Corrigé de l'exercice n°1
Texte n°1
SALAÜN, Jean-Michel. Titre à construire. Regards sur l’actualité, décembre 2005, no 316
Titre et sous-titre : un schéma connu, dressé par les auteurs d’un manuel sur la documentation à destination des pays en voie de développement, publié par l’ex Association des bibliothécaires et documentalistes spécialisés [1] (devenue dans les années 90, Association des professionnels de l’information et de la documentation) explicite bien la différence séparant condensation (ou abstract ou résumé documentaire) indicative et informative. Ce schéma est repris par de nombreux auteurs, tel que François Feyler auquel nous renvoyons notre lecteur.[1]

- Manuel du bibliothécaire documentaliste travaillant dans les pays en voie de développement. PUF, 1981. p. 136-137
Ce schéma permet de comprendre pleinement le rôle joué par le titre (la description bibliographique et, en particulier, son seul élément informatif : le titre, faisant obligatoirement partie du résumé documentaire). C’est, en effet, une aberration de proposer un résumé sans que le lecteur n’ait sous les yeux, le titre, partie intégrante de l’abstract proposé.
Par ailleurs, la construction du titre et celle des sous-titres qui découpent le texte répond à des normes précises élaborées par l’UNESCO : Guide pour la rédaction des articles scientifiques destinés à la publication, reprise du Célèbre Code du bon usage en matière de publications scientifiques. « Le titre doit être concis mais aussi informatif que possible. Il doit être suffisamment explicite et précis quant au contenu des articles pour présenter un intérêt pratique dans les listes de titres, ainsi que pour l’indexage et le codage aux fins du stockage et de la récupération de l’information : les abréviations et le jargon de spécialistes doivent être évités… »
Les titres donnés par J.-M Salaün au texte original sont les suivants :
Titre principal : Bibliothèques numériques et Google Print.
Ce titre convient : il contient les deux mots clés explicitant la problématique du texte (du moins pour celui qui se tient au courant de l’actualité). Mais il ne sera pas repris lors de la rédaction du résumé qui doit éviter toute redondance avec le titre de l’article.
1er sous-titre : le Projet Google-Print dans son contexte
Nous pouvons ajouter : historique, essor et diversification des initiatives de Google
1.1 Moteur de recherche
1.2 Modèle d’affaires basé sur la vente d’espace publicitaire personnalisé
(Ou développement de son réseau publicitaire)
1.3 Stratégie multidimensionnelle
1.4 Projet Google- Print : bibliothèques et éditeurs
2nd sous-titre : Réactions et oppositions
2.1 La Bibliothèque nationale de France : rôle de son Président
2.2 Les ayant-droits
2.3 Les concurrents
3e sous-titre : Repositionnement des acteurs et renouvellement de la réflexion
3.1 Définitions plurielles du concept de bibliothèque numérique
3.2 Les problématiques à débattre
- Résumés indicatifs
- Un bref historique de Google entraîne à décrire ce moteur de recherche, comme modèle d’affaires basé sur la vente d’espace publicitaire personnalisé, son engagement dans une stratégie multidimensionnelle dans laquelle se situe le projet Google- Print, avec un volet s’adressant aux bibliothèques, un autre aux éditeurs. Les réactions et oppositions sont le fait de la Bibliothèque nationale de France, en particulier de son Président, des ayant-droits et des concurrents. Ce projet entraîne un repositionnement des acteurs, un renouvellement de la réflexion sur le concept de bibliothèque numérique et un ensemble de problématiques qui restent à débattre.(100 mots)
- Google-Print présenté dans le contexte général du moteur de recherche, du modèle d’affaire aux stratégies multidimensionnelles entraîne des réactions et oppositions de la Bibliothèque nationale de France, des ayant droits et concurrents. Ce projet nécessite un repositionnement des acteurs, un renouvellement de la réflexion sur le concept de bibliothèque numérique et de nombreuses autres problématiques (53 mots)
- Indexation
- Indexation superficielle : (les mots clés couvrent 100% du texte)
Google/google-Print/bibliothèque numérique/numérisation
- Indexation en profondeur (les mots clés ne couvrent qu’une partie du texte). Il convient, dans un service de documentation, d’élaborer un guide d’indexation Ces mots clés servent à différencier des textes portant sur le même sujet et donc indexés de la même façon.
