Les mots de l'Outre-Mer
Morne
Regarder le film animé
écouter la chronique
Par Frédérick Gersal.
S'entraîner
Lire le script
Cette fois encore je vous emmène dans le monde extraordinaire de la magie des mots, du vocabulaire et de ces innombrables définitions qui nous entraînent vers des horizons insoupçonnés et c’est justement le cas avec ce mot « morne » qui s’écrit tout simplement M.O.R.N.E. C’est à la fois un adjectif et un nom commun, mais il nous offre plusieurs sens…
L’adjectif, lui, nous parle de tristesse, de mélancolie…. Un visage morne ou un œil morne nous montrent immédiatement un certain abattement. Une morne attitude nous présente une personne triste qui semble se recroqueviller sur elle-même, enfermée dans une langueur qui la ronge.
Cet adjectif concerne non seulement les êtres mais aussi les choses et les lieux. Il est possible de parler d’un ciel morne ou d’une morne journée quand le temps est couvert, que le ciel est bas et que le soleil joue à cache-cache avec les nuages.
Et puis il y a cette fameuse morne plaine dont nous parle le grand poète et romancier Victor Hugo dans son chef d’œuvre intitulé « Les Châtiments ». À cet instant, il évoque la terrible bataille de Waterloo du nom de cette commune de Belgique où Napoléon Ier s’est fait battre le 18 juin 1815 par les armées britanniques et prussiennes, une défaite qui va entraîner son abdication et son départ pour l’île de Sainte-Hélène.
Voici ce qu’écrit Victor Hugo :
« Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! Morne plaine !
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
La pâle mort mêlait les sombres bataillons. »
C’est dire si cette bataille a été terrible, comme toutes les guerres d’ailleurs.
Mais cette morne plaine évoquée par Hugo se rapproche pourtant du mot morne utilisé comme un nom commun masculin. Cette fois son origine est Antillaise. LE Morne, qui est aussi utilisé dans la langue créole de La Réunion, désigne une petite montagne arrondie, comme celles que l’on trouve dans ces îles de l’océan Atlantique ou de l’océan Indien.
Décidément entre la morne plaine et le morne qui se dresse vers le ciel, il n’y a pas à hésiter une seconde, il faut choisir « le morne » !
L’adjectif, lui, nous parle de tristesse, de mélancolie…. Un visage morne ou un œil morne nous montrent immédiatement un certain abattement. Une morne attitude nous présente une personne triste qui semble se recroqueviller sur elle-même, enfermée dans une langueur qui la ronge.
Cet adjectif concerne non seulement les êtres mais aussi les choses et les lieux. Il est possible de parler d’un ciel morne ou d’une morne journée quand le temps est couvert, que le ciel est bas et que le soleil joue à cache-cache avec les nuages.
Et puis il y a cette fameuse morne plaine dont nous parle le grand poète et romancier Victor Hugo dans son chef d’œuvre intitulé « Les Châtiments ». À cet instant, il évoque la terrible bataille de Waterloo du nom de cette commune de Belgique où Napoléon Ier s’est fait battre le 18 juin 1815 par les armées britanniques et prussiennes, une défaite qui va entraîner son abdication et son départ pour l’île de Sainte-Hélène.
Voici ce qu’écrit Victor Hugo :
« Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! Morne plaine !
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
La pâle mort mêlait les sombres bataillons. »
C’est dire si cette bataille a été terrible, comme toutes les guerres d’ailleurs.
Mais cette morne plaine évoquée par Hugo se rapproche pourtant du mot morne utilisé comme un nom commun masculin. Cette fois son origine est Antillaise. LE Morne, qui est aussi utilisé dans la langue créole de La Réunion, désigne une petite montagne arrondie, comme celles que l’on trouve dans ces îles de l’océan Atlantique ou de l’océan Indien.
Décidément entre la morne plaine et le morne qui se dresse vers le ciel, il n’y a pas à hésiter une seconde, il faut choisir « le morne » !
Matériel pédagogique produit par le SCÉRÉN-CNDP dans le cadre de « 2011, année des Outre-mer »

