après la fin des épreuves]
 2. Site de Savoirscdi
Ce dispositif ayant été très apprécié des candidats, il a été actualisé et reconduit cette année. L'épreuve orale sur dossiers étant stabilisée depuis plusieurs années et bien connue des candidats, elle ne fera pas ici l'objet d'une présentation spécifique.

Consignes particulières pour l'épreuve orale pratique de techniques documentaires

Rappel : les textes publiés régissant le concours

Je vous rappelle que tous les textes de référence sont accessibles à l'adresse :
Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://www2.ac-rennes.fr/savoirscdi/metier/
Textesofficiels/recrutement/capexterne2001.htm#technique%20doc

Le texte de l'arrêté précise :

"1 - Épreuve pratique de techniques documentaires

Cette épreuve est constituée par la recherche, le traitement et l'exploitation de l'information à des fins pédagogiques en milieu scolaire.

À partir d'une question posée, le candidat :

  • Procède à une recherche documentaire. Il dispose pour cela de différentes sources d'informations (notamment Internet, Intranet, cédéroms, monographies, vidéogrammes, périodiques) ;
  • Sélectionne trois documents dont il réalise ou analyse le traitement documentaire complet.

En fonction de l'exploitation pédagogique envisagée dans son exposé, le candidat :

  • Présente le processus de la recherche documentaire ;
  • Justifie sa sélection ;
  • Commente le traitement documentaire réalisé.

Durée de la préparation : deux heures ; durée de l'épreuve : quarante-cinq minutes (exposé de vingt minutes maximum suivi d'un entretien) ; coefficient 2."

La note de commentaire disponible en ligne précise notamment :

"Cette épreuve ... doit permettre au candidat de faire la preuve de connaissances et savoir-faire professionnels dans le domaine de la recherche et du traitement de l'information et de la documentation.
....
Les sources d'information peuvent concerner tous les niveaux d'enseignement. Il ne s'agit pas seulement, pour le candidat, de montrer qu'il a la maîtrise technique de tel ou tel outil, mais qu'il est capable de mettre en oeuvre une recherche d'information en s'appuyant sur un système, quelles que soient ses spécificités.

Le jury s'attache à juger le processus de la recherche tel qu'il a été exposé par le candidat. On attend en effet que celui-ci soit capable de justifier sa stratégie en témoignant d'une réelle connaissance des modalités d'accès aux sources d'information. Il doit pouvoir montrer qu'il n'est pas prisonnier d'un système ou d'un outil, qu'il peut appliquer sa stratégie à des environnements différents, et qu'il est donc à même de jouer pleinement son rôle de médiateur avec un public confronté à un contexte documentaire diversifié.

Le candidat doit savoir manifester également, notamment au cours de l'entretien avec le jury :

  • Sa connaissance des différents supports ou outils d'accès à l'information,
  • Sa capacité à présenter un travail mettant en complémentarité, les informations proposées dans les différentes opérations de traitement documentaire,
  • Une culture générale nécessaire au traitement d'un fonds encyclopédique en CDI. "

Avant d'en venir au déroulement de l'épreuve et de sa préparation, il est bon d'insister tout particulièrement sur ce qui apparaît comme la principale difficulté de cette épreuve : la gestion du temps. C'est un point dont l'importance a déjà été signalée dans les rapports du jury des années précédentes. Ne le sous-estimez pas dans la mesure où il vous faudra à la fois conduire des recherches, sélectionner des ressources, réaliser ou analyser leur traitement documentaire et préparer la présentation de vos résultats au jury. Deux heures de préparation peuvent sembler a priori suffisantes, mais nombre d'entre vous risquent, s'ils n'y prennent garde, de se trouver à court de temps. Vous devrez à la fois manipuler des outils professionnels et réfléchir au sens de votre action. La gestion du temps doit donc être rigoureuse et ne pas vous entraîner dans des activités inutilement consommatrices au regard de l'objectif final. C'est un exercice difficile mais c'est aussi une préfiguration de votre vie professionnelle : savoir gérer son temps avec efficacité est une qualité indispensable pour un futur enseignant-documentaliste.

Il convient également de rappeler ici une difficulté un peu surprenante soulignée dans le rapport de jury du concours 2001 : celle relative au maniement des logiciels documentaires (notamment pour ce qui concerne l'impression des listes de résultats de recherche ou des notices), traduisant une insuffisance manifeste de préparation. Cette année, comme le souhaitait le jury dans son rapport, les deux éditeurs de logiciels documentaires concernés proposent une version " bridée " de découverte de leurs produits permettant aux candidats, en particulier ceux qui n'ont pas préparé le concours dans un IUFM, de pouvoir se familiariser avec ces outils (voir les sites Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://www.crdp-poitiers.cndp.fr/ pour BCDI et Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://www.aidel.com/ pour Superdoc).