bibliothèque nationale de France/éditeur/modèle économique/
Corrigé de l'exercice n°2
MAIGNIEN, Y. Comment comprendre le défi de Google et comment y répondre ? Working paper [en ligne]. Archivesic, 20/03/2005, [page consultée le 7 novembre 2006]. Accessibilité
http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/docs/00/06/26/17/PDF/sic_00001430.pdf
- Résumés indicatifs :
Ce résumé est défini de façon très claire par la norme AFNOR NF Z 44-004 : Recommandations aux auteurs des articles scientifiques et techniques pour la rédaction des résumés, décembre 1994. Il se contente de signaler le ou les thèmes d’étude.
Ce résumé est très vite construit lorsque le texte original est bien structuré et les titres et sous-titres correctement intitulés. Dans ce cas, la lecture du texte n’est pas nécessaire. Par contre, certains textes, écrits le plus souvent dans un cadre non scientifique, offrent une difficulté car leurs intitulés n’étant pas explicites ou écrits dans un style imagé, nécessitent la lecture du texte et la reconstruction par le documentaliste de titre et/ou de sous titres « ad hoc ».
C’est le cas du texte proposé : - Face à la dispersion des réactions, les projets de Google peuvent être occasion de proposer un cadre conceptuel opérationnel. Il s’agit de comprendre le bilan français en matière de numérisation, les raisons d’une absence de synergie entre différents acteurs impliqués, au contraire des Etats-Unis. Les interrogations portent sur les missions des bibliothèques face aux objectifs cognitifs de moteurs de recherche tel que Google. Les éditeurs sont concernés par les montages juridico-économiques touchant la productivité liée au numérique. Il en va de même pour les opérateurs de télécommunications. De l’attitude de tous les acteurs intéressés dépend la réponse au défi lancé par Google (105 mots)
- Face à la dispersion des réactions, les projets de Google sont occasion de proposer un cadre conceptuel opérationnel. Il faut comprendre le bilan français en matière de numérisation, l’absence de synergies entre les acteurs, au contraire des Etats-Unis. Les bibliothèques, les éditeurs, les opérateurs de télécommunications sont concernés dans la réponse au défi Google (55 mots)
- Indexation
- Indexation superficielle : Google/bibliothèque/édition/opérateur de télécommunication/numérisation
Corrigé de l'exercice n°3
LAZULY, Pierre. Le monde selon Google. Le Monde diplomatique [en ligne], octobre 2003, [page consultée le 12/10/06], p.28-29 . Accessibilité :
http://www.monde-diplomatique.fr/2003/10/LAZULY/10471
- Résumé informatif
Ce résumé est défini par la norme ci-dessus citée. « Représentation abrégés du document, renseignant sur les informations quantitatives et qualitatives apportées par l’auteur ».
Au contraire du résumé indicatif qui caractérise l’information donnée dans le texte (c’est-à-dire la classifie), le résumé informatif veut être une photographie miniaturisée du texte primaire. Il s’agit pour l’utilisateur de comprendre l’apport informatif du texte, comme s’il avait lu l’original. Le résumé informatif repose sur le choix des « mots justes », c’est-à-dire des mots qui contiennent un maximum d’informations. Ce peut être un terme générique ou, au contraire, un terme très précis. Ce genre de résumé invite à réfléchir sur ce qui n’est pas information dans un texte : rappelons le brièvement :
Les images, les exemples, les anecdotes…
Les inventaires qui doivent être résumés par le terme générique
Les annonces de plan (première partie…)
Les annonces de redondance (autrement dit…)
Les définitions qui, par définition ! sont toujours redondantes- Internet nécessite des outils de recherche. Google le plus employé, est assimilé parfois à tout l’internet. La problématique porte sur la pertinence des réponses, tout moteur étant limité aux seules informations offertes au grand public. De nouveaux acteurs s’appropriant le réseau, les flux informationnels conduisent à la création de Google basé sur l’étude mathématique des relations entre les sites. L’évaluation des résultats repose sur le « PageRank » handicapant les sites récents, tributaires de leur reconnaissance par les sites établis. Ce phénomène, amplifié par la législation sur le droit d’auteur entraîne manipulations et dysfonctionnements, principalement sur les questions à caractère politique, Google donnant priorité aux premiers arrivés. (110 mots)
- Indexation
- Indexation superficielle : Google/PageRank/pertinence de l’information
- Indexation en profondeur : confidentialité de l’information/moteur de recherche/
Corrigé de l'exercice n°4
GERNELLE, Etienne, MALYE, François et VINCENT-ARRIOLA, Armelle. Le monde selon Google. Le Point [en ligne], 03/11/2005, [page consultée le 2 novembre 2006], n° 1729, p. 78 . Accessibilité
http://www.lepoint.fr/archives/article.php/23431
- Résumé mixte ou résumé sélectif.
