La revue TDC propose tous les quinze jours un dossier complet consacré à un thème à dominante arts, littérature, histoire, géographie, sciences ou éducation à la citoyenneté.
« DalÍ » au Centre Pompidou, à Paris, jusqu’au 25 mars 2013.
En lien avec « La révolution surréaliste »,
TDC n° 830 du 15 février 2002.
Le département des Arts de l’Islam : ouverture des nouveaux espaces au musée du Louvre à Paris
En lien avec « les arts de l’Islam »
TDC n° 1047 du 1er janvier 2013
« Walid Raad, Préface à la première édition », au musée du Louvre du 19 janvier au 8 avril 2013.
En lien avec « Les arts de l’Islam »
TDC n° 1047 du 1er janvier 2013.Collège-SVT
Pour compléter le dossier documentaire de la revue TDC n°1001 « La biodiversité », pp. 38-42.
Par Vincent Béranger, professeur de SVT.
Diversité, tri et classification des espèces (6e)
DOC A1 - Clé dichotomique pour la détermination des végétaux.
DOC A2 - Classification phylogénétique simplifiée des végétaux.
Respiration et occupation des milieux (5e)
DOC B1 - Diversité des appareils respiratoires chez les animaux.
DOC B2 - Modification par l’homme des conditions de la respiration en milieu aquatique.
Une prise de conscience progressive (4e)
DOC C1 - Impact de l’usage du DDT entre 1947 et 1968 sur la reproduction du faucon pèlerin en Grande-Bretagne (variations de l’épaisseur de la coquille des œufs).
DOC C2 - Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio en Corse-du-Sud.
Vers une exploitation durable du thon rouge (3e)
DOC D - Vers une exploitation durable du thon rouge
Les DOCS A1 et A2 ainsi que la collection de végétaux proposés permettent la mise en œuvre de deux démarches face à la biodiversité : trier et classer. Le tri s’effectue à l’aide de la clé dichotomique et permet de déterminer le nom des groupes auxquels appartiennent les espèces de la collection considérée ici. La classification doit être réalisée sous forme de groupes emboîtés, définis par les attributs que les espèces partagent au sein de ces groupes après avoir renseigné une matrice de caractères.
La classification phylogénétique sous forme d’arbre n’est pas requise en 6e, et l’interprétation des groupes emboîtés, en termes de relation de parenté, ne commence à être envisagée qu’en 3e, les notions d’évolution et de temps géologiques étant indispensables à l’établissement des phylogénies, c’est-à-dire des lignées évolutives.
Le choix d’une collection d’espèces végétales – souvent négligée dans nos pratiques en faveur de collections d’espèces animale – rend compte tout autant de la diversité du vivant et permet même de mieux l’appréhender, la variété des plans d’organisation s’illustrant sur un nombre de groupes plus restreint. Ce choix présente aussi l’avantage d’un échantillonnage, au cours des sorties de terrain, plus aisé que pour des collections d’espèces animales, échantillonnage parcimonieux et respectueux des espèces protégées, qui permet d’ancrer les démarches de tri et de classification dans le réel.
L’approche proposée dans cette partie est à la fois anatomique et comportementale. L’étude des appareils respiratoires se fait par dissections (DOC B1) sur une truite, un criquet et une grenouille. Ces dissections sont assorties de documents et de démonstrations précisant le rôle respiratoire des organes observés – branchies, trachées, poumons – ainsi que l’apport d’informations sur les milieux de vie des espèces dotées de l’un de ces trois appareils respiratoires. L’étude montre que la diversité des appareils et des comportements respiratoires permet aux animaux d’occuper les milieux aquatique et aérien.
La diversité des comportements respiratoires peut être illustrée par des exemples d’animaux à respiration trachéenne ou pulmonaire vivant en milieu aquatique, comme l’argyronète et le cachalot. Les cas d’animaux à respiration branchiale vivant en milieu terrestre sont beaucoup plus rares et complexes à envisager en 5e : les crustacés terrestres, comme le cloporte, en sont un exemple. À noter que la respiration branchiale se déroule toujours dans l’eau, car les branchies du cloporte sont en permanence recouvertes d’une pellicule d’eau servant d’interface entre la branchie et l’air pour la réalisation des échanges gazeux respiratoires.