1- Préparation de l'épreuve

1-1 Configuration matérielle

La configuration mise en place l'an passé est reconduite quasiment à l'identique.

La préparation s'effectuera par groupes de 9 candidats alternant dans deux salles distinctes. Au total 3 groupes au maximum sont convoqués par demi-journée. Ils sont convoqués à 1 heure 1/4 d'intervalle, les quinze minutes de battement servant à la remise en état de la salle.

Dans chacune des salles, vous disposerez d'un poste de travail comportant un micro-ordinateur raccordé à un réseau local, équipé d'un lecteur individuel de cédérom et d'une imprimante personnelle raccordée directement au micro. Techniquement il s'agira d'une architecture de réseau local, mais tout sera organisé de manière que, fonctionnellement, vous vous retrouviez dans une situation de poste de travail individuel. Vous pourrez vous connecter à Internet via une liaison sécurisée et redondante (c'est-à-dire avec une liaison de secours au cas où la première serait défaillante) autorisant un bon niveau de confort d'accès. 10 postes de travail seront installés par salle, de manière à permettre le remplacement éventuel instantané d'un poste défaillant.

L'équipement logiciel des postes de travail respectera autant que possible un principe de neutralité vis-à-vis des outils. L'organisation décrite ci-dessous correspond à cette cible. Il est possible que les expériences de validation fassent apparaître des contraintes particulières conduisant à la modifier. Le détail des configurations techniques ne doit pas vous rebuter, il est précisé ici dans un souci de transparence mais il ne s'agit que d'outils standard.

Chaque poste disposera des logiciels suivants : suites bureautiques Microsoft Office et Star Office et Lotus SmartSuite ; navigateurs IE 5.0 et Navigator 4.7 (les adresses des principaux annuaires et moteurs de recherche seront pré chargées dans les favoris ou signets) ; logiciels documentaires BCDI et Superdoc, en version interface standard (les applications étant installées en local), avec chacun une base de références bibliographiques collège et lycée.

Chaque candidat aura à sa disposition un exemplaire des encyclopédies suivantes : Encarta 2001, Hachette 2001, Larousse Kléio 2001 et Universalis pré-installées sur le disque dur. Il disposera en outre de Motbis 3 (version papier et cédérom) et d'un exemplaire de Dewey (20ème édition de l'abrégé) et de la CDU (5ème édition).

Une assistance technique sera disponible en permanence sur le site pour vous aider en cas de problème technique. Bien entendu, elle aura pour consigne stricte de ne pas répondre à d'éventuelles questions concernant votre sujet. Par ailleurs, une équipe de surveillants veillera à la régularité des épreuves et sera elle aussi disponible pour répondre aux questions d'organisation.

Vous n'aurez pas besoin de connaître le fonctionnement du réseau local. Une fiche détaillera la procédure à suivre pour se connecter à Internet. La consultation des cédéroms et l'impression se feront en mode local.

Les postes des candidats seront remis à zéro après chaque passage (nettoyage des traces et des signets temporaires, effacement de l'historique, des cookies...). Votre attention est attirée sur le fait que toutes les adresses Internet que vous aurez visitées seront stockées et susceptibles d'être analysées. Une surveillance permanente de la qualité de la connexion Internet sera assurée et fera l'objet d'un bilan archivé pour usage en cas de contestation ultérieure par un candidat malheureux.

1-2 déroulement de la phase de préparation

Le candidat procède d'abord à une recherche en fonction d'un sujet qui lui est proposé (voir plus loin le choix des sujets). Chacun dispose de deux heures pour faire la recherche, traiter les documents et préparer sa présentation. Comme par le passé, le travail sera, cette année encore, présenté au jury sous forme écrite. Les photocopies nécessaires sont faites au préalable par les soins des surveillants.

La question du traitement documentaire

Il a paru important que les épreuves orales se déroulent dans un établissement ordinaire et non dans une vitrine idéale et artificielle constituée à cet effet, de manière à mieux marquer que l'accès à une documentation électronique est désormais aussi une réalité. Ce choix présente quelques limites. L'indisponibilité du CDI de l'établissement limite, en effet, les possibilités d'accès aux documents primaires.

