Dossier de synthèse réalisé après consultation, compilation et traduction de documents américains par Carole Tilbian, CRDP de l'Académie de Lyon.
Remerciements à Sue Johnston et Laura Pearle, bibliothécaires scolaires ; à Gail K. Dickinson, formatrice de bibliothécaires scolaires à l'Université de Norfolk (Virginie) ; à Mary Nino, bibliothécaire à la Bibliothèque publique de San José (Californie).
La bibliothèque scolaire aux Etats-Unis
Le système éducatif américain est un système déconcentré. Jusqu'en 1980, il n'existait pas au niveau fédéral d'organisme consacré aux questions éducatives. Créé en 1980, le Département de l'Education a surtout un rôle symbolique : garantir à tous un accès à l'éducation ; établir des statistiques ; définir des actions prioritaires... En fait, la responsabilité de l'éducation revient aux différents Etats (durée de la scolarité ; organisation administrative des établissements ; définition des programmes ; financement...). Chaque Etat dispose donc d'un ministère de l'Education qui lui est propre et nombre de décisions sont prises à l'échelon local, commissions scolaires des comtés ou des districts scolaires. De ce fait, la réalité éducative américaine est extrêmement variable.
En ce qui concerne les bibliothèques scolaires, il n'existe pas non plus de cadre réglementaire au niveau fédéral : l'existence d'une bibliothèque au sein de l'établissement est préconisée mais non obligatoire ; le personnel est recruté à l'échelon local, selon des critères professionnels et financiers différents d'un Etat à l'autre ; les budgets proviennent essentiellement de ressources locales.
1. Le financement
Ressources fédérales
Le gouvernement fédéral intervient assez peu dans le financement des bibliothèques scolaires ; il ne finance que des programmes ciblés.
- Au cours des cinquante dernières années, plusieurs plans éducatifs du gouvernement fédéral ont ainsi comporté un volet "Bibliothèques scolaires", permettant le développement de ce service dans la majorité des établissements publics. Ce soutien financier a été particulièrement conséquent entre 1960 et 1980, permettant la création de bibliothèques scolaires dans la majorité des établissements (en 1999-2000, 92% des écoles publiques américaines étaient dotées d'une bibliothèque scolaire). Entre 1980 et 1995, cette manne gouvernementale a disparu. Depuis 1995, le gouvernement central ne distribue pas de fonds réguliers mais octroie ponctuellement des subventions spéciales, à quelques établissements sélectionnés sur projet.
- A cette première source financière, il faut ajouter d'autres ressources fédérales émanant du budget de la culture, dans le cadre de programmes de soutien aux bibliothèques publiques. Ce sont alors les associations professionnelles qui décident de la répartition des fonds entre les différents types de bibliothèques.
Ressources locales
- Les subventions d'Etat ne sont pas systématiques ; lorsque la politique éducative locale met l'accent sur le développement des bibliothèques scolaires, l'Etat attribue ces dotations aux districts scolaires.
- Les districts scolaires redistribuent, lorsqu'elles existent, les subventions d'Etat aux établissements, en s'appuyant sur des critères démographiques (ratio d'élèves) ou sociologiques. Ils puisent surtout dans leurs propres ressources financières (impôts locaux et impôts sur le revenu) pour fournir la plus grosse part du budget des bibliothèques scolaires (environ 70%[1]). Dans nombre d'Etats, depuis 2000, ces crédits ont sensiblement augmenté. A l'échelle nationale, on atteint une fourchette de 10 à 15 $ par élève.
Ressources privées
Les collectes de fonds, les dons effectués par les fondations privées, sont très répandus dans la culture américaine. Ils touchent également l'univers des bibliothèques scolaires.
- Ces dernières peuvent ainsi bénéficier de programmes de soutien aux bibliothèques scolaires, leur permettant de renouveler leurs fonds livresque ou leur équipement informatique :
- Le programme "Library Power", de la Wallace Foundation
Initié en 1988, il a permis à plus de 700 établissements d'ouvrir une bibliothèque, d'en renouveler le fonds et l'équipement mais aussi de recruter du personnel qualifié. - "The Laura Bush Foundation for America's Libraries"
Créée le 30 juillet 2001, cette fondation octroie des subventions afin de permettre aux bibliothèques scolaires d'actualiser leur fonds livresque. - L'opération "Back-to-School Giving" de la Dollar General Corporation
Cette entreprise privée consacre une partie de ses activités de mécénat aux bibliothèques scolaires.