L’éducation à l’environnement pour un développement durable (EEDD) « Biodiversité » est ici mise en œuvre dans le cadre de l’étude des modifications par l’homme des conditions de la respiration en milieu aquatique (modifications de la teneur en dioxygène de l’eau) et leur influence sur la répartition ou la survie des organismes vivants (DOC B2). Il convient, en premier lieu, d’expliciter le lien entre pollution et modification de la teneur en dioxygène de l’eau : dans la zone de pollution, des bactéries dégradent les polluants. Elles consomment du dioxygène au cours de cette dégradation, ce qui explique la baisse de la teneur de ce gaz dans l’eau. Il sera possible ensuite de découvrir l’impact de cette baisse sur la biodiversité : un grand nombre d’espèces aquatiques présentent des exigences strictes vis-à-vis de la teneur en dioxygène de l’eau ; une baisse, même peu importante, de cette teneur peut donc provoquer leur disparition.
Dans le cadre de l’étude de la reproduction sexuée, condition au maintien des espèces dans leur milieu, l’objectif est triple : il s’agit de montrer que l’homme peut influer sur la reproduction sexuée et ainsi porter atteinte à la biodiversité (DOC C1), la préserver (DOC C2) ou la recréer.
Concernant le DOC C1 (altération de la reproduction sexuée du faucon pèlerin en lien avec l’usage du DDT), il convient d’expliquer d’abord comment, par un mécanisme de bioamplification, cet insecticide se concentre dans l’organisme du rapace. Le DDT, découvert en 1939 et utilisé après-guerre de façon intensive pendant trois décennies, est aujourd’hui interdit d’emploi. Comme les autres composés organochlorés, il est à peu près insoluble dans l’eau et très stable. Cette stabilité lui permet de demeurer des années – voire des décennies – dans le sol sans se décomposer ; elle lui confère une exceptionnelle aptitude à la bioaccumulation et à la bioamplification dans les chaînes trophiques :
Le DOC C1 permet de mettre en évidence l’un des effets du DDT sur la reproduction du faucon pèlerin : la fragilisation de la coquille. La calcification ne s’effectue plus normalement chez les femelles intoxiquées dont les œufs pondus sont brisés au nid. Il existe bien d’autres effets sur la fécondité : retard dans la date de la première ponte, diminution du nombre d’œufs pondus, stérilité des femelles consécutive à l’altération par le DDT de la balance des hormones sexuelles.
Le DOC C2 représente la préservation de la biodiversité grâce à la protection des conditions de reproduction sexuée dans les réserves naturelles. L’exemple du parc marin des Bouches de Bonifacio fournit toutes les informations nécessaires pour comprendre comment, au travers de différentes actions, les conditions de reproduction sont favorisées, ce qui permet la préservation de la biodiversité. Exemples : protection des individus matures sexuellement par des quotas et des tailles minimales de capture, tranquillité des couples reproducteurs assurée par une réglementation stricte quant à la circulation et à l’exploration dans les divers secteurs de la réserve. Les précisions suivantes pourront être données :
Réserves des Bouches de Bonifacio
Dispositions générales
● Périmètre de la réserve naturelle (80 000 ha)
L’introduction d’espèces non domestiques est interdite.
La fréquentation du public est libre et autorisée dans le respect de la tranquillité des lieux.
Les travaux publics et privés modifiant l’aspect des lieux sont soumis à autorisation.
La pêche de loisir et la pêche professionnelle sont soumises à la réglementation en vigueur, des modifications peuvent cependant être apportées par le préfet, après avis du comité consultatif et de la prud’homie de Bonifacio.
La pêche sous-marine est autorisée et limitée à 8 prises par jour et par plongeur. […]
● Zones de protection renforcée (12 000 ha)
La chasse à terre et la pêche sous-marine sont interdites.