Chaque candidat pourra effectuer le traitement documentaire complet de trois documents sélectionnés en ligne. Cela peut toutefois s'avérer très consommateur de temps et déséquilibrer l'épreuve orale au détriment de tout ce qui est innovant et concerne à la fois le processus de recherche et l'exploitation potentielle en situation. Il est, en revanche, possible, même si cela peut paraître parfois plus difficile d'analyser le traitement de documents que l'on n'a pas en mains. En effet, il est possible de commenter les divers aspects du traitement documentaire en tant que tel (description bibliographique, indexation, niveau d'utilisation etc...), sans avoir nécessairement le document primaire en mains (sans même parler de la référence possible à des documents classiques et bien connus). Néanmoins, certains des documents référencés dans les bases témoin ou dans MemoFiches et Callimaque (outils dont vous disposerez) sont également accessibles en ligne en texte intégral.

La réalisation du traitement de trois documents accessibles en ligne ne doit pas soulever de difficultés particulières autres que celles qui sont liées à la gestion du temps. D'une certaine manière, on retrouve la situation de l'ancienne épreuve pratique de techniques documentaires où il était demandé au candidat d'assurer le catalogage, l'analyse et l'indexation de "documents simples sur support graphique ou audiovisuel (photos, diapositives, films, bandes magnétiques et disques)." On trouve sans difficulté majeure sur Internet, monographies, articles de périodiques, vidéogrammes, photos, documents administratifs... adaptés au sujet de recherche et il suffit de les traiter.

Les monographies susciteront notamment une question intéressante : celle de l'unité documentaire qu'il faudra définir. Il sera possible d'imprimer une monographie complète au format .pdf et la traiter classiquement, à condition toutefois que cette impression ne prenne pas trop de votre temps. Mais il est aussi possible d'en sélectionner une partie (par exemple un ou plusieurs chapitres) qui sera considérée comme formant une unité de sens. De même il est possible d'analyser une page HTML ou bien une arborescence de pages également considérées comme constituant une unité. Il sera intéressant pour le jury d'entendre vos explications sur les raisons de votre choix.

Présentation des résultats

La présentation se fera soit sous forme manuscrite, soit directement via l'impression du bordereau de saisie du logiciel documentaire utilisé. Cette dernière possibilité suppose toutefois de posséder une bonne maîtrise du clavier et un minimum de techniques bureautiques pour renseigner les divers champs. Cette disposition risque donc d'être complexe et consommatrice de temps pour certains. Pour cette raison des copies papier d'un formulaire de bordereau standard, en cours d'élaboration, pourront être utilisées manuellement. Son utilisation ne sera nullement obligatoire.

Les choix en matière de ressources et de traitement seront présentés au jury ainsi que les traces significatives de la démarche suivie. Ces derniers éléments serviront de base à l'exposé du processus de recherche et à la justification de la stratégie de recherche devant le jury. La qualité et la pertinence de ces traces constitueront, par là même, un élément important d'évaluation pour le jury. L'impression de l'historique complet des requêtes sera présentée au jury afin de permettre, le cas échéant, un questionnement approfondi sur la démarche suivie.

L'impression de cet historique s'effectuera dans les dernières minutes de la phase de préparation. Une fiche de consignes détaillée sera remise aux candidats pour leur permettre de réaliser eux-mêmes cette impression. Toutefois, s'agissant d'une opération purement technique sans rapport avec le contenu de l'épreuve, les équipes d'assistance technique pourront la mettre en oeuvre directement pour ceux des candidats qui le souhaiteraient.

Les surveillants vérifieront en permanence que des sources personnelles d'information préalablement enregistrées (disquettes ou cédéroms par exemple) ne sont pas utilisées par les candidats. Le journal de l'ensemble des connexions des candidats sera mis à la disposition du jury et archivé afin d'éviter les tentations de fraude ou de contestations.

Forme complémentaire de présentation

À titre expérimental, le candidat pourra aussi, s'il le souhaite, exploiter les possibilités du réseau informatique pour archiver complémentairement les traces et les documents dans un fichier personnel nominatif sur le serveur. Ce fichier sera protégé par un mot de passe personnel. Le candidat retrouvera dans chaque salle de jury un poste qu'il pourra utiliser, relié au réseau et dans une configuration identique à celle des salles de préparation.

Le candidat pourra alors présenter ces documents sous forme électronique au jury étant entendu qu'une telle présentation suppose, compte tenu des conditions supplémentaires de stress d'une épreuve de concours, une maîtrise affirmée et une expérience préalable du fonctionnement d'un réseau. Pour l'aider, il disposera d'une fiche détaillant la procédure de sauvegarde en réseau. C'est pour parer à toute contestation portant sur des documents mal sauvegardés qu'il est demandé au candidat de faire en premier lieu des sorties papier de son travail.

