La revue TDC propose tous les quinze jours un dossier complet consacré à un thème à dominante arts, littérature, histoire, géographie, sciences ou éducation à la citoyenneté.
Le printemps de la Renaissance : la sculpture et les arts à Florence, 1400-1460, au musée du Louvre
Du 26 septembre 2013 au 6 janvier 2014
En lien avec « Humanisme et Renaissance »
TDC n° 1039 du 1er septembre 2012
Georges Braque au Grand-Palais
Du 18 septembre 2013 au 6 janvier 2014
En lien avec « Le cubisme »
TDC n° 940 du 15 septembre 2007SVT / 3e
Par Vincent Béranger, professeur de SVT
DOC A Pourquoi les abeilles meurent-elles ?
DOC B Carte d’Europe des mortalités d’abeilles Apis mellifera
Quels remèdes peut-on envisager ?
DOC C Insectes auxiliaires : la lutte biologique
Biodiversité des pollinisateurs et agriculture
DOC D Abeilles et biodiversité
L’introduction au rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) expose les causes de la réduction des populations d’abeilles mellifères dans les pays industrialisés, déclin qui semble s’accélérer depuis une cinquantaine d’années (voir également la carte européenne). Ce document dresse un bilan de la baisse des effectifs depuis 1998, ainsi que de notre compréhension actuelle de ce phénomène, et présente de façon objective les différents facteurs naturels (prédation, parasitisme, infections, conditions climatiques) ou artificiels (intoxication due aux pesticides) en interaction pour tenter de l’expliquer. Dans le cadre de la séquence pédagogique proposée, il constitue une invitation pour les élèves à aller consulter l’intégralité du rapport en ligne sur www.afssa.fr/Documents/SANT-Ra-MortaliteAbeilles.pdf.
Ce document présente deux facettes d’une agriculture durable qui constitue un palliatif au problème multifactoriel de la disparition des abeilles.
La lutte biologique est, en effet, une solution de remplacement à l’usage des pesticides suspectés d’interagir avec les populations d’abeilles : les insectes, notamment, y jouent un rôle important, puisqu’ils peuvent devenir un auxiliaire de l’agriculteur s’ils sont choisis comme prédateur ou parasite des ravageurs de culture. L’usage de pesticides s’en trouve réduit d’autant, de même que leur impact sur l’environnement et les écosystèmes, en particulier sur la survie des abeilles.
Signalons également le fait que l’agriculture raisonnée, sans être biologique, s’oppose à l’agriculture intensive. Par exemple, elle tend à limiter le remembrement agricole par la plantation de haies, participant ainsi à la diversité des paysages et offrant des habitats ou protections naturels à la faune sauvage ou domestiquée. Dans le cas des abeilles, les haies constituent des abris contre la pluie ou des pare-vent contre lesquels aligner les ruches, en même temps qu’une source non négligeable de pollen et de nectar. Autres exemples, cette agriculture prône l’usage de pesticides, mais en juste quantité, et l’ensemencement de jachères apicoles, prés fleuris qui fournissent aux insectes pollinisateurs, en particulier aux abeilles, une alimentation diversifiée.
Ce document établit le lien, qualitativement et quantitativement, entre la présence des abeilles, principaux agents de la reproduction sexuée végétale, l’équilibre des espèces au sein des écosystèmes ou des agrosystèmes et la préservation de la biodiversité. Il fournit nombre d’arguments à la réalité du risque que représente la baisse importante des effectifs d’abeilles dans les pays industrialisés.
Les extraits suivants sont révélateurs :
« La survie ou l’évolution de plus de 80 % des espèces végétales dans le monde et la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes. Ces insectes pollinisateurs sont pour l’essentiel des abeilles, dont il existe plus de 1 000 espèces en France. Partout dans le monde, et plus encore dans les pays industrialisés comme la France, les populations de ces abeilles sont en déclin et de nombreuses espèces sont menacées. »
« En effet, l’élimination de leurs sites de nidification (disparition des haies et remembrements, urbanisation), la raréfaction des plantes qui leur fournissent nectar et pollen (liée à la monoculture et l’utilisation d’herbicides), et les épandages de pesticides sont autant de facteurs qui contribuent à éliminer les pollinisateurs. »
« Les conséquences positives de la biodiversité des pollinisateurs sur la biodiversité des plantes et sur les activités humaines, et en particulier sur l’agriculture, commencent néanmoins à être reconnues […]. »
« Beaucoup de ces espèces dépendent largement ou exclusivement des abeilles pour assurer leur fécondation. »
« On peut citer des essences forestières comme certaines Rosacées (alisier, aubépine, églantier, merisier, sorbier), des érables, des cornouillers, des espèces ligneuses comme les genêts, les cistes et hélianthèmes, des Éricacées (airelle, arbousier, bruyère, callune), des Lamiacées (romarin, thym), et aussi des espèces pérennes herbacées comme les sauges et les Orchidées. »
« Seules les abeilles, en réalisant une pollinisation croisée, contribuent à réduire les risques de dégénérescence par consanguinité. Elles assurent donc la survie de toutes ces espèces et de tout le cortège de vie sauvage (oiseaux, rongeurs, mammifères) qui leur est associé. »
« La FAO (Nations unies) a lancé en 1996 un cri d’alarme à l’attention de tous les gouvernements pour sauvegarder cette faune d’auxiliaires et favoriser la survie de ces alliés qui contribuent à notre menu quotidien aussi bien qu’à la beauté de nos paysages les plus chers. Les travaux de recherche doivent permettre de mobiliser de nouvelles connaissances pour y répondre. »
Le palier 3 du socle commun de connaissances et de compétences est validé à partir de l’évaluation des items de chaque compétence : une activité faisant apparaître aux élèves ces items de manière visible, sous forme de capacités déclinées en situations d’apprentissage, ainsi que les indicateurs de réussite les renseignant sur le niveau de travail attendu permettent de cadrer sans « surprise » cette évaluation.
L’activité se développe sur la durée à consacrer à cette partie du programme, soit 25 % de l’année (de 10 à 12 heures). Des « aides » pourront être apportées aux élèves sous différentes formes :