Dis-moi dix mots semés au loin
Bouquet
Regarder le film animé
écouter la chronique
Voix-off de l'animation, par Yvan Amar
S'entraîner
- » télécharger la fiche pédagogique
- » télécharger la fiche corrigée
- » télécharger le film animé
- » télécharger la chronique audio
- » envoyer le mot à un ami
Lire le script
Le bouquet, est-ce que c’est un mot qui s’amenuise à mesure qu’on l’emploie ? Qui réduit comme une sauce, qui se raffine comme un parfum, qui devient plus subtil à chaque transformation ?
Peut-être, mais on va voir d’abord d’où il vient : eh bien de la forêt ! Le bouquet, il naît dans les bois et ces deux mots, bois et bouquet, sont de la même famille. Un bouquet, c’est d’abord un groupe d’arbres serrés. Et on parle encore d’un bosquet, un mot qui est cousin et qui a gardé à peu près ce sens.
Mais bien vite, le bouquet s’est réduit : ce ne sont plus des arbres qui sont réunis, mais des fleurs. Et cette réduction s’accompagne de quelques changements importants : les fleurs sont coupées, non en pleine terre, elles sont retenues ensemble par un lien et on voit que cette réunion n’est pas le fruit du hasard : elles ont été rassemblées délibérément, choisies d’abord et puis arrangées de telle sorte que le bouquet soit joli. Les couleurs, les formes sont distribuées pour plaire : c’est le souci esthétique qui domine.
Et c’est bien normal puisqu’un bouquet, la plupart du temps, c’est un cadeau : c’est pour offrir, comme on dit. Il faut donc que ça charme, par l’aspect et par l’odeur.
La dernière qualité du bouquet, c’est d’embaumer, et c’est bien ça qui a su séduire les Français d’abord, puis quelques autres : avec cette signification, le mot a finalement sauté nos frontières pour s’établir dans des langues voisines, en évoquant un arôme, un parfum qui entête et qui enivre.
Peut-être, mais on va voir d’abord d’où il vient : eh bien de la forêt ! Le bouquet, il naît dans les bois et ces deux mots, bois et bouquet, sont de la même famille. Un bouquet, c’est d’abord un groupe d’arbres serrés. Et on parle encore d’un bosquet, un mot qui est cousin et qui a gardé à peu près ce sens.
Mais bien vite, le bouquet s’est réduit : ce ne sont plus des arbres qui sont réunis, mais des fleurs. Et cette réduction s’accompagne de quelques changements importants : les fleurs sont coupées, non en pleine terre, elles sont retenues ensemble par un lien et on voit que cette réunion n’est pas le fruit du hasard : elles ont été rassemblées délibérément, choisies d’abord et puis arrangées de telle sorte que le bouquet soit joli. Les couleurs, les formes sont distribuées pour plaire : c’est le souci esthétique qui domine.
Et c’est bien normal puisqu’un bouquet, la plupart du temps, c’est un cadeau : c’est pour offrir, comme on dit. Il faut donc que ça charme, par l’aspect et par l’odeur.
La dernière qualité du bouquet, c’est d’embaumer, et c’est bien ça qui a su séduire les Français d’abord, puis quelques autres : avec cette signification, le mot a finalement sauté nos frontières pour s’établir dans des langues voisines, en évoquant un arôme, un parfum qui entête et qui enivre.
Matériel pédagogique produit par le SCÉRÉN [CNDP-CRDP] dans le cadre de l'opération organisée par le ministère de la Culture et la Communication/DGLFLF.

