Le vocabulaire de la dette
La dette publique correspond à l'ensemble des emprunts publics contractés par toutes les administrations publiques. Elle englobe la dette de l'État, la dette des collectivités locales et la dette des administrations sociales (sécurité sociale).
Le service ou la charge de la dette désigne la somme versée chaque année au titre des remboursements du capital emprunté (l'amortissement) et le paiement des intérêts.
La charge d'intérêt correspond au paiement des intérêts ; elle dépend de l'encours de la dette (capital non encore remboursé => ce qu'il reste à rembourser) et du niveau des taux d'intérêt.
Le ratio d'endettement désigne le poids de l'endettement dans le PIB (rapport entre le montant de la dette publique et le PIB x 100).
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L'intérêt est un revenu : il est la rémunération du capital emprunté versé par l'emprunteur au prêteur.
Le taux d'intérêt est le rapport entre l'intérêt et la somme prêtée/empruntée (exprimé en %).
Le taux d'intérêt nominal est le taux d'intérêt établi par contrat. Le taux d'intérêt réel élimine quant à lui les effets de l'inflation. |
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Le Fonds européen de stabilité financière (FESF), créé lors d’un sommet exceptionnel des chefs d’État et de de la zone à Bruxelles le 9 mai 2010, est devenu opérationnel le 4 août 2010, après la ratification de ses statuts par l’ensemble des pays de la zone euro.
Le FESF peut contracter des emprunts, avec la garantie des États membres de la zone euro, en faveur d’un pays rencontrant des difficultés de solvabilité (crise de la dette). Il fait partie du dispositif d’intervention européenne, qui se décompose en deux temps : la Commission européenne peut emprunter à la place de l’État en difficulté 60 milliards d’euros, gagés à hauteur du budget européen. Éventuellement, dans un deuxième temps, les États membres peuvent être amenés à emprunter directement en leur nom ou à apporter leur garantie aux emprunts émis par le FESF, pour un total maximal de 440 milliards d’euros. Ces interventions (500 milliards d’euros) pourront être combinées avec celle du Fonds monétaire international (250 milliards d’euros), un montant total de 750 milliards d’euros pouvant ainsi être mobilisé.
Note : Eurostat a décidé que les montants prêtés par le FESF devaient être rattachés directement à la dette des États apportant des garanties, au prorata de celles-ci.
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Attention !
Vous confondez déficit commercial et déficit public.
Par ailleurs, depuis 20 ans, le solde de la balance commerciale n'a pas toujours été déficitaire.
Relire les définitions |
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Certes, la montée de l'endettement public reflète essentiellement l'augmentation du déficit de l'État, mais il ne faut pas négliger les déficits des collectivités locales et des administrations de Sécurité sociale. |
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Bonne réponse, la montée de l'endettement public reflète l'augmentation du déficit public. Depuis 20 ans, les déficits publics ont un caractère permanent. |
| Graphique |
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Mauvaise réponse.
Vous vous trompez d'agent économique ; la dette publique correspond à l'ensemble des emprunts publics contractés par toutes les administrations publiques (État, collectivités locales et administrations sociales [sécurité sociale]). Elle n'englobe pas la dette des autres agents (entreprises, ménages). |
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C'est vrai, la hausse des taux d'intérêt alourdit la charge d'intérêt : le montant des intérêts à verser chaque année augmente.
Toutefois, depuis quelques années, les taux d'intérêt sont bas.
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Réponse exacte.
Il existe une relation étroite entre l'évolution de la dette publique et celle du déficit public : lorsque le déficit public augmente, la dette publique augmente également et inversement.
Revoir le graphique |
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Réponse inexacte.
Il existe une relation étroite entre l'évolution de la dette publique et celle du déficit public : lorsque le déficit public augmente la dette publique augmente également et inversement.
Revoir le graphique |
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Réponse inexacte.
La crise économique a eu un double impact négatif sur les finances publiques depuis 2009 :
- elle a provoqué une baisse des recettes et une hausse des dépenses et donc une hausse du déficit public ;
- le gouvernement a pris des mesures de relance (plan de relance), mesures qui ont fait progresser les dépenses publiques.
Au total, pour financer ces déficits publics, les administrations publiques ont dû emprunter davantage, ce qui a conduit à un alourdissement de la dette publique.
Toutefois, la crise n’est pas le seul facteur d'augmentation de l'endettement public.
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Réponse exacte.
La crise économique a eu un double impact négatif sur les finances publiques depuis 2009 :
- elle a provoqué une baisse des recettes et une hausse des dépenses et donc une hausse du déficit public ;
- le gouvernement a pris des mesures de relance (Plan de relance), mesures qui ont fait progresser les dépenses publiques.
Au total, pour financer ces déficits publics, les administrations publiques ont dû emprunter davantage ce qui a conduit à un alourdissement de la dette publique.
Toutefois, la crise n’est pas le seul facteur d'augmentation de l'endettement public. |
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Réponse inexacte.
Les dépenses publiques demeurant supérieures aux recettes publiques, les budgets des administrations publiques resteront déficitaires en 2013. Le déficit public devrait représenter 3 % du PIB.
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Réponse exacte.
Si les dépenses publiques demeurent supérieures aux recettes publiques, le déficit public devrait se réduire en 2013 ; en effet, le déficit public passerait de
4,5 % du PIB en 2012 à 3 % du PIB en 2013.
Mais la réduction du déficit public n'est pas le seul facteur explicatif.
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Réponse exacte.
Effectivement, le projet de loi de finances pour 2013 prévoyait une reprise de la croissance en 2013 ; la hausse du PIB, associé à une diminution du déficit public, devrait se traduire par une diminution du poids de la dette publique dans le PIB.
Toutefois, depuis, les perspectives de croissance ont été revues à la baisse, de sorte que l'augmentation de l'endettement public pourrait se poursuivre.
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Dette des
administrations
publiques au sens
de Maastricht*

