Dis-moi dix mots qui te racontent
Songe
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Par Yvan Amar.
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Un songe, c’est un rêve, tout le monde est d’accord là-dessus ! Mais alors, pourquoi deux mots s’ils veulent dire exactement la même chose. Et d’ailleurs, est-ce que vraiment ce sont de parfaits synonymes, comme on dit ?
Oui et non ! Alors, essayons de voir les différences…
La première est évidente : « songe » est beaucoup moins fréquent que « rêve ». Et on voit tout de suite que c’est un mot plus littéraire. On peut l’écrire, soit, mais on le dit assez rarement. Essayons de le mettre à la place du mot rêve, pour voir. Est-ce qu’on va dire : « Cette nuit, j’ai fait un songe… » On dira : « Cette nuit, j’ai fait un rêve. »
Car songe est un mot ancien, qu’on utilisait beaucoup plus il y a quelques siècles. Il en reste des traces dans la littérature : Le Songe d’Athalie, dans une pièce de Racine, au XVIIe siècle ; ou bien Le Songe d’une nuit d’été, c’est le titre d’une pièce de Shakespeare que de nos jours on continue à traduire avec ce mot « songe ». On ne dit pas Le Rêve d’une nuit d’été, cela prouve bien le côté littéraire du mot.
Et pourtant aujourd’hui, on utilise encore songe. Mais, deuxième différence avec le rêve, le songe, c’est souvent ce qu’on appelle du rêve éveillé : une histoire, une scène qu’on vit par l’imagination. C’est comme on dit « se faire du cinéma », c’est une expression familière, mais on s’invente une histoire, on sait qu’elle n’est pas vraie, on aimerait bien qu’elle le soit.
Alors ce n’est pas du tout ce qu’on appelle le virtuel : parce que le songe est une construction qu’on fait soi-même, qu’on fabrique avec sa pensée.
À partir du nom songe, on a dérivé le verbe songer, qui lui aussi a plusieurs sens : rêver bien sûr, mais aussi imaginer, souhaiter et réfléchir. Songer, ce n’est pas réfléchir activement, ce n’est pas réfléchir pour résoudre un problème, mais c’est laisser ses pensées dériver, s’assembler elles-mêmes. Songer, c’est méditer ; et même parfois songer c’est désirer.
Oui et non ! Alors, essayons de voir les différences…
La première est évidente : « songe » est beaucoup moins fréquent que « rêve ». Et on voit tout de suite que c’est un mot plus littéraire. On peut l’écrire, soit, mais on le dit assez rarement. Essayons de le mettre à la place du mot rêve, pour voir. Est-ce qu’on va dire : « Cette nuit, j’ai fait un songe… » On dira : « Cette nuit, j’ai fait un rêve. »
Car songe est un mot ancien, qu’on utilisait beaucoup plus il y a quelques siècles. Il en reste des traces dans la littérature : Le Songe d’Athalie, dans une pièce de Racine, au XVIIe siècle ; ou bien Le Songe d’une nuit d’été, c’est le titre d’une pièce de Shakespeare que de nos jours on continue à traduire avec ce mot « songe ». On ne dit pas Le Rêve d’une nuit d’été, cela prouve bien le côté littéraire du mot.
Et pourtant aujourd’hui, on utilise encore songe. Mais, deuxième différence avec le rêve, le songe, c’est souvent ce qu’on appelle du rêve éveillé : une histoire, une scène qu’on vit par l’imagination. C’est comme on dit « se faire du cinéma », c’est une expression familière, mais on s’invente une histoire, on sait qu’elle n’est pas vraie, on aimerait bien qu’elle le soit.
Alors ce n’est pas du tout ce qu’on appelle le virtuel : parce que le songe est une construction qu’on fait soi-même, qu’on fabrique avec sa pensée.
À partir du nom songe, on a dérivé le verbe songer, qui lui aussi a plusieurs sens : rêver bien sûr, mais aussi imaginer, souhaiter et réfléchir. Songer, ce n’est pas réfléchir activement, ce n’est pas réfléchir pour résoudre un problème, mais c’est laisser ses pensées dériver, s’assembler elles-mêmes. Songer, c’est méditer ; et même parfois songer c’est désirer.
Matériel pédagogique produit par le SCÉRÉN [CNDP-CRDP] dans le cadre de l'opération organisée par le ministère de la Culture et la Communication/DGLFLF.