Suzanne Briet distingue le résumé destiné à tous les usagers (analyse abrégée ou synopse) et le résumé fonctionnel destiné à un public ciblé et répondant à un besoin tout aussi ciblé. Le résumé mixte ou sélectif répond à cette distinction qui consiste à établir un résumé indicatif situant le contexte de la partie informative répondant au besoin d’une catégorie d’utilisateurs
Ainsi le texte du journal Le Point peut être lu avec le regard du financier, celui du professionnel de l’information, celui du politique, du juriste, de l’historien du réseau internet, du biographe, du sociologue, voire même du philosophe !- (en italique, la partie informative )
L’historique et la réussite financière évoqués, le moteur de recherche intéresse le documentaliste par son idéal encyclopédiste. Google veut collecter toutes les connaissances mondiales grâce à son réseau d’ordinateurs. Il entend numériser pour son projet de bibliothèque universelle, Google Print, tous les livres de la planète, maîtriser les technologies de la communication. Une rumeur circule sur son projet concernant la bio-ingéniérie. Ces projets ambitieux soulèvent des problématiques politiques, juridiques à l’origine de qualifications diverses des cofondateurs dont on décrit les installations immobilières et l’attitude envers le gouvernement chinois.
Corrigé de l'exercice n°5
NOEL, Elisabeth. Google Scholar. BBF [en ligne], juillet-août 2005, [page consultée le 05/03/2012], t.50, no 4, [2] p.
http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2005-04-0043-009
Google Scholar et au-delà [en ligne]. Figoblog, ca 2005, [page consultée le 05/03/2012]. Accessibilité :
http://www.figoblog.org/document442.php
Atelier BNP Paribas. Un nouveau moteur de recherche Google pour les étudiants [en ligne]. L’atelier. 22 novembre 2004, [page consultée le 05/03/2012]. Accessibilité :
http://www.atelier.net/trends/articles/un-nouveau-moteur-de-recherche-google-etudiants
PERROT, Xavier. Mademoiselle Google et le 22 à Asnières [en ligne]. Aeiou : le blog de Fluctuat, 14 mars 2005, [page consultée le 05/03/2012]. Accessibilité :
http://www.fluctuat.net/blog/article.php3?id_article=1650
GRANDMONTAGNE, Yves. Recherches scolaires en anglais ! [en ligne]. Silicon.fr, 18 novembre 2004, [page consultée le 05/03/2012] .
Accessibilité :
http://www.silicon.fr/recherches-scolaires-sur-google-en-anglais-7704.html
MAGNAN, François. Google Scholar. La Lettre de l’ Urfist de Toulouse [en ligne], ca 2005, page consultée le05/03/2012, no 34. Accessibilité
http://www.urfist.cict.fr/archive/lettres/lettre34/lettre34.pdf
- Note de synthèse
Même si la note de synthèse ne fait pas partie des épreuves du concours, un documentaliste doit savoir établir une telle note, de plus en plus demandée dans le cadre de la veille technologique. La note de synthèse répond au besoin d’utilisateurs confronté à une multitude de textes portant sur le même sujet. Il s’agit d’établir un texte des textes.