- Les établissements font aussi régulièrement appel à la générosité des parents ou organisent des manifestations pour récolter de l'argent qui sera investi dans la bibliothèque.
2. Le lieu "Bibliothèque scolaire"
- Il ressemble sensiblement aux CDI des établissements du second degré en France.
- Les ressources documentaires qui constituent la bibliothèque scolaire sont, très majoritairement, concentrées en un seul lieu (dans 93% des cas) [2].
- Cet espace permet d'accueillir les classes entières (90% des cas), les groupes de plus de 5 élèves (80% des cas), de plus petits groupes (66% des cas) ou les élèves individuellement (65% des cas)[2].
- 79 % des bibliothèques scolaires disposent en leur sein d'un espace informatique, offrant un accès aux ordinateurs (consultation des bases de données, accès aux logiciels bureautiques) et, pour 96% d'entre elles, un accès à Internet.[2].
- En 2001, la capacité moyenne d'accueil était de 69 élèves.[2].
- Quelques bibliothèques scolaires en ligne

Chico High School Library (Californie)
Une bibliothèque "modèle", disposant d'un grand parc informatique (54 postes reliés à Internet), dotée d'un personnel qualifié (4 personnes à temps plein), intégrée aux programmes de l'établissement.
Sites de bibliothèques scolaires
Répertoire de sites internet de bibliothèques scolaires, classés par Etat
3. L'accès et les services
La conception américaine de la "Public Library" influe sur le fonctionnement de la bibliothèque scolaire qui est plus largement ouverte qu'en France (en termes d'horaires et de public) :
- La plupart des bibliothèques scolaires offrent un accès libre aux élèves (67 %)[2].
- Il n'est pas rare qu'elles soient ouvertes avant et après le début des cours ainsi que durant les vacances scolaires[2].
- Le nombre de "joint-libraries" a tendance à augmenter, notamment dans les zones rurales. Il s'agit de bibliothèques mixtes, réunissant dans un même lieu la bibliothèque publique et la bibliothèque scolaire. Le développement de ce type d'organisations combinées s'explique par la pénurie de moyens et de personnel. Certaines structures font le choix de joindre leurs moyens afin d'offrir un service de meilleure qualité (équipement informatique plus performant ; horaires d'ouverture étendus ; espace plus aéré...). Cela ne va pas sans poser des problèmes d'organisation et de sécurité (répartition des espaces ; surveillance des visiteurs...)
De la même façon, la notion de réseau est davantage prégnante que dans d'autres pays et les collaborations avec les autres bibliothèques du district (bibliothèques publiques locales et bibliothèques universitaires) sont davantage développées : 62 % des bibliothèques scolaires empruntent et prêtent des documents aux autres bibliothèques et centres de ressources du district [2].
4. Le fonds
- Multi-support, il varie, en richesse, d'un Etat à l'autre, bien que les politiques fédérales tendent à réduire ces disparités. Ainsi, en 2001, dans le cadre du plan "
No Child Left Behind Act" qui pose le principe de "l'amélioration de l'alphabétisation grâce aux bibliothèques scolaires" ("The Improving Literacy through School Libraries Program"), des crédits ont été attribués aux bibliothèques scolaires afin qu'elles développent leurs collections. - Pourtant, globalement, les fonds livresques manquent d'actualité et de diversité. Dans une récente enquête, 45% des bibliothécaires interrogés considéraient qu'un tiers de leur fonds était obsolète [1]. Plusieurs facteurs expliquent cette lacune :
- Le prix des livres a augmenté et l'accroissement des crédits ne suffit pas à compenser la différence.
- En outre, depuis cinq ans, les bibliothécaires ont concentré leurs dépenses sur les ressources électroniques : les bibliothèques scolaires consacrent presque autant d'argent à l'achat de cédéroms et de ressources en ligne qu'à l'achat de livres [1].
- Enfin, d'après plusieurs témoignages, la pratique du désherbage est loin d'être répandue.
