Dis-moi dix mots semés au loin
Savoir-faire
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Et le Financier se plaignait
Que les soins de la Providence
N’eussent pas au marché fait vendre le dormir,
Comme le manger et le boire.
C’est donc un mot bien français. Mais voyons d’abord ce qu’il évoque.
Il s’agit d’une habileté particulière, un mélange de théorie et de pratique, une combinaison de connaissance et d’expérience… en un mot, un alliage entre le savoir et le faire : le mot dit bien ce qu’il veut dire.
Il s’emploie beaucoup à propos d’artisanat et même d’industrie. On peut vanter le savoir-faire d’un tailleur, d’un fabriquant d’instruments de musique ou même d’un institut bancaire. Et les secrets de fabrication se transmettent et s’améliorent : toute une culture qui tient de l’adresse et de la compétence.
Mais cette idée de savoir-faire peut aussi être plus individuelle, et nous voilà soudainement beaucoup plus près du charme : il faut savoir s’y prendre, il faut la manière, beaucoup de pratique, un peu d’intuition. Pour arriver à quoi ? À convaincre un client qui ne se décide pas, à rallier un opposant irréductible, ou à adoucir la vertu farouche de la personne aimée.
Le savoir-faire, alors, comme arme du séducteur ? Est-ce là ce qui rend cette qualité bien française ? C’est un cliché, c’est une idée toute faite et qui flatte notre vanité. Mais c’est une idée qui a la vie dure !
Un dernier mot sur le retournement de la formule : on parle souvent aujourd’hui de faire-savoir. Comme si le savoir-faire ne servait à rien sans une bonne publicité pour le vendre !
Matériel pédagogique produit par le SCÉRÉN [CNDP-CRDP] dans le cadre de l'opération organisée par le ministère de la Culture et la Communication/DGLFLF.