La note de synthèse doit comporter une introduction mentionnant le sujet, le plan et la problématique, avec, si cela se révèle utile, une qualification des textes. Les parties rendant compte des textes à synthétiser doivent être équilibrées et la conclusion, non obligatoire, doit répondre à la problématique posée dans l’introduction.
La spécificité de la note par rapport à la dissertation réside dans l’absence d’apports personnels (les textes sont les seuls supports, c’est pourquoi, il importe d’indiquer leur apport par leur numérotation) et par rapport aux résumés documentaires, la note n’est pas une suite de résumés.
Pour établir une note de synthèse, plusieurs méthodes existent. L’une d’entre elles consiste à s’appuyer sur le texte qui, dans le dossier proposé, semble le plus complet au cours d’une lecture superficielle ou qui parait dans un document hôte que l’on connaît bien, et de le prendre pour base, pour construire problématique et plan de base à partir desquels les autres textes seront analysés.
(Entre parenthèses, sont mises ici les indications qui ne font pas parties du texte élaboré)- (Introduction)
Les textes ci-dessus référencés portent sur une extension de Google avec Google Scholar destinée aux chercheurs et aux étudiants (sujet des textes). Tous ces textes, pourtant très différents dans leur aspect quantitatif comme qualitatif, (commentaire sur les textes) présentent ce nouvel outil, en analyse les fonctionnalités, les limites (plan) et s’interrogent sur des problématiques économiques, déontologiques et professionnelles. (problématiques).
(4 parties)
(1. Présentation de Google scholar)
Google scholar, né fin 2004, en version anglophone béta (1,3,5) est susceptible d’évolution avec la création d’outils dérivés (2) ou en projet (6). A destination des publics universitaires, cet outil référence des documents de nature différentes (1,3) dans des domaines multidisciplinaires (1,3,5,6) même si les sciences humaines sont défavorisées (1). Ces ressources proviennent de partenaires différents (1,3,4,5) même si certains producteurs importants d’information sont absents (1). Il indexe 2 millions des 57 millions de référence de Wordcat.
(2. Fonctionnalité)
Les fonctionnalités de recherche sont classiques avec possibilités de recherche sur des champs différenciés et opérateurs booléens (1,6). Les descriptions bibliographiques, résultats d’une recherche, sont plus développées que sur Google classique (1,2,5) avec des bonus comme la classification des ressources (1,2,6), la mise en contexte et la localisation (1,2,6). L’ordre d’apparition des résultats est celle des références les plus citées (1,6)
(3. limites)
Simple d’utilisation (1,2,3), cet outil ne peut rivaliser avec la qualité d’interrogation des banques de données car ses recherches ne sont pas toujours fiables (1,6), obtenus par indexation automatique (1,4). Il est limité dans ses réponses (1), sans tri possible (1) ni utilisation d’un vocabulaire contrôlé. Il donne accès à du texte intégral via les éditeurs mais non les bibliothèques.
(4.problématiques)
Les plus importantes problématiques résident dans l’absence de définition du concept de scholar (1,2,6), le contrôle par Google du facteur d’impact en favorisant la surveillance par les éditeurs des articles, et le risque de devenir un péril pour les bibliothèques et les bibliothécaires en devenant l’incontournable, hégémonique outil commercial de recherche(1,2). Car, si pour l’instant Scholar n’a pas de publicité, l’aspect commercial ne perd pas ses droits (3) grâce aux liens sur son service Library Search (1,3,5,6). Aussi les professionnels de l’information doivent réagir et innover (1,3,4).
- Indexation superficielle : google/google scholar/travaux universitaires/recherche documentaire/travaux de recherche
- Indexation en profondeur : littérature grise/ monopolisation de l’information/facteur d’impact
[1] : Références
DULONG A., Association française des documentalistes et bibliothécaires spécialisés. Groupe sectoriel Pays en voie de développement. Manuel du bibliothécaire documentaliste dans les pays en développement. 2e éd. rév. et mise à jour. Presses universitaires de France, 1981.459 p. : ill. ; 21 cm.
FEYLER, François. L'analyse documentaire : résumer, indexer : techniques, outils, pratiques. - Poitiers : CRDP, 1995. - 167 p.