- Ainsi, en 2000 :
- 75 % des bibliothèques scolaires disposaient de moins de 16000 livres [2];
- 42% de moins de 25 abonnements [2];
- 44% proposaient par contre de 1 à 3 abonnements à des bases de données en ligne [2].
Historique de la profession
1. Profil du bibliothécaire scolaire
La définition du bibliothécaire scolaire a varié au fil des ans. Il faut attendre le milieu des années 60 pour que l'exigence de double compétence pédagogique et bibliothéconomique soit clairement énoncée. Jusque-là, le bibliothécaire scolaire était souvent un enseignant qui assurait, en plus, la gestion de la bibliothèque (cette tâche se réduisant souvent, alors, au prêt).
La reconnaissance institutionnelle de l'importance du bibliothécaire scolaire a également été tardive : il a ainsi fallu attendre le 4 juin 2002 pour que soit officiellement organisée la première conférence nationale sur les bibliothèques scolaires (White House Conference on School Libraries).
Avant de pouvoir postuler pour un poste de bibliothécaire scolaire, ce dernier doit recevoir une certification de l'Etat dans lequel il veut exercer. Comme le système éducatif américain est déconcentré, les conditions de certification, et donc de recrutement, varient d'un Etat à l'autre. Cependant, la plupart des Etats et des établissements exigent la double compétence mentionnée ci-dessus.
Les américains emploient assez peu l'appellation "bibliothécaire scolaire" ; ils parlent plus volontiers de "Spécialiste des médias en bibliothèque scolaire" ("School Library Media Specialists", soit SLMS). Ce dernier doit, à ce jour, justifier d'un cursus universitaire en bibliothéconomie sanctionné par un certificat d'études supérieures (niveau maîtrise selon les normes de
l'American Library Association, ALA) ; d'une formation en didactique ; le plus souvent, d'une expérience dans l'enseignement.
Le profil du personnel exerçant en bibliothèque scolaire reste cependant diversifié et ne correspond pas toujours, loin s'en faut, au profil idéal décrit ci-dessus. Ainsi, seuls 61% des bibliothécaires scolaires possèdent vraiment un diplôme en bibliothéconomie [1].
On distingue :
- Les bibliothécaires diplômés par l'Etat où ils exercent : 76 % des bibliothèques scolaires en comptent au moins un dans leur équipe [2].
- Les enseignants diplômés par l'Etat où ils exercent : 35 % des bibliothèques scolaires en comptent au moins un dans leur équipe[2].
- Les assistants de bibliothèque : 51 % des bibliothèques scolaires en comptent au moins un dans leur équipe[2].
- Le personnel non qualifié : 23 % des bibliothèques scolaires en comptent au moins un représentant dans leur équipe[2].
- Les bénévoles : 49 % des bibliothèques scolaires en comptent au moins un dans leur équipe[2].
2. Formation du bibliothécaire scolaire
Elle n'est toujours pas harmonisée au niveau fédéral.
Le programme de formation des futurs bibliothécaires scolaires est fixé soit par l'American Library Association (accréditation), soit par les Etats, soit par les universités.
Il peut être exclusivement bibliothéconomique ou intégré à une formation en didactique (système de modules ou d'unités de valeur qui assurent la spécialisation).
Le plus souvent, la formation comprend des stages.
En dépit de cette disparité des offres et des certifications, les formations qui ont reçu l'accréditation de l'ALA constituent des modèles de référence. Il s'agit de cursus qui répondent aux
recommandations de l'American Association of School Librarians (AASL, dépendant de l'ALA) sur la formation du personnel des bibliothèques scolaires, qui stipulent que le futur SLMS doit :
- justifier d'une formation générale (4 ans d'études), axée sur les sciences humaines ;
- détenir un diplôme de niveau master (2ème cycle) ;
- suivre une formation à la fois théorique et pratique en sciences de l'information et bibliothéconomie, éducation, communication, technologie.
Le référentiel de l'ALA
En mars 2003, l'AASL a d'ailleurs publié un référentiel des compétences attendues des futurs professionnels des bibliothèques scolaires. Ce référentiel sert de guide pour la formation initiale.