Il est important de souligner qu'il s'agit à ce stade d'une simple possibilité offerte aux candidats. Le fait d'y avoir recours, prouvant une maîtrise strictement technique, ne conférera cependant aucun avantage au candidat par rapport à une bonne présentation papier. Agir autrement risquerait de mettre trop l'accent sur des compétences " manipulatoires " et de créer de surcroît une inégalité de traitement entre des candidats ayant la possibilité de s'entraîner préalablement sur une configuration de réseau similaire et d'autres, notamment les candidats libres, qui ne l'auraient pas.

2- Déroulement de l'épreuve orale

Épreuve orale

Sa durée globale de 45 min. par candidat est spécifiée par l'arrêté. Cette durée sera donc respectée aussi exactement que possible pour chaque candidat. Au sein de ce créneau temporel, le jury devra également veiller à ce que le temps de l'exposé du candidat n'excède pas 20 minutes mais le candidat reste libre de faire plus court (la durée totale de l'épreuve devant malgré tout rester de 45 minutes).

Chacune des 9 commissions siégeant en parallèle disposera d'un micro-ordinateur ayant accès au réseau interne, configuré de manière identique aux postes de préparation et connecté à un système de visualisation, ainsi que d'un exemplaire des cédéroms et des outils de catalogage et d'indexation.

La démarche présentée au jury prendra donc appui sur les photocopies et, en complément possible, sur les fichiers sauvegardés. L'impression papier des documents choisis pour le traitement et/ou une copie de la notice bibliographique dont l'analyse a été choisie, seront confiées au jury. Le jury pourra interroger tant sur la stratégie et le processus de recherche que sur le traitement documentaire. En d'autres termes, il faudra savoir justifier le pourquoi et le comment des démarches. Le jury pourra également évaluer la connaissance des supports ou outils d'accès à l'information.

Le jury pourra en outre demander au candidat d'utiliser le poste de travail notamment pour s'expliquer sur sa démarche ou préciser tel ou tel point qu'il aura évoqué.

La connaissance des modalités d'accès à l'information

Ce dernier point constitue une innovation sur laquelle il convient de s'entendre. Le jury aura une connaissance précise et une expérience récente de l'ensemble des outils susceptibles d'être utilisés.

Il convient cependant d'éviter que cette partie de l'épreuve ne se transforme en interrogatoire technique. On n'attend pas, par exemple, du futur documentaliste qu'il ait les compétences d'un ingénieur réseau. Par contre, il doit pouvoir témoigner d'une connaissance précise des modalités d'accès à l'information et, par conséquent, des outils et procédures qui le permettent. Il importe donc de s'entendre sur le niveau exigible de profondeur des connaissances techniques. Celui-ci semble devoir se situer au niveau d'une connaissance terminologique bien comprise, témoignant d'une familiarité d'usage. À titre d'exemple, il paraîtrait anormal qu'un futur documentaliste ne sache pas qu'un fichier MP3 correspond à une ressource sonore. Par contre, il ne saurait être question d'attendre de lui une description des protocoles correspondants.

De ce point de vue, il faut absolument éviter tout bachotage inutile des candidats et privilégier ce qui découle simplement d'une pratique bien maîtrisée.

Le choix des sujets

Il fallait éviter que les candidats ou les personnes qui assistent aux épreuves (puisque celles-ci sont publiques) puissent diffuser une information qui pourrait être utile aux candidats ultérieurs (quoique s'agissant d'un concours, on voit mal l'intérêt pour un candidat de favoriser la.concurrence !). Aussi, le choix du jury s'est porté sur un sujet unique tiré au sort pour tous les candidats d'une même tranche horaire.

Compte tenu de la chronologie du tirage au sort, le jury découvrira lui aussi le sujet. Il ne sera donc pas tenté de se référer à une recherche "modèle" qu'il aurait pu mener dans une phase exploratoire, mais fondera son interrogation sur le seul exposé de la démarche du candidat.

Les sujets précis comporteront, implicitement ou explicitement, une hypothèse d'utilisation pédagogique en termes de niveau et d'activité se rattachant directement soit aux programmes disciplinaires soit à l'un des grands thèmes au programme. En règle générale, ces sujets ne seront pas fermés afin d'éviter le risque de transformer les candidats en simple exécutant d'une recherche pointue. Dans la mesure du possible, les sujets favoriseront en outre le travail interdisciplinaire.

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