Dis-moi dix mots semés au loin
Unique
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Voix-off de l'animation, par Yvan Amar
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Comme beaucoup d’autres, le mot unique a en français deux séries de sens : l’une liée à son sens littéral, à son sens propre, et l’autre liée à son sens figuré.
Il n’y a qu’à écouter et regarder cet adjectif pour comprendre son histoire : il dérive du mot un, non pas l’article un, mais le nom de nombre, et ce qui est unique s’affirme donc comme étant au singulier : cela n’existe qu’à un seul exemplaire. « L’enfant unique » n’a ni frère ni sœur et s’il n’existe plus qu’un seul livre de la première édition d’une œuvre, cet « exemplaire unique » peut avoir beaucoup de valeur.
L’unicité donc – le mot est rare mais il existe –, c’est souvent une qualité, une valeur ajoutée.
Et parfois, c’est le contraire : le caractère unique indique que le pluriel est interdit : une seule voie est possible. Et ainsi on peut parler des « régimes à parti unique » : un seul parti politique, celui qui gouverne et qui est autorisé. De même, lorsque l’on parle de la « pensée unique », c’est très péjoratif : on signifie qu’il n’y a qu’une seule façon de voir les choses et qu’on est soumis à une vérité imposée.
Mais l’adjectif a aussi souvent un sens bien plus subjectif, toujours positif : ce qui est unique, ça ne ressemble à rien d’autre, en étant supérieur à tout le reste : c’est inimitable, c’est exceptionnel. Et pour accentuer cette signification, on en rajoute un petit peu : « unique en son genre » ; un spectacle, un paysage « unique au monde ».
Et l’adjectif est tout à fait élogieux lorsqu’il s’adresse à un être humain, même pour préciser une situation particulière : Clint Eastwood dans les rôles de vieux cow-boy solitaire et buriné, il est « unique » ! Et bien sûr, c’est ce dernier sens que les langues étrangères ont emprunté au français.
Il n’y a qu’à écouter et regarder cet adjectif pour comprendre son histoire : il dérive du mot un, non pas l’article un, mais le nom de nombre, et ce qui est unique s’affirme donc comme étant au singulier : cela n’existe qu’à un seul exemplaire. « L’enfant unique » n’a ni frère ni sœur et s’il n’existe plus qu’un seul livre de la première édition d’une œuvre, cet « exemplaire unique » peut avoir beaucoup de valeur.
L’unicité donc – le mot est rare mais il existe –, c’est souvent une qualité, une valeur ajoutée.
Et parfois, c’est le contraire : le caractère unique indique que le pluriel est interdit : une seule voie est possible. Et ainsi on peut parler des « régimes à parti unique » : un seul parti politique, celui qui gouverne et qui est autorisé. De même, lorsque l’on parle de la « pensée unique », c’est très péjoratif : on signifie qu’il n’y a qu’une seule façon de voir les choses et qu’on est soumis à une vérité imposée.
Mais l’adjectif a aussi souvent un sens bien plus subjectif, toujours positif : ce qui est unique, ça ne ressemble à rien d’autre, en étant supérieur à tout le reste : c’est inimitable, c’est exceptionnel. Et pour accentuer cette signification, on en rajoute un petit peu : « unique en son genre » ; un spectacle, un paysage « unique au monde ».
Et l’adjectif est tout à fait élogieux lorsqu’il s’adresse à un être humain, même pour préciser une situation particulière : Clint Eastwood dans les rôles de vieux cow-boy solitaire et buriné, il est « unique » ! Et bien sûr, c’est ce dernier sens que les langues étrangères ont emprunté au français.
Matériel pédagogique produit par le SCÉRÉN [CNDP-CRDP] dans le cadre de l'opération organisée par le ministère de la Culture et la Communication/DGLFLF.