Intitulé "
Standards for Initial Programs for School Library Media Specialist Preparation" (format .pdf), ce référentiel définit les missions du bibliothécaire scolaire ; énumère les compétences qu'il doit acquérir en précisant les savoirs et savoir-faire à obtenir et en distinguant trois niveaux de compétence (inacceptable ; acceptable ; idéal).
- Les missions :
- permettre l'accès, physique et intellectuel, aux documents, quel qu'en soit le support ;
- dispenser un enseignement qui accroît les compétences des élèves et encourage leur goût pour la lecture, le maniement des idées et des informations ;
- travailler en collaboration avec les autres éducateurs pour définir des stratégies d'apprentissage adaptées aux besoins des élèves.
- Les principales compétences couvrent quatre domaines :
- Compétences informationnelles
Savoir chercher l'information avec efficacité et en respectant les règles du droit
Faire preuve de compétences de lecture et de compréhension
Savoir accéder à l'information
Créer un environnement propice à l'étude - Compétences pédagogiques
Connaître les processus d'apprentissage et les élèves
Faire preuve de pédagogie
Elaborer un programme de formation à l'information - Compétences relationnelles
Connaître son environnement professionnel et établir des liens avec les membres de la profession : autres bibliothèques ; associations...
Connaître les institutions éducatives et participer activement à la vie de l'établissement et du district - Compétences gestionnaires
Organiser le système de ressources
Organiser le travail de l'équipe
Planifier les collaborations et les évaluations. [5]
3. Situation actuelle : vers une pénurie de professionnels ?
- La situation aux Etats-Unis semble atteindre un seuil critique et les associations comme les établissements s'inquiètent d'une éventuelle pénurie de bibliothécaires scolaires qualifiés à l'horizon 2010 : en 2001, on estimait à 25000 le nombre de bibliothécaires scolaires qui manqueraient alors à l'appel [3].
Plusieurs facteurs expliquent ce déficit :
- le vieillissement des personnels : un tiers des des bibliothécaires scolaires en activité dans les années 90 devrait prendre sa retraite en 2005, un quart en 2010 [3] ;
- le manque de centres de formation [3] ;
- la difficulté de la formation (extrême sélection ; exigence d'une double compétence, didactique et bibliothéconomique) [3].
Dans certains Etats, comme la Californie, la remise en cause des budgets éducatifs entraîne de graves difficultés : fermetures d'écoles, suppressions de postes d'enseignants... Dans ce contexte californien, les bibliothèques scolaires sont particulièrement lésées : la bibliothèque scolaire est souvent récupérée pour servir de salle de cours, faute de locaux pour accueillir les classes.
Afin de remédier à cette pénurie annoncée, l'ALA réclame :
- "que chaque établissement scolaire, à quelque niveau que ce soit, propose une formation à l'information assurée par :
- au moins un professionnel qualifié (SLMS), travaillant à temps plein,
- au moins un assistant technique et/ou un employé de bureau, travaillant à temps plein, pour seconder le bibliothécaire scolaire ;
- qu'augmente le nombre de postes (selon des ratios prenant en compte le nombre d’élèves) ;
- que, dans chaque district, un coordinateur soit nommé, ayant pour mission d'harmoniser les politiques documentaires et de faire reconnaître le rôle pédagogique du SLMS." [4] [5]
Les bibliothécaires scolaires au sein de l'équipe éducative
1. Le rôle pédagogique
- Le rôle pédagogique que doit jouer le bibliothécaire scolaire a été officialisé en 1988, avec la publication par l'AASL d'un document-cadre. Intitulé "
Information Power : Guidelines for School Library Media Programs", il affirme la nécessité d'intégrer la formation aux compétences informationnelles et technologiques aux programmes scolaires disciplinaires. Ainsi, aux côtés de l'enseignant de discipline, spécialiste d'un contenu, travaille le bibliothécaire scolaire, spécialiste des processus d'apprentissage.
En 1998, une autre déclaration de l'AASL réaffirme le rôle pédagogique du programme de formation à l'information :
- "Principes 1 et 2 : Le programme de formation à l'information est essentiel à l'enseignement et à l'apprentissage et doit être pleinement intégré aux programmes et aux contenus des cours afin d'améliorer la réussite des élèves.
