Dis-moi dix mots semés au loin
Protéger
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Voix-off de l'animation, par Yvan Amar
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Protéger, c’est un mot qui évoque à la fois la bienveillance et la puissance. En effet, pour « protéger quelqu’un ou quelque chose », d’abord il faut en avoir le pouvoir, celui de s’interposer devant le danger : on fait rempart de sa force, ou de sa simple persuasion. Et la plupart du temps, on s’y prend à l’avance, on empêche que quelque chose n’arrive, mais parfois l’agression a déjà eu lieu, on se précipite pour défendre, pour porter secours, on est encore en train de protéger quelqu’un.
Et cette idée, elle est parfois abstraite : ce qu’on appelle « la protection sociale », c’est un dispositif d’indemnisation qui permet de vous mettre à l’abri de la maladie ou du chômage.
Et puis protéger, c’est aussi faire en sorte que quelque chose puisse se développer en paix : le souverain éclairé par exemple, dont on dit que c’est un « protecteur des lettres et des arts », c’est celui qui donne aux artistes le moyen de créer à l’abri du souci.
Il peut arriver que le verbe désigne un rapport un peu privilégié, voire injuste : celui qui est « protégé » est aidé en haut lieu, il est recommandé, parfois même « pistonné », comme on dit de façon tout à fait familière.
Mais le participe passé du verbe protéger est devenu un nom commun qui a un sens tout à fait positif : « un protégé » ou « une protégée », c’est le jeune homme ou la jeune fille qui est épaulée par un aîné qui a de l’expérience, des relations peut-être, et c’est alors le « poulain », celui qui représente la génération montante, qu’on va guider, pousser, mettre sur les rails et, bien sûr, c’est ce dernier sens que d’autres langues ont emprunté au français.
Et cette idée, elle est parfois abstraite : ce qu’on appelle « la protection sociale », c’est un dispositif d’indemnisation qui permet de vous mettre à l’abri de la maladie ou du chômage.
Et puis protéger, c’est aussi faire en sorte que quelque chose puisse se développer en paix : le souverain éclairé par exemple, dont on dit que c’est un « protecteur des lettres et des arts », c’est celui qui donne aux artistes le moyen de créer à l’abri du souci.
Il peut arriver que le verbe désigne un rapport un peu privilégié, voire injuste : celui qui est « protégé » est aidé en haut lieu, il est recommandé, parfois même « pistonné », comme on dit de façon tout à fait familière.
Mais le participe passé du verbe protéger est devenu un nom commun qui a un sens tout à fait positif : « un protégé » ou « une protégée », c’est le jeune homme ou la jeune fille qui est épaulée par un aîné qui a de l’expérience, des relations peut-être, et c’est alors le « poulain », celui qui représente la génération montante, qu’on va guider, pousser, mettre sur les rails et, bien sûr, c’est ce dernier sens que d’autres langues ont emprunté au français.
Matériel pédagogique produit par le SCÉRÉN [CNDP-CRDP] dans le cadre de l'opération organisée par le ministère de la Culture et la Communication/DGLFLF.