Prévisions pour les années 2012 et 2013.
*La dette publique au sens de Maastricht
(ou dette publique notifiée) : elle est
brute, ce qui signifie que les actifs financiers
des administrations publiques ne sont
pas déduits de leurs dettes.
La dette publique nette est égale à la dette
publique notifiée diminuée des dépôts, des
crédits et des titres de créance négociables
(évalués à leur valeur nominale) détenus
par les administrations publiques sur les
autres secteurs.
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Évolution de la dette, des dépenses et des recettes publiques,
depuis 1978, en % du PIB

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Le poids de l’endettement public dans le produit intérieur brut (PIB) a quadruplé depuis
1978. La dette publique est en effet passée de 21,2 % PIB en
1978 à 86,0 % de PIB en 2011 (86,0/21,2 = 4,05). Cette explosion de la dette s’explique par une croissance des dépenses publiques
(+11,3 points de PIB entre 1978 et 2011) plus rapide que celle des recettes (+7,8
points).
En avoir plus sur les Recettes et sur les Dépenses
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Déficit public et dette publique
(en % de PIB)

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La dette |
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Les raisons de l'alourdissement de la dette |
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La dette publique a augmenté de 800 milliards d'euros depuis 2002, le déficit public était encore
en 2011 de plus de 100 milliards d'euros (5,2 % du
PIB) [Graphique]. La crise n’est pas le seul facteur de
dégradation des finances publiques françaises
: celle-ci est avant tout d’origine
structurelle et reflète les choix de politique économique et fiscale opérés au
cours de la dernière décennie. Les déficits
alimentent un endettement qui conduit à prélever lourdement sur les revenus d’activité pour servir les intérêts de la dette, à favoriser la rente au détriment des revenus
des travailleurs et des entrepreneurs.
S’agissant de l’année 2012, face à une
situation plus dégradée qu’annoncé, le
Gouvernement a initié la remise en ordre
des finances publiques. Les mesures
adoptées dans la loi de finances rectificative
d’août garantissent le respect de l’objectif
de déficit pour 2012 à 4,5 % du PIB,
en dépit de la nette révision à la baisse
des perspectives de croissance par rapport
au scénario retenu dans le programme de
stabilité transmis à la Commission européenne
fin avril 2012.
[...]
En 2012, la dette publique augmenterait de 3,9 points de PIB par rapport à l’année précédente,
atteignant ainsi 89,9 % du PIB [Graphique]. Les contributions à cette hausse de l’écart au solde stabilisant (2,9 points) et des flux de créances (+ 1,0 point) sont proches de celles de l’année passée mais ont
des explications différentes. L’écart au solde stabilisant inchangé, malgré un déficit nominal réduit
(4,5 % après 5,2 %), est le reflet d’un environnement économique défavorable (croissance du
PIB en valeur de seulement 2,0 % après 3,1 % en 2011). Par ailleurs, les flux de créances
(+ 1,0 point) ont une composition très différente de ceux de 2011, avec une large part liée au
soutien financier à la zone euro (+ 1,8 point, comprenant notamment les prêts du Fonds européen
de stabilisation financière correspondant au second plan d’aide à la Grèce, et au soutien du
Portugal et de l’Irlande, ainsi que la mise en place du mécanisme européen de stabilité) compensée
en partie par un reflux du niveau de trésorerie des administrations publiques après la
hausse de 2011 (- 0,5 point) et la poursuite de la stratégie de réallocations d’actifs du fonds de réserve des retraites (FRR)
(- 0,1 point).
En 2013, l’augmentation de l’endettement public serait nettement moins élevée que les années
précédentes (+ 1,5 point de PIB, portant la dette publique au sens de Maastricht à 91,3 % du
PIB). Ce ralentissement sera principalement imputable à la baisse du déficit public (passant de
4,5 % du PIB en 2012 à 3,0 % du PIB en 2013) associée à une accélération de l’activité (hausse
du PIB en valeur de 2,6 %), permettant de réduire l’écart du solde public au solde stabilisant la
dette. Les flux de créances (+ 0,7 point après + 1,0 point en 2012) contribueraient également à infléchir la trajectoire de dette, avec principalement une moindre contribution du soutien à la
zone euro (+ 0,5 point après + 1,8 point).
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