- Principe 3 : Le programme de formation à l'information favorise le travail collaboratif et en fixe les modalités." [5][6]
- Depuis 1990, tous les autres guides de formation publiés mettent en avant le rôle fondamental que le bibliothécaire scolaire doit jouer dans la formation des élèves et appelle au développement de séquences en partenariat.
Les statistiques publiées en 2004 sur la collaboration entre enseignants disciplinaires et bibliothécaires scolaires font ressortir des avancées ; celles-ci restent toutefois limitées à certaines disciplines. Ainsi, au cours de l'année 2001-2002 :
- 24% des bibliothécaires scolaires avaient travaillé en partenariat avec le professeur d'anglais au moins une fois par mois (contre 8% avec le professeur de mathématiques)
- 18% des bibliothécaires scolaires avaient travaillé en partenariat avec le professeur d'anglais plus d’une fois par semaine (contre 1% avec le professeur de mathématiques) [2]
La réalité demeure donc contrastée. Très souvent, la collaboration reste ponctuelle au lieu d'être intégrée aux programmes de formation. Bon nombre de bibliothécaires scolaires affirment d'ailleurs avoir du mal faire reconnaître pleinement leur rôle pédagogique, au-delà des activités d'incitation à la lecture. Pour justifier cette difficulté, ils invoquent le plus souvent :
- Le manque de soutien de la part de l'administration
- Le manque de temps (lié au développement des nouvelles technologies et à la gestion qu'elles appellent)[3]
- Les lacunes dans la formation des enseignants qui n'ont pas conscience de ce que la coopération pourrait leur apporter.
En conséquence, très souvent, l'activité principale du bibliothécaire scolaire américain consiste encore à fournir aux enseignants des ressources qui leur seront utiles et développer des séquences pédagogiques en partenariat reste difficile.
2. Le rôle de communication
C'est sans doute une des spécificités des systèmes nord-américains. Bien plus qu'en France, l'accent est mis sur la mission de communication qui incombe au bibliothécaire scolaire au sein de l'équipe éducative. Ces compétences sont d'ailleurs extrêmement développées dans les référentiels. Il s'agit à la fois d'agir en :
- négociateur (notamment en matière budgétaire)
- chargé de relations publiques (auprès de l'équipe éducative, auprès de la direction, auprès des représentants du district)
- leader d'équipe, facteur de changement (plusieurs études établissent un parallèle entre les fonctions de bibliothécaire scolaire et de principal d'établissement).
3. Référentiels de compétences pour la formation des élèves et des étudiants
L'ACRL (Association of College & Research Libraries) a publié deux documents complémentaires qui définissent les compétences informationnelles que les étudiants doivent acquérir au cours de leur cursus. Bien que conçus pour l'enseignement supérieur, ces deux référentiels sont exploitables dans le secondaire. Cinq grandes compétences sont listées puis déclinées en "Indicateurs de performance" et en "Résultats attendus".
Alors que les "Normes sur les compétences informationnelles dans l'enseignement supérieur" fixent les principes généraux d'une formation documentaire idéale, le "Programme d'Objectifs pour une formation à l'alphabétisation informationnelle" décompose ces principes en résultats plus spécifiques, plus facilement mesurables, à partir desquels des séances concrètes peuvent être mises en oeuvre.
Savoirscdi propose, après traduction, une version française du Programme d'Objectifs pour une formation à l'alphabétisation informationnelle.
Les
Normes sur les compétences informationnelles dans l'enseignement supérieur ont été traduites en français en août 2004 par le CREPUQ (Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec).
Interviews
1. Interview de Sue Jonston, bibliothécaire scolaire dans le public, Dakota du Nord
2. Interview de Laura Pearle, bibliothécaire scolaire dans le privé, Etat de New York
Documents consultés et mentionnés
Document de synthèse. Articles
- Preparation of School Library Media Specialists in the United States, Donna Shannon, School Library Media research, vol.7, 2004
Article synthétique sur la formation des personnels travaillant en bibliothèque scolaire : état des lieux de la profession ; normes en usage ; perspectives.
[Consulté le 11 octobre 2005] - The Education and Competencies of School Library Media Specialists : A Review of the Literature, Donna Shannon, School Library Media research, vol.5, 2002
Synthèse des études et articles relatifs à la formation des personnels travaillant en bibliothèque scolaire.