Le débarquement des personnes n’est autorisé que sur l’archipel des Lavezzi (Lavezzu, îlot de la Pyramide et Piana).
Sur l’archipel des Cerbicale (Pietricaggiosa, Maestro Maria, Piana et Forana), le débarquement est interdit du 1er avril au 31 août.
La circulation des personnes est limitée aux sentiers balisés.
Le camping est interdit.
La chasse est interdite sur l’étang et le golfe de Ventilègne.
La pêche de loisir est autorisée depuis une embarcation à l’aide de la palangrotte, de la traîne ou du lancer.
La circulation maritime, l’accostage et le mouillage restent autorisés mais peuvent être réglementés par le préfet maritime, après avis du comité consultatif.
La pêche professionnelle reste autorisée dans le cadre de la réglementation définie par la prud’homie de Bonifacio.
La plongée sous-marine est soumise à autorisation.
● Zones de non-prélèvement (1 200 ha)
Toute forme de pêche est interdite.
La plongée sous-marine est interdite.
La baignade et l’apnée sont autorisées.
● Terrains du conservatoire (2 843 ha)
Camping et bivouac interdits.
Accès piétons autorisé.
Circulation d’engins motorisés réglementée.
● Réserve naturelle des Tre Padule de Suartone (217 ha)
La conservation de ce site implique quelques règles élémentaires à respecter. Sont notamment interdits par le décret :
La chasse n’est pas interdite et s’exerce conformément à la réglementation en vigueur.
On pourra également donner un extrait de l’arrêté préfectoral sur la pêche sous-marine dans le parc marin de la réserve.
ARRÊTÉ
Article 1. L’exercice de la pêche sous-marine est autorisé à l’intérieur de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio à l’exception des périmètres de protection renforcée et des zones de non-prélèvement définis aux articles 1.2 et 1.3 du décret du 23 septembre 1999 portant création de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio.
Article 2. À l’extérieur des zones de non-prélèvement et des périmètres de protection renforcée la pêche sous-marine des espèces énumérées ci-dessous est soumise à une taille minimale de capture dans les conditions suivantes :
Article 3. Le nombre de poissons capturés toutes espèces confondues est limité à 8 par plongeur et par jour.
Article 4. Les dispositions du présent arrêté sont applicables à compter du 1er octobre 2004.
Article 5. Les infractions au présent arrêté seront poursuivies et réprimées conformément aux dispositions de l’article 6 du décret du 9 janvier 1852 modifié sur l’exercice de la pêche maritime.
Article 6. Le directeur départemental des affaires maritimes de la Corse-du-Sud, les agents habilités à constater les infractions relatives à la réglementation des pêches maritimes sont chargés chacun, en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de Corse.
Pour le préfet de Corse et par délégation
Le directeur régional des affaires maritimes de Corse
Jean Marie COUPU
On pourra donner, en complément, l’exemple de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. Cet exemple fournira matière à indiquer l’importance du facteur démographique pour le maintien d’une espèce dans son milieu, un effectif trop réduit empêchant la rencontre des partenaires et un brassage génétique qui permettrait de faire face aux aléas environnementaux. Ainsi, lorsque l’effectif d’une population est trop petit pour assurer la pérennité de l’espèce, il est possible de l’augmenter artificiellement en réintroduisant des individus prélevés dans une autre population : on recrée alors une biodiversité si la population s’accroît de nouveau.
Il peut être intéressant, dans ce cadre, d’évoquer la question des espèces disparues : les progrès des biotechnologies permettront-ils, par exemple, de faire revivre le mammouth ou les dinosaures, comme dans le film Jurassic Parc ?
Ce document permet :
Dans cet exemple, les enjeux sont d’éviter la disparition d’une espèce et de rendre durable la pêche au thon rouge.
D’un point de vue plus général et en plaçant l’homme au centre de la réflexion, on pourra rechercher les raisons pour lesquelles il est nécessaire de préserver la biodiversité. Quelques exemples :