[Consulté le 11 octobre 2005] - Deux synthèses réalisées par Ruth V. Small :
- Fifty Years of Supporting Children’s Learning : A History of Public School Libraries and Federal Legislation From 1953 to 2000 (, format .pdf), U.S. Department of Education, National Center for Education Statistics, mars 2005
Historique des bibliothèques scolaires dans les écoles publiques, de 1953 à 2000.
[Consulté le 11 octobre 2005] - Joint-use libraries : the ultimate form of cooperation, Alan Bundy, in Planning the Modern Public Library Building, Gerard B. McCabe and James R. Kennedy, Libraries Unlimited, 2003
Synthèse sur les "bibliothèques mixtes", réunissant dans un même lieu bibliothèque scolaire et bibliothèque publique : définition, usages, avantages, inconvénients.
[Consulté le 11 octobre 2005] - School and Public Library Relationships : Essential Ingredients in Implementing Educational Reforms and Improving Student Learning, Shirley A. Fitzgibbons, School Library Media Research, volume 3, 2000
Historique de la coopération entre bibliothèques scolaires et bibliothèques publiques. Données statistiques en terme de personnel, de fonds. Types de coopération. Suggestions.
[Consulté le 12 octobre 2005]
Enquêtes et statistiques
- School Library Media Centers : Selected Results From the Education Longitudinal Study of 2002
(format .pdf), U.S. Department of Education, National Center for Education Statistics, décembre 2004
Enquête sur les bibliothèques scolaires aux Etats-Unis en 2002 : ressources financières ; fonds ; personnels ; pratiques pédagogiques...
[Consulté le 11 octobre 2005] - Library Research Service. School Library Information
Données statistiques sur les bibliothèques scolaires, fournies par un organisme officiel dépendant du Ministère de l'Education du Colorado, couvrant l'ensemble du territoire américain.
[Consulté le 11 octobre 2005] - School Library Journal Spending Survey 2003, Marilyn L. Miller et Marilyn L. Shontz, octobre 2003
[Consulté le 11 octobre 2005] - Expenditures for Resources in School Library Media Centers FY 2001, Marilyn L. Miller et Marilyn L. Shontz, octobre 2001
Etude menée tous les deux ans, sur l'ensemble du territoire, portant à la fois sur les dépenses, les services et les personnels.
[Consulté le 11 octobre 2005]
Normes, recommandations et plans d'action
Associations
- American Association of School Librarians
Section "Bibliothèques scolaires" de l'Association américaine de bibliothèque (ALA).
[Consulté le 11 octobre 2005] - American Library Association
L'ALA est la plus ancienne et la plus importante association de bibliothèques au monde. Elle regroupe plus de 64000 membres.
[Consulté le 11 octobre 2005] - LM_NET
Une des plus populaires liste de diffusion de bibliothécaires scolaires.
[Site indisponible le 13/02/13]
Signets

[1] : Expenditures for Resources in School Library Media Centers FY 2001, Marilyn L. Miller et Marilyn L. Shontz, octobre 2001
En ligne :
http://www.lrs.org/asp_school/slj.asp
[2] : School Library Media Centers : Selected Results From the Education Longitudinal Study of 2002 (ELS:2002). U.S. Department of Education, National Center for Education Statistics, décembre 2004
En ligne :
http://nces.ed.gov/pubs2005/2005302.pdf
[3] : Preparation of School Library Media Specialists in the United States, Donna Shannon, School Library Media research, vol.7, 2004
En ligne :
http://www.ala.org/ala/aasl/aaslpubsandjournals/slmrb/slmrcontents/volume72004/shannon.htm
[4] : Position Statement on Appropriate Staffing for School Library Media Centers. American Library Association, avril 1991
En ligne :
http://www.ala.org/ala/aasl/aaslproftools/positionstatements/aaslpositionstatementappropriate.htm
[5] : Traduction et adaptation par Carole Tilbian, CRDP de l'Académie de Lyon
[6] : Information Power: Building Partnerships for Learning. Learning and Teaching Principles of School Library Media Programs. ALA, 1998
En ligne :
http://www.ala.org/ala/aasl/aaslproftools/informationpower/iplearningteaching